Bon bulletin pour Degroof Petercam en 2021. Le groupe de la rue de l'Industrie a en effet dégagé l'an dernier un résultat net de 47,6 millions, soit une forte progression de de 19 % par rapport au bénéfice engrangé en 2020, lequel se montait à 40,1 millions d'euros. Un résultat à propos duquel son CEO Hugo Lasat se dit "très satisfait", parce qu'il est le fruit d'une "belle dynamique commerciale et opérationnelle".

Comment expliquez-vous cette bonne performance de la banque en 2021 ?

Globalement, l'industrie financière a enregistré de bons résultats en 2021. Nous nous inscrivons dans cette tendance. Il faut savoir aussi que notre résultat final dépend pour 80 % de l'évolution des marchés et des avoirs de la clientèle. Le total des actifs nets de la clientèle a augmenté de 11 milliards d'euros par rapport à fin 2020 pour atteindre un total de 86 milliards d'euros. Cette augmentation reflète l'effet de marché et également l'apport de nouveaux capitaux de la clientèle existante mais aussi de nouveaux clients. Tous les métiers de la banque ont contribué à la hausse des revenus opérationnels, qu'il s'agisse de la banque privée (+ 13 %), de DPAM (Degroof Petercam Asset Management, le pôle gestion d'actifs, + 29 %), de l'asset services (+9 %) ou du corporate finance (+ 16 %). Le momentum est bon. Il y a clairement une belle dynamique commerciale et opérationnelle.

Quid de l'avenir : 2022 sera-t-elle du même tonneau ?

Je suis convaincu que cette dynamique très porteuse dont nous disposons pour le moment ne disparaîtra pas en 2022. Bien entendu, il faut compter avec des éléments moins positifs comme la guerre en Ukraine qui est excessivement triste et qui a un impact sur les marchés, la chaîne d'approvisionnement et l'inflation. Par ailleurs, la hausse des taux est en train de se matérialiser. Cette hausse intervient plus rapidement que prévu, avec un impact négatif sur les marchés financiers, notamment obligataires. D'un autre côté, cette normalisation est une bonne chose pour le secteur financier dans la mesure où elle a un impact positif sur la marge d'intermédiation. Notre rôle est d'accompagner les clients dans cet environnement devenu plus volatil.

Un mot sur le départ de Bruno Colmant ?

Je connais Bruno depuis longtemps. Son départ se passe de manière tout à fait harmonieuse. Il continuera d'ailleurs à collaborer avec la banque au travers de ses interventions et analyses économiques qu'il partagera en tant qu'invité à nos événements. Bref, il part sans nous quitter à 100 %. C'est Sabine Caudron qui le remplacera. C'est elle qui pilotera la banque privée de Degroof Petercam dans son entièreté et deviendra ainsi à ce titre ma collègue directe au sein du comité de direction.

Hugo Lasat, CEO de Degroof Petercam., David Plas
Hugo Lasat, CEO de Degroof Petercam. © David Plas
Bon bulletin pour Degroof Petercam en 2021. Le groupe de la rue de l'Industrie a en effet dégagé l'an dernier un résultat net de 47,6 millions, soit une forte progression de de 19 % par rapport au bénéfice engrangé en 2020, lequel se montait à 40,1 millions d'euros. Un résultat à propos duquel son CEO Hugo Lasat se dit "très satisfait", parce qu'il est le fruit d'une "belle dynamique commerciale et opérationnelle".Comment expliquez-vous cette bonne performance de la banque en 2021 ? Globalement, l'industrie financière a enregistré de bons résultats en 2021. Nous nous inscrivons dans cette tendance. Il faut savoir aussi que notre résultat final dépend pour 80 % de l'évolution des marchés et des avoirs de la clientèle. Le total des actifs nets de la clientèle a augmenté de 11 milliards d'euros par rapport à fin 2020 pour atteindre un total de 86 milliards d'euros. Cette augmentation reflète l'effet de marché et également l'apport de nouveaux capitaux de la clientèle existante mais aussi de nouveaux clients. Tous les métiers de la banque ont contribué à la hausse des revenus opérationnels, qu'il s'agisse de la banque privée (+ 13 %), de DPAM (Degroof Petercam Asset Management, le pôle gestion d'actifs, + 29 %), de l'asset services (+9 %) ou du corporate finance (+ 16 %). Le momentum est bon. Il y a clairement une belle dynamique commerciale et opérationnelle.Quid de l'avenir : 2022 sera-t-elle du même tonneau ?Je suis convaincu que cette dynamique très porteuse dont nous disposons pour le moment ne disparaîtra pas en 2022. Bien entendu, il faut compter avec des éléments moins positifs comme la guerre en Ukraine qui est excessivement triste et qui a un impact sur les marchés, la chaîne d'approvisionnement et l'inflation. Par ailleurs, la hausse des taux est en train de se matérialiser. Cette hausse intervient plus rapidement que prévu, avec un impact négatif sur les marchés financiers, notamment obligataires. D'un autre côté, cette normalisation est une bonne chose pour le secteur financier dans la mesure où elle a un impact positif sur la marge d'intermédiation. Notre rôle est d'accompagner les clients dans cet environnement devenu plus volatil.Un mot sur le départ de Bruno Colmant ?Je connais Bruno depuis longtemps. Son départ se passe de manière tout à fait harmonieuse. Il continuera d'ailleurs à collaborer avec la banque au travers de ses interventions et analyses économiques qu'il partagera en tant qu'invité à nos événements. Bref, il part sans nous quitter à 100 %. C'est Sabine Caudron qui le remplacera. C'est elle qui pilotera la banque privée de Degroof Petercam dans son entièreté et deviendra ainsi à ce titre ma collègue directe au sein du comité de direction.