Les crypto-donateurs peuvent désormais soutenir les projets de l'agence onusienne spécialisée dans la défense des droits de l'enfant. En tout, Unicef France accepte une dizaine de cryptomonnaies différentes : bitcoin (BTC), ethereum (ETH), ripple (XRP), litecoin (LTC), etc. Initiée par l'antenne française de l'institution, cette collecte de fonds d'un nouveau genre est suivie avec attention par son alter ego belge, qui examinera prochainement l'op...

Les crypto-donateurs peuvent désormais soutenir les projets de l'agence onusienne spécialisée dans la défense des droits de l'enfant. En tout, Unicef France accepte une dizaine de cryptomonnaies différentes : bitcoin (BTC), ethereum (ETH), ripple (XRP), litecoin (LTC), etc. Initiée par l'antenne française de l'institution, cette collecte de fonds d'un nouveau genre est suivie avec attention par son alter ego belge, qui examinera prochainement l'opportunité de lancer sa propre campagne. L'objectif affiché est de " cibler une nouvelle catégorie de donateurs ". L'Unicef cherche à convaincre la communauté des crypto-addicts de consacrer une partie de leurs économies virtuelles à ses projets. Les opportunités réelles d'échanger des cryptomonnaies contre des biens et des services étant actuellement assez limitées, c'est plutôt bien vu de la part de l'organisation, qui offre ainsi aux utilisateurs un cas d'usage concret. Ce n'est pas la première initiative d'Unicef France en la matière. En janvier dernier, l'agence a mené une crypto-collecte, baptisée Game Chaingers, auprès de la communauté des gamers. Plus de 12.000 joueurs de jeux vidéo en ligne ont mis les capacités informatiques de leurs ordinateurs à disposition d'un programme de " minage " d'ethereum (ETH). Au total, 85 ETH ont été créés et versés sur le portefeuille de l'association, ce qui représentait environ 60.000 euros. Mais la chute du cours de la monnaie virtuelle a fait dégringoler d'environ deux tiers la valeur de ce " don ". La forte volatilité du marché des cryptomonnaies ne plaide évidemment pas en faveur d'un tel mécanisme de collecte. Les nombreuses arnaques liées aux investissements en bitcoin et la fiabilité aléatoire de certaines plateformes d'échange dissuaderont aussi de nombreux donateurs. De même que l'impossibilité de bénéficier d'une déduction fiscale pour un don réalisé dans une " monnaie " non reconnue par l'administration. Mais cela n'empêche pas les associations et ONG de tenter des expériences. Le Samusocial parisien a réalisé une première collecte en cryptomonnaies au début de l'année, qui a rapporté 13.000 euros, avant de pérenniser ce système de crypto-dons. De son côté, Greenpeace International accepte les dons en bitcoin depuis 2014.