Les Sept Magnifiques de la défense européenne: les 7 plus grandes entreprises qui profitent du réarmement européen

Depuis le début de l’année, les actions des entreprises de défense connaissent une ascension fulgurante sur les marchés européens. Les dirigeants européens prennent de plus en plus conscience de la nécessité pour l’Union européenne de réduire sa dépendance en matière de sécurité et de défense par rapport aux États-Unis. Les entreprises du secteur ont ainsi profité de l’annonce de l’intention de réarmement du Vieux Continent. Ainsi que des budgets colossaux que les États membres sont prêts à dégager à cet effet. Voici les sept plus grandes entreprises européennes cotées en bourse dans ce secteur.
Les investisseurs ont pu observer comment l’actualité des derniers mois a donné un coup de boost aux valeurs de la défense européenne. La menace russe reste une préoccupation majeure, tout comme la réaction du président américain Donald Trump. Ce dernier négocie un accord de paix avec Vladimir Poutine, sans y associer ni l’Ukraine ni l’Europe.
Dans le même temps, Trump exige que les membres de l’OTAN respectent leurs obligations en matière d’investissements dans la défense et en fassent même davantage. Il souhaiterait idéalement que chaque pays consacre jusqu’à 5 % de son PIB à ce domaine.
Face à une relation transatlantique qui s’effrite, l’Europe prend les devants avec le plan ReArm Europe, prévoyant un investissement supplémentaire allant jusqu’à 800 milliards d’euros dans la défense. L’Allemagne, sous l’impulsion de son futur chancelier Friedrich Merz, va encore plus loin avec un véritable “bazooka économique” de 1 500 milliards d’euros, destinés à la défense et aux infrastructures. Dans ce contexte, l’entreprise allemande Rheinmetall se distingue comme le principal bénéficiaire de cette tendance boursière.
Au cours des dernières semaines, Trends a analysé les principales entreprises européennes de défense. Nous réunissons ici les sept plus grandes, classées en fonction de leur capitalisation boursière. Seuls les groupes dont au moins 50 % du chiffre d’affaires provient d’activités liées à la défense sont pris en compte. Cela exclut de facto des acteurs comme Airbus ou les fabricants de moteurs d’avions, Safran et Rolls-Royce.
Alors que les Magnificent Seven, les géants de la tech américaine, vacillent sous l’effet des politiques de l’administration Trump, voici les Magnificent Seven de la défense européenne.
1. BAE Systems
- Capitalisation boursière : 47,91 milliards de livres sterling (57,3 milliards d’euros)
- Bénéfice net ajusté par action (BPA) : 0,69 livre (0,83 euro)
- Ratio cours/bénéfice prévu pour 2025 : 21,11
Avec un chiffre d’affaires annuel de 28,3 milliards de livres (33,6 milliards d’euros), BAE Systems est le plus grand groupe européen de défense et se classe sixième au niveau mondial en termes de revenus provenant exclusivement du matériel militaire. Son nom fait référence à British Aerospace (BAe), mais il résulte de plusieurs décennies de fusions dans l’industrie britannique de la défense.
BAE Systems collabore avec Leonardo et Airbus pour produire l’Eurofighter Typhoon, rival du chasseur américain F-35. L’entreprise fabrique également des navires, sous-marins, missiles guidés, véhicules blindés et systèmes d’artillerie.
Les États-Unis représentent 43 % de son chiffre d’affaires, suivis par le Royaume-Uni, l’Europe et l’Arabie saoudite. En avril, Washington annoncera ses décisions budgétaires en matière de défense. Et plusieurs pays européens devront en faire autant dans les mois à venir. Ces facteurs pourraient encore renforcer l’action BAE Systems.
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Malgré une progression de plus de 35 % depuis janvier, le titre reste derrière Rheinmetall (+115 %), Thales (+78 %) et Leonardo (+70%). Toutefois, dix analystes sur vingt et un recommandent toujours l’achat de l’action.

2. Rheinmetall
- Capitalisation boursière : 56,41 milliards d’euros
- Bénéfice net ajusté par action (BPA): 18,83 euros
- Ratio cours/bénéfice prévu pour 2025 : 44,80
Rheinmetall propose une large gamme d’équipements militaires, notamment les canons du char Leopard 2, ainsi que les véhicules blindés Puma, Lynx et Boxer. Sa MG3 est une mitrailleuse bien connue, tandis que son récent Panther KF51 est perçu comme le successeur du Leopard 2.
Ces dernières années, l’entreprise a mis l’accent sur l’innovation en matière d’armement autonome et de navigation. Elle s’associe également avec d’autres industriels, comme Leonardo, avec qui elle a formé une coentreprise pour fabriquer des véhicules blindés destinés à l’armée italienne.
Fondée en 1889 à Düsseldorf, Rheinmetall a traversé une histoire mouvementée pendant les deux guerres mondiales. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise, en grande partie détruite, dut se reconvertir temporairement dans les produits civils avant de reprendre progressivement ses activités militaires dans les années 1950.
Depuis janvier, son action a enregistré la plus forte hausse du secteur en Europe. La dernière publication de résultats fait état d’un bénéfice opérationnel record de 1,478 milliard d’euros (+61 %) et d’une augmentation du chiffre d’affaires de 36 % (à 9,751 milliards d’euros). Les perspectives restent optimistes, avec une croissance anticipée de 25 à 30 % en 2025 et une prévision de BPA atteignant 59,27 euros en 2027.
Dix-sept analystes sur vingt-quatre recommandent toujours l’achat du titre Rheinmetall.

