"Lors des tests de résistance, les banques européennes auraient dû être soumises à des chocs financiers plus violents", a déclaré M. Neven Mates, le membre de la Cour des comptes européenne responsable du rapport. "En outre, les principales décisions au sein de l'ABE sont prises par les représentants des autorités nationales de surveillance, et la conception ainsi que la mise en oeuvre du test de résistance péchaient par un manque de dimension européenne."

Pour ce test, l'ABE a soumis 48 grandes banques européennes, dont les 33 principales banques de la zone euro, à des tests de résistance comprenant un scénario de base et un scénario défavorable, tous deux à un horizon de trois ans. Les différents scénarios prévoyaient par exemple un retournement brutal de la conjoncture, notamment une chute de 2,7% du PIB européen entre 2018 et 2020 et une montée du taux de chômage.