La BVA représente la communauté des investisseurs belges dans les sociétés non cotées (private equity). Il peut s'agir d'investisseurs dans des start-up ou de jeunes entreprises à fort potentiel de croissance, ainsi que d'investisseurs dans des entreprises plus matures, qui ont déjà fait leurs preuves mais souhaitent se développer ou s'étendre davantage. "Le partenariat entre entrepreneurs et investisseurs fonctionne et les investissements dans la croissance et l'innovation contribuent directement à la création d'emplois et à la croissance économique", déclare Sabine Vermassen, présidente de BVA. Pour les Private Equity Awards, BVA a désigné neuf entreprises dans trois catégories différentes: Venture, Growth et Buy-out. Les entreprises ont été sélectionnées sur la base de critères tels que la croissance durable, le leadership authentique et l'actionnariat actif.
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La BVA représente la communauté des investisseurs belges dans les sociétés non cotées (private equity). Il peut s'agir d'investisseurs dans des start-up ou de jeunes entreprises à fort potentiel de croissance, ainsi que d'investisseurs dans des entreprises plus matures, qui ont déjà fait leurs preuves mais souhaitent se développer ou s'étendre davantage. "Le partenariat entre entrepreneurs et investisseurs fonctionne et les investissements dans la croissance et l'innovation contribuent directement à la création d'emplois et à la croissance économique", déclare Sabine Vermassen, présidente de BVA. Pour les Private Equity Awards, BVA a désigné neuf entreprises dans trois catégories différentes: Venture, Growth et Buy-out. Les entreprises ont été sélectionnées sur la base de critères tels que la croissance durable, le leadership authentique et l'actionnariat actif. Lauréate du prix de la Venture Company of the Year, Qover s'est associée à de grands noms de l'économie numérique pour atteindre près de 2 millions de personnes assurées. Une réussite que l'assurtech doit beaucoup au private equity comme nous l'explique Quentin Colmant, cofondateur et CEO de Qover. TRENDS-TENDANCES. Pouvez-vous présenter Qover? QUENTIN COLMANT. Qover est une assurtech que j'ai fondée en 2016 avec Jean-Charles Velge. Nous nous adressons avant tout aux nouveaux acteurs de l'économie comme les néobanques, les nouvelles solutions de mobilité, les plateformes numériques et l'e-commerce. Notre credo, c'est l'embedded insurance. Concrètement, nous permettons à nos clients d'intégrer l'assurance dans leur offre de base, ce qui comporte plusieurs avantages. Prenons l'exemple du spécialiste des vélos électriques Cowboy. Notre formule d'assurance est pratique, le client n'ayant qu'à cocher la case indiquée lors de son achat. Elle est moins chère étant donné que nous tenons compte du traceur intégré qui permet de retrouver des vélos disparus et de réduire les débours. Et enfin, elle débute automatiquement à la livraison du produit, sans que le client n'ait rien à faire. Quels types d'assurances proposez-vous? Nous nous adaptons aux besoins de nos clients. Nous avons, par exemple, développé des formules d'assurance accident pour les plateformes comme Deliveroo. Les coursiers bénéficient ainsi d'une couverture efficace en cas d'accident ou de maladie, ce qui n'était pas toujours le cas auparavant, nombre de coursiers n'étant pas conscients des risques ou reculant face au coût d'une assurance individuelle. Notre autre atout est de pouvoir proposer à ces acteurs de la nouvelle économie, quasiment internationaux par nature, des solutions couvrant l'ensemble de l'Europe alors que le marché de l'assurance est encore très fragmenté entre les différents pays. Quel a été le rôle du "private equity" dans le développement de Qover? Si nos assurances couvrent aujourd'hui près de 2 millions de personnes, c'est grâce au private equity et tout particulièrement au venture capital. Quand une start-up comme la nôtre se lance, les banques rechignent à financer le projet. D'une part, les investissements sont lourds. D'autre part, il n'existe pas de données historiques auxquelles peut se raccrocher le banquier, contrairement à une activité plus