Cela fait plus de trois ans déjà que les supporters des Mauves se perdent dans les méandres du Sporting d'Anderlecht, tant sur le plan sportif que financier. Depuis que le serial entrepreneur Marc Coucke est devenu officiellement président au printemps 2018, le club bruxellois n'a cessé de naviguer dans la tourmente, multipliant les échecs footballistiques et les licenciements dans les hautes sphères du management.
...

Cela fait plus de trois ans déjà que les supporters des Mauves se perdent dans les méandres du Sporting d'Anderlecht, tant sur le plan sportif que financier. Depuis que le serial entrepreneur Marc Coucke est devenu officiellement président au printemps 2018, le club bruxellois n'a cessé de naviguer dans la tourmente, multipliant les échecs footballistiques et les licenciements dans les hautes sphères du management. Depuis ce changement de propriétaire, Anderlecht n'est plus que l'ombre de lui-même avec des résultats en demi-teinte en championnat de Belgique et une absence remarquée au sein de la lucrative Coupe d'Europe (après 55 ans de présence discontinue). Au cours des quatre dernières années, les résultats financiers du club ont suivi la même descente aux enfers avec des pertes qui ont gonflé chaque année (36 millions pour l'exercice 2019-2020, un record!) et une dette cumulée qui a dépassé, cet automne, les 116 millions d'euros. C'est précisément pour stopper l'hémorragie financière et redonner le moral aux troupes sportives que les dirigeants du Sporting viennent d'adopter un plan de sauvetage inédit. Bon prince, l'actionnaire majoritaire Marc Coucke y est allé de sa poche en injectant 11 millions d'argent frais et, surtout, en effaçant une partie de l'ardoise que le club lui doit. Concrètement, l'homme d'affaires flamand annule 33 millions de dettes (via une clause de "retour à meilleure fortune") et reconvertit 18 autres millions de dettes en capital. De son côté, Wouter Vandenhaute, magnat des médias flamands et actuel président du club bruxellois (depuis que Coucke a fait un pas de côté en mai 2020), va aussi apporter sa contribution financière via la société Mauvavie qu'il dirige avec son associé Geert Duyck. Il mettra 24 millions sur la table auxquels s'ajouteront 7 millions versés par d'autres actionnaires du club. Ambitieux, le nouveau plan anderlechtois - avec des dettes épurées et une bouée de sauvetage de 42 millions d'argent frais - devrait logiquement relancer la machine. Il se solde toutefois par un énième licenciement: le CEO Jos Donvil (ex-patron de l'opérateur Voo) quitte l'entreprise moins d'un an après son arrivée à la tête du Sporting...