A l'heure où l'on parle de plus en plus d'aménagement du temps de travail et de semaine de 4 jours, la Ville de Bruxelles ouvre la voie en proposant à 160 de ses travailleurs de passer en 4/5e sans perte de salaire ni de pension, et cela, dès janvier 2022. Ces personnes pourront choisir entre trois possibilités horaires : travailler 4 jours sur 5, travailler 3 jours à 7h30 et 2 demi-jours ou travailler 5 jours sur 5, à raison de 6h par jour, détaille la Ville de Bruxelles.

La mesure qui a été votée ce lundi 8 novembre au conseil communal ne s'adressera toutefois pas à tout le personnel. Quatre conditions sont imposées pour pouvoir solliciter une telle réduction du temps de travail: avoir 60 ans ou plus, une ancienneté de cinq ans minimum, être à temps plein et exercer un des quinze métiers considérés comme pénibles.

Parmi ces travailleurs, on trouve des fossoyeurs, des jardiniers et aides-jardiniers, des agents de réfection de voirie, des monteurs et déménageurs, des puériculteurs et puéricultrices, des maçons, des balayeurs de rue, des carreleurs, des plafonneurs, des agents mortuaires, des nettoyeurs, des nettoyeurs en milieu d'accueil, des assistants d'éducation et des "détagueurs". Sur 4.500 membres du personnel, 2.119 exercent un métier pénible.

15 métiers pénibles déterminés

"Ces métiers n'ont pas été déterminés au hasard par le SIPPT (NDLR, Service interne pour la protection et la prévention au travail)", détaille Faouzia Hariche, échevine PS du Personnel à la Ville de Bruxelles à la RTBF. "Les critères qui ont été analysés sont par exemple la posture, le port de charge, la répétitivité des tâches, le travail en hauteur, les horaires de nuit et de jour qui changent ou en coupé... Sont également repris les fonctions soumises au bruit comme les puéricultrices. Par ailleurs, ont également été reprises la charge émotive et la charge mentale comme les personnes qui doivent prendre des décisions seules ou sollicitées constamment. Tous ces éléments ont été analysés pour en arriver à cette liste des métiers."

"Ce dispositif s'accompagne d'autres mesures pour réduire la pénibilité de chaque emploi ; renouvellement régulier des équipements de protection, réorganisation du travail avec plus de variété dans les tâches/ateliers de réflexion/etc., entretiens de carrière, développement du job crafting, adaptation de poste à 55 ou 60 ans, etc"., explique encore le service presse de la Ville de Bruxelles.

"L'amélioration des conditions de travail et en particulier des métiers pénibles est une priorité dans nos accords de majorité. Cette mesure concerne 160 travailleurs mais son impact sera analysé dans quelques mois pour éventuellement l'étendre à d'autres métiers et/ou réaffiner sa portée", déclare Faouzia Hariche, échevine des Ressources Humaines.

La commune s'engage à compenser la perte de main-d'oeuvre. Car si les 160 travailleurs concernés usent de leur droit au 4/5e, il faudra embaucher 36 équivalents temps plein.

La semaine de 4 jours, déjà en vigueur à Anderlecht et à Saint Josse

La Ville de Bruxelles n'est pas la première à proposer ce type d'horaire allégé à son personnel. A Saint-Josse, la semaine des 4 jours est déjà en vigueur depuis février 2020. Les employés communaux de 55 ans et plus, y compris les chefs de service, peuvent désormais prester une journée de moins sans que leur salaire ne soit revu à la baisse. La commune s'est donnée deux ans pour tester ce nouveau régime de travail. Anderlecht a aussi lancé un tel projet-pilote.

Le Fédéral planche aussi, de son côté, sur la semaine de quatre jours, pour tous cette fois, mais avec la différence majeure qu'elle n'impliquera pas de réduction de salaire. En résumé, la semaine est condensée sur 4 jours avec des journées plus longues de 9,5 heures. Une "fausse bonne idée" qui a ses détracteurs, notamment car elle laisse peu de place à l'équilibre vie de famille vie professionnelle, et qu'elle favoriserait le travail au noir.