classique. Est-ce facile de trouver des financements en "venture capital"? Structurellement, il est aujourd'hui beaucoup plus facile d'obtenir un financement qu'il y a 10 ans, le secteur du private equity s'étant très bien développé. A l'heure actuelle, c'est plus compliqué en raison du contexte économique et financier, mais c'est temporaire. Fondamentalement, la Belgique dispose aujourd'hui des trois ingrédients principaux nécessaires au développement de la nouvelle économie: des infrastructures développées, de bonnes universités et des capitaux à risque. Il ne manque que la volonté d'émulsionner le tout, les grandes entreprises belges et les autorités rechignant encore à collaborer avec des start-up. L'histoire de Lansweeper commence en 2004. Geert Moernaut développe des logiciels pour s'épargner du temps en tant qu'administrateur de systèmes informatiques et pour garder plus facilement une vue d'ensemble de tous les systèmes informatiques. Ce hobby a rapidement donné naissance à une véritable entreprise. Aujourd'hui, 300 personnes dans le monde travaillent pour Lansweeper et plus de 20.000 clients dans 130 pays utilisent sa plateforme. Dovesco (branche private equity du holding familial Domo Investment Group) entre dans le capital de Lansweeper en 2018. "La reconnaissance du nom était limitée à un groupe cible de spécialistes pros de l'IT. Le potentiel de cette technologie unique était bien plus important. Nous avons d'abord bricolé le produit car il n'était pas encore prêt pour les grandes entreprises. Nous avons également beaucoup investi dans notre équipe de vente", précise Dave Goossens, PDG de Lansweeper, à propos de la professionnalisation sous les ailes de Dovesco. Au cours des cinq dernières années, les ventes ont plus que quadruplé. Le télétravail massif a représenté un défi pour de nombreuses entreprises, notamment en termes de sécurisation des données commerciales critiques contre les cyberattaques. La sécurité commence par la cartographie des appareils connectés au réseau de l'entreprise, que ce soit via un réseau domestique ou non. Et c'est là la grande spécialité de Lansweeper. Lansweeper mise principalement sur la croissance organique, mais en 2020, elle va également acquérir son partenaire sectoriel italien Fing, spécialisé dans les applications mobiles et l'internet des objets. En 2021, le fonds américain Insight Partners prendra une participation minoritaire dans Lansweeper, aux côtés de Dovesco. Le Néerlandais Robin List a fondé Sylphar, basé à Deurle, en 2008. C'est une spin-off de Remedent, dont le siège est à Gand et qui est cotée à la Bourse américaine et spécialisée dans les produits de soins dentaires et les cosmétiques. Les marques de Sylphar sont vendues dans plus de 50 pays, par le biais de partenaires locaux ou de plateformes en ligne. Ses principaux marchés sont le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la France. En 2017, le fonds d'investissement Vendis Capital entre dans le capital. L'objectif de Sylphar est de devenir le plus grand dans certains créneaux et pays par le biais d'acquisitions ou de croissance organique. Vendis l'aide à trouver des cibles d'acquisition et à prendre des décisions stratégiques qui permettent à l'entreprise de croître plus vite que le secteur. Entre 2017 et 2021, le chiffre d'affaires et les effectifs seront multipliés par trois. En 2018, Sylphar s'associe à Pro Teeth Withening (blanchiment des dents) et Nutravita (compléments alimentaires). En 2019, l'entreprise acquiert les marques Axitrans et Axideo (traitement des glandes sudoripares hyperactives) auprès de la société wallonne Vésale Pharma. En 2020, Sylphar fera l'acquisition de German Alpha Foods (compléments alimentaires). La société s'est préparée à être vendue en 2021 à la société suédoise Karo Pharma. "Nous sommes ravis d'avoir pu collaborer avec Vendis et de transformer ensemble Sylphar en une entreprise de marque tournée vers le numérique. Nous nous réjouissons à présent d'unir nos forces à celles de Karo pour développer davantage nos marques, notre personnel et nos activités. Nos activités sont très compatibles", a commenté Robin List à propos de l'accord.