D'où vient le blocage des syndicats ?

Notre blocage vient de la proposition d'un plan de renouveau qui retirait 17 avantages (principalement salariaux) au personnel. Concrètement, 2 des 17 acquis les plus importants représentent le montant d'un 13e mois, plus les congés payés ainsi que 9 jours de congé en moins, sans aucune contrepartie ni garantie d'emploi. Depuis juin, on s'y oppose. On veut bien faire des économies sur certaines activités, mais on était contre cette proposition. On est passé au referendum, qui a été suivi par 90 % du personnel ce qui est très rare. Et 75% du personnel a rejeté l'accord réduisant leurs avantages. La direction nous a répondu que si on ne pouvait pas faire ces réductions financières, elle serait obligée de fermer des sites. J'étais sceptique, mais ils l'on fait ! C'est du chantage.

Vous vous questionnez sur les intentions réelles de D'Ieteren ?

Il faut savoir que le taux d'ancienneté est important. D'Ieteren c'est une institution familiale dans le monde entrepreneurial belge, mais elle n'en a plus les caractéristiques depuis 5 ou 6 ans. La mort de D'Ieteren père n'a pas aidé même si la révolution état déjà en route. Cela me fait penser au fonctionnement de Ryanair. La carrosserie qui va fermer chaussée de Louvain est flambant neuve. Elle n'a pas 5 ans. Elle appartient à D'Ieteren et on ne serait pas étonnés, d'une manière ou d'une autre, qu'elle rouvre, mais avec du personnel avec moins d'expérience et donc moins cher. Cela n'a pas été dit comme tel, mais j'ai quand même de gros soupçons. C'est violent pour le personnel avec autant d'expérience et d'ancienneté et qui était fier de porter la salopette D'Ieteren au sens littéral comme au figuré.

Pourtant l'entreprise fait des bénéfices...

Ce qui est le plus choquant c'est que D'Ieteren SA est une entreprise avec de gros bénéfices. Ils ont acquis une entreprise de pièces détachées de plus d'un milliard sur fonds propres. Mais, les membres de la direction préfèrent maintenant investir ailleurs que dans des carrosseries ou dans la vente de voitures qui ne rapportent plus assez. Le groupe s'est énormément diversifié, il a même acheté le carnet Moleskine.

Cette situation découle aussi du saucissonnage des différentes filiales de D'Ieteren. On a créé de toutes pièces D'Ieteren Centers en en faisant une société qui aurait de toute façon eu des difficultés à être rentable. L'année dernière à la même époque, 180 personnes étaient déjà licenciées. Avec les nouveaux licenciements annoncés, cela fait beaucoup pour une société qui génère autant de bénéfices.

Quelles actions comptez-vous entreprendre ?

On se réserve pour le moment sur les actions que nous comptons faire dans les prochains jours mais ce qui est certain c'est que les trois semaines de grève ont laissé des traces. Ce qui est positif, c'est de voir l'opposition du personnel face au plan proposé, c'est une vraie claque pour la direction.

Notre blocage vient de la proposition d'un plan de renouveau qui retirait 17 avantages (principalement salariaux) au personnel. Concrètement, 2 des 17 acquis les plus importants représentent le montant d'un 13e mois, plus les congés payés ainsi que 9 jours de congé en moins, sans aucune contrepartie ni garantie d'emploi. Depuis juin, on s'y oppose. On veut bien faire des économies sur certaines activités, mais on était contre cette proposition. On est passé au referendum, qui a été suivi par 90 % du personnel ce qui est très rare. Et 75% du personnel a rejeté l'accord réduisant leurs avantages. La direction nous a répondu que si on ne pouvait pas faire ces réductions financières, elle serait obligée de fermer des sites. J'étais sceptique, mais ils l'on fait ! C'est du chantage. Il faut savoir que le taux d'ancienneté est important. D'Ieteren c'est une institution familiale dans le monde entrepreneurial belge, mais elle n'en a plus les caractéristiques depuis 5 ou 6 ans. La mort de D'Ieteren père n'a pas aidé même si la révolution état déjà en route. Cela me fait penser au fonctionnement de Ryanair. La carrosserie qui va fermer chaussée de Louvain est flambant neuve. Elle n'a pas 5 ans. Elle appartient à D'Ieteren et on ne serait pas étonnés, d'une manière ou d'une autre, qu'elle rouvre, mais avec du personnel avec moins d'expérience et donc moins cher. Cela n'a pas été dit comme tel, mais j'ai quand même de gros soupçons. C'est violent pour le personnel avec autant d'expérience et d'ancienneté et qui était fier de porter la salopette D'Ieteren au sens littéral comme au figuré. Ce qui est le plus choquant c'est que D'Ieteren SA est une entreprise avec de gros bénéfices. Ils ont acquis une entreprise de pièces détachées de plus d'un milliard sur fonds propres. Mais, les membres de la direction préfèrent maintenant investir ailleurs que dans des carrosseries ou dans la vente de voitures qui ne rapportent plus assez. Le groupe s'est énormément diversifié, il a même acheté le carnet Moleskine. Cette situation découle aussi du saucissonnage des différentes filiales de D'Ieteren. On a créé de toutes pièces D'Ieteren Centers en en faisant une société qui aurait de toute façon eu des difficultés à être rentable. L'année dernière à la même époque, 180 personnes étaient déjà licenciées. Avec les nouveaux licenciements annoncés, cela fait beaucoup pour une société qui génère autant de bénéfices.On se réserve pour le moment sur les actions que nous comptons faire dans les prochains jours mais ce qui est certain c'est que les trois semaines de grève ont laissé des traces. Ce qui est positif, c'est de voir l'opposition du personnel face au plan proposé, c'est une vraie claque pour la direction.