Alors que l'horizon économique est marqué par de grandes incertitudes, "une chose est très claire: si la stabilité des prix est requise, le Conseil de la Banque centrale européenne doit adapter le cours de sa politique monétaire", a déclaré Joachim Nagel dans son discours de prise de fonction à Francfort. L'économiste âgé de 55 ans prend pour huit ans les rênes d'une institution très respectée en Allemagne pour son attachement viscéral à la stabilité financière.

Excellent connaisseur de la "Buba" pour y avoir travaillé dix-sept ans, il remplace Jens Weidmann, figure de l'orthodoxie monétaire, souvent mis en minorité au sein de la BCE au moment de décider d'un cap très expansif de la politique monétaire. M. Weidmann a démissionné avant la fin de son mandat.

Ce cap accommodant, renforcé pour atténuer l'impact de la pandémie de Covid-19, "ne devrait pas être fixé trop longtemps", a martelé M. Nagel, et "dans tous les cas" la politique monétaire doit "rester sur ses gardes" face à l'inflation.

L'inflation en zone euro, à 5% en décembre, a atteint un niveau historiquement élevé depuis l'introduction de la monnaie unique, en se situant bien au-delà de l'objectif de 2% visé par la Banque centrale européenne (BCE) à moyen terme. Et les perspectives de prix à moyen terme restent "très incertaines", selon M. Nagel, sur fond de conflits géopolitiques et de pénuries persistantes de composants industriels. "Nous avons un mode d'emploi sur la façon de réagir lorsque l'inflation s'écarte de notre cible dans les deux sens", a assuré de son côté Christine Lagarde, présidente de la BCE, s'exprimant lors de cette cérémonie.

Affrontant plusieurs crises depuis l'entrée de l'euro, le Conseil des gouverneurs de la BCE "s'est aventuré en territoire inconnu", et ses dernières mesures exceptionnelles "ont laissé des traces", a observé Jens Weidmann, un proche d'Angela Merkel qui a dirigé la Buba durant dix ans. Les montagnes de dettes accumulées par les Etats en lâchant sur la discipline budgétaire pour soutenir leurs économies, surtout depuis l'éclatement de la pandémie, peuvent "constituer un risque majeur pour la politique monétaire", prévient-il.

Proche des sociaux-démocrates qui ont succédé aux conservateurs à la chancellerie, M. Nagel a néanmoins promis de "rejoindre la ligne" prudente de la Bundesbank, ce qui promet des débats animés au sein de la BCE lors des prochains choix de politique monétaire.

Alors que l'horizon économique est marqué par de grandes incertitudes, "une chose est très claire: si la stabilité des prix est requise, le Conseil de la Banque centrale européenne doit adapter le cours de sa politique monétaire", a déclaré Joachim Nagel dans son discours de prise de fonction à Francfort. L'économiste âgé de 55 ans prend pour huit ans les rênes d'une institution très respectée en Allemagne pour son attachement viscéral à la stabilité financière.Excellent connaisseur de la "Buba" pour y avoir travaillé dix-sept ans, il remplace Jens Weidmann, figure de l'orthodoxie monétaire, souvent mis en minorité au sein de la BCE au moment de décider d'un cap très expansif de la politique monétaire. M. Weidmann a démissionné avant la fin de son mandat.Ce cap accommodant, renforcé pour atténuer l'impact de la pandémie de Covid-19, "ne devrait pas être fixé trop longtemps", a martelé M. Nagel, et "dans tous les cas" la politique monétaire doit "rester sur ses gardes" face à l'inflation.L'inflation en zone euro, à 5% en décembre, a atteint un niveau historiquement élevé depuis l'introduction de la monnaie unique, en se situant bien au-delà de l'objectif de 2% visé par la Banque centrale européenne (BCE) à moyen terme. Et les perspectives de prix à moyen terme restent "très incertaines", selon M. Nagel, sur fond de conflits géopolitiques et de pénuries persistantes de composants industriels. "Nous avons un mode d'emploi sur la façon de réagir lorsque l'inflation s'écarte de notre cible dans les deux sens", a assuré de son côté Christine Lagarde, présidente de la BCE, s'exprimant lors de cette cérémonie. Affrontant plusieurs crises depuis l'entrée de l'euro, le Conseil des gouverneurs de la BCE "s'est aventuré en territoire inconnu", et ses dernières mesures exceptionnelles "ont laissé des traces", a observé Jens Weidmann, un proche d'Angela Merkel qui a dirigé la Buba durant dix ans. Les montagnes de dettes accumulées par les Etats en lâchant sur la discipline budgétaire pour soutenir leurs économies, surtout depuis l'éclatement de la pandémie, peuvent "constituer un risque majeur pour la politique monétaire", prévient-il.Proche des sociaux-démocrates qui ont succédé aux conservateurs à la chancellerie, M. Nagel a néanmoins promis de "rejoindre la ligne" prudente de la Bundesbank, ce qui promet des débats animés au sein de la BCE lors des prochains choix de politique monétaire.