Première autre banque à s'associer avec la fintech belge, Deutsche Bank vient de conclure un partenariat avec la plateforme de gestion patrimoniale Abbove (ex-PaxFamilia, dont l'exclusivité avec BNP Paribas Fortis est arrivée à terme). Dorénavant, les clients bénéficieront des outils de la start-up qui seront totalement intégrés dans ceux déjà offerts par la banque au logo bleu. Une première sur le marché et pour Deutsche Bank en Belgique (168.000 clients et 30 agences) dont le CEO Olivier Delfosse se félicite dans la mesure où "il n'est pas usuel pour un groupe global comme Deutsche Bank de s'associer avec une fintech locale, qui plus est dans un petit pays comme la Belgique."

Clients privés

Plus concrètement, le service sera mis gratuitement à disposition de la clientèle en gestion privée (qui ont minimum un million d'euros à investir) dans un premier temps, avec l'intention d'élargir la cible par après. "L'idée, indique Olivier Delfosse, est de renforcer notre offre de gestion patrimoniale auprès de la clientèle private banking et wealth management en facilitant le conseil que nous pouvons lui donner." Grâce à la collaboration avec Abbove, il sera par exemple possible de centraliser des documents importants au sein d'un coffre-fort digital et d'y accéder facilement d'où on veut, d'établir un inventaire structuré de ses avoirs, de définir une organigramme familial précis et explicite, de faire l'inventaire des donations déjà réalisées et au besoin de les indexer. Mais aussi de simuler l'évolution dans le temps du patrimoine du client ou encore l'impact sur ce même patrimoine de certains évènements de vie majeurs (mariage, achat d'une résidence secondaire, départ à la retraite, versement d'une assurance-groupe,...).

En expansion

L'initiative illustre la volonté affichée depuis quelques années par Deutsche Bank de croître dans le métier porteur et rémunérateur de banquier privé en Belgique. Forte des succès déjà engrangés à destination de ses clients fortunés (qui ont minimum un million pour à investir), l'enseigne compte poursuivre sur sa lancée. "Nous continuons à investir et sommes à la recherche de banquiers privés bien formés", indique Olivier Delfosse qui ajoute : "Aujourd'hui, 75 % des transactions sur titres sont exécutées de façon digitale. Mais 79 % des revenus de la banque ont pour origine un contact humain : à l'origine du conseil, le valider, aider le client, une rencontre en agence... Le digital est important. Il est source d'efficience. Un client qui exécute ses transactions sur son téléphone ou sur son PC coûte moins cher que quelqu'un qui doit prendre l'ordre. Mais le digital ne constitue pas la source de nos revenus. C'est l'humain qui nous différencie. Notre modèle dirigé sur le conseil en investissement fonctionne au travers de nos conseillers et de nos agences." Raison pour laquelle la banque prévoit d'en ouvrir une nouvelle à Knokke et de recruter 10 à 15 nouveaux private bankers. "Grâce à notre partenariat avec Abbove, nous nous assurons de mettre à leur disposition probablement la meilleure plateforme de gestion patrimoniale du pays", souligne Olivier Delfosse, tablant toujours sur une croissance de l'ordre de 5 % des activités de la banque sur le créneau.

Première autre banque à s'associer avec la fintech belge, Deutsche Bank vient de conclure un partenariat avec la plateforme de gestion patrimoniale Abbove (ex-PaxFamilia, dont l'exclusivité avec BNP Paribas Fortis est arrivée à terme). Dorénavant, les clients bénéficieront des outils de la start-up qui seront totalement intégrés dans ceux déjà offerts par la banque au logo bleu. Une première sur le marché et pour Deutsche Bank en Belgique (168.000 clients et 30 agences) dont le CEO Olivier Delfosse se félicite dans la mesure où "il n'est pas usuel pour un groupe global comme Deutsche Bank de s'associer avec une fintech locale, qui plus est dans un petit pays comme la Belgique."Clients privésPlus concrètement, le service sera mis gratuitement à disposition de la clientèle en gestion privée (qui ont minimum un million d'euros à investir) dans un premier temps, avec l'intention d'élargir la cible par après. "L'idée, indique Olivier Delfosse, est de renforcer notre offre de gestion patrimoniale auprès de la clientèle private banking et wealth management en facilitant le conseil que nous pouvons lui donner." Grâce à la collaboration avec Abbove, il sera par exemple possible de centraliser des documents importants au sein d'un coffre-fort digital et d'y accéder facilement d'où on veut, d'établir un inventaire structuré de ses avoirs, de définir une organigramme familial précis et explicite, de faire l'inventaire des donations déjà réalisées et au besoin de les indexer. Mais aussi de simuler l'évolution dans le temps du patrimoine du client ou encore l'impact sur ce même patrimoine de certains évènements de vie majeurs (mariage, achat d'une résidence secondaire, départ à la retraite, versement d'une assurance-groupe,...).En expansionL'initiative illustre la volonté affichée depuis quelques années par Deutsche Bank de croître dans le métier porteur et rémunérateur de banquier privé en Belgique. Forte des succès déjà engrangés à destination de ses clients fortunés (qui ont minimum un million pour à investir), l'enseigne compte poursuivre sur sa lancée. "Nous continuons à investir et sommes à la recherche de banquiers privés bien formés", indique Olivier Delfosse qui ajoute : "Aujourd'hui, 75 % des transactions sur titres sont exécutées de façon digitale. Mais 79 % des revenus de la banque ont pour origine un contact humain : à l'origine du conseil, le valider, aider le client, une rencontre en agence... Le digital est important. Il est source d'efficience. Un client qui exécute ses transactions sur son téléphone ou sur son PC coûte moins cher que quelqu'un qui doit prendre l'ordre. Mais le digital ne constitue pas la source de nos revenus. C'est l'humain qui nous différencie. Notre modèle dirigé sur le conseil en investissement fonctionne au travers de nos conseillers et de nos agences." Raison pour laquelle la banque prévoit d'en ouvrir une nouvelle à Knokke et de recruter 10 à 15 nouveaux private bankers. "Grâce à notre partenariat avec Abbove, nous nous assurons de mettre à leur disposition probablement la meilleure plateforme de gestion patrimoniale du pays", souligne Olivier Delfosse, tablant toujours sur une croissance de l'ordre de 5 % des activités de la banque sur le créneau.