A l'heure où l'on parle de plus en plus d'aménagement du temps de travail et de semaine de 4 jours, la Ville de Bruxelles ouvre la voie en proposant à 160 de ses travailleurs de passer en 4/5e sans perte de salaire ni de pension, et cela, dès janvier 2022. Ces personnes pourront choisir entre trois possibilités horaires : travailler 4 jours sur 5, travailler 3 jours à 7h30 et 2 demi-jours ou travailler 5 jours sur 5, à raison de 6h par jour, détaille la Ville de Bruxelles. La mesure qui a été votée ce lundi 8 novembre au conseil communal ne s'adressera toutefois pas à tout le personnel. Quatre conditions sont imposées pour pouvoir solliciter une telle réduction du temps de travail: avoir 60 ans ou plus, une ancienneté de cinq ans minimum, être à temps plein et exercer un des quinze métiers considérés comme pénibles.Parmi ces travailleurs, on trouve des fossoyeurs, des jardiniers et aides-jardiniers, des agents de réfection de voirie, des monteurs et déménageurs, des puériculteurs et puéricultrices, des maçons, des balayeurs de rue, des carreleurs, des plafonneurs, des agents mortuaires, des nettoyeurs, des nettoyeurs en milieu d'accueil, des assistants d'éducation et des "détagueurs". Sur 4.500 membres du personnel, 2.119 exercent un métier pénible."Ces métiers n'ont pas été déterminés au hasard par le SIPPT (NDLR, Service interne pour la protection et la prévention au travail)", détaille Faouzia Hariche, échevine PS du Personnel à la Ville de Bruxelles à la RTBF. "Les critères qui ont été analysés sont par exemple la posture, le port de charge, la répétitivité des tâches, le travail en hauteur, les horaires de nuit et de jour qui changent ou en coupé... Sont également repris les fonctions soumises au bruit comme les puéricultrices. Par ailleurs, ont également été reprises la charge émotive et la charge mentale comme les personnes qui doivent prendre des décisions seules ou sollicitées constamment. Tous ces éléments ont été analysés pour en arriver à cette liste des métiers.""Ce dispositif s'accompagne d'autres mesures pour réduire la pénibilité de chaque emploi ; renouvellement régulier des équipements de protection, réorganisation du travail avec plus de variété dans les tâches/ateliers de réflexion/etc., entretiens de carrière, développement du job crafting, adaptation de poste à 55 ou 60 ans, etc"., explique encore le service presse de la Ville de Bruxelles. "L'amélioration des conditions de travail et en particulier des métiers pénibles est une priorité dans nos accords de majorité. Cette mesure concerne 160 travailleurs mais son impact sera analysé dans quelques mois pour éventuellement l'étendre à d'autres métiers et/ou réaffiner sa portée", déclare Faouzia Hariche, échevine des Ressources Humaines.La commune s'engage à compenser la perte de main-d'oeuvre. Car si les 160 travailleurs concernés usent de leur droit au 4/5e, il faudra embaucher 36 équivalents temps plein. La Ville de Bruxelles n'est pas la première à proposer ce type d'horaire allégé à son personnel. A Saint-Josse, la semaine des 4 jours est déjà en vigueur depuis février 2020. Les employés communaux de 55 ans et plus, y compris les chefs de service, peuvent désormais prester une journée de moins sans que leur salaire ne soit revu à la baisse. La commune s'est donnée deux ans pour tester ce nouveau régime de travail. Anderlecht a aussi lancé un tel projet-pilote. Le Fédéral planche aussi, de son côté, sur la semaine de quatre jours, pour tous cette fois, mais avec la différence majeure qu'elle n'impliquera pas de réduction de salaire. En résumé, la semaine est condensée sur 4 jours avec des journées plus longues de 9,5 heures. Une "fausse bonne idée" qui a ses détracteurs, notamment car elle laisse peu de place à l'équilibre vie de famille vie professionnelle, et qu'elle favoriserait le travail au noir.