3. Leonardo
- Capitalisation boursière : 26,99 milliards d’euros
- Bénéfice par action (EPS) ajusté : 1,86 euro
- Ratio cours/bénéfice estimé en 2025 : 26,52
À l’instar de BAE Systems, Leonardo est le fruit de multiples fusions, mais l’entreprise italienne a été fondée après la chute du régime du dictateur Benito Mussolini et la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il est fort probable que vous la connaissiez sous le nom de Finmeccanica, sous lequel elle a opéré jusqu’en 2016.
Son offre comprend des hélicoptères, de l’électronique pour avions, des capteurs, des systèmes radars et de communication, de la cybersécurité et des systèmes de lancement pour l’industrie spatiale. Les hélicoptères militaires Agusta constituent la pièce maîtresse : ils représentent environ 30 % du chiffre d’affaires, avec le modèle phare, l’AW101. Les pays de l’OTAN et de l’UE les utilisent pour la sécurité maritime, le transport, ainsi que pour les opérations de recherche et de sauvetage.
Leonardo joue également un rôle majeur dans la coopération européenne, un facteur de croissance clé pour l’industrie de la défense. Ainsi, l’entreprise participe au développement de l’Eurofighter Typhoon et, l’année dernière, a démarré un partenariat avec l’allemand Rheinmetall pour la construction de véhicules blindés pour l’armée italienne.
Récemment, il a été annoncé que Leonardo établirait une coentreprise en Turquie avec Baykar pour la production de drones. Bien que la Turquie traverse une période de turbulences politiques et économiques après l’arrestation d’Ekrem Imamoglu et que la bourse soit fortement sous pression, l’exposition de Leonardo reste limitée.
L’augmentation des commandes a conduit à une croissance du chiffre d’affaires de 14 % au quatrième trimestre 2024, et il est prévu que le carnet de commandes se renforce davantage. Le bénéfice par action a atteint 1,86 euro en 2024, mais selon Bloomberg, ce chiffre devrait atteindre 2,46 euros d’ici 2027.
Avec un ratio cours/bénéfice de 26,52 pour 2025, l’action de Leonardo reste relativement bon marché par rapport à ses pairs. Malgré la récente hausse du cours de l’action, 11 des 19 analystes recommandent toujours d’acheter ce titre.
Outre Leonardo, le constructeur italien de navires de guerre Fincantieri a également connu une forte croissance en bourse ces derniers mois. Fincantieri tire une grande partie de son chiffre d’affaires des paquebots de croisière, mais ses navires polyvalents, tels que le Fincantieri (Fregata Europea Multi-Missione), rencontrent un succès mondial. Découvrez ici tout sur les leaders des actions de défense italiennes.

4. Thales
- Capitalisation boursière : 50,58 milliards d’euros
- Bénéfice par action (EPS) ajusté : 9,24 euros
- Ratio cours/bénéfice estimé en 2025 : 26,22
Le groupe français Thales est actif dans les technologies de pointe pour l’aviation, la défense, l’aérospatiale, le transport et la cybersécurité. Son portefeuille comprend notamment des systèmes radars et de communication, tels que les radars Ground Master, des véhicules blindés comme le Hakwei et le Bushmaster, des mitrailleuses automatiques comme le F90, le système de défense aérienne ForceShield, ainsi que des drones comme le Spy’Ranger. Un peu plus de 50 % du chiffre d’affaires annuel de Thales provient des équipements et services pour la défense.
Thales est également impliqué dans l’aérospatiale. L’entreprise, aux côtés d’Airbus, est l’un des principaux acteurs du développement d’une alternative européenne à Starlink, le système de communication par satellite d’Elon Musk.
La force de Thales réside dans sa participation à de nombreux projets de coopération européenne. Un exemple notable est le Future Combat Air System (FCAS), un projet commun entre la France, l’Allemagne et l’Espagne, qui vise à développer une nouvelle génération d’avions de chasse d’ici 2040. Thales contribue au développement des technologies de capteurs et des systèmes de communication.
Thales joue également un rôle clé dans le programme Eurodrone. Il s’agit d’une initiative conjointe avec Airbus, Dassault Aviation, Leonardo et Thales, où l’entreprise fournit de l’avionique et d’autres systèmes critiques pour les drones à moyenne altitude et longue endurance (MALE). De plus, Thales équipe plusieurs navires de guerre européens de radars et de systèmes de commandement, notamment les frégates Fremm de Fincantieri, où elle est responsable des capteurs intégrés et des systèmes d’armement.
L’entreprise, anciennement connue sous le nom de Thomson-CSF, a été privatisée et introduite en bourse un an avant son changement de nom en 1999. Aujourd’hui, l’État français reste son principal actionnaire (26,60 %), aux côtés du constructeur aéronautique Dassault Aviation (26,59 %).
Thales a enregistré un bénéfice par action de 9,24 euros, mais ce chiffre devrait augmenter pour atteindre 11,96 euros d’ici 2027, selon les prévisions de Bloomberg. 11 des 19 analystes qui suivent Thales recommandent l’achat de l’action.
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5. Dassault Aviation
- Capitalisation boursière : 24,84 milliards d’euros
- Bénéfice par action (EPS) ajusté : 13,46 euros
- Ratio cours/bénéfice estimé en 2025 : 22,83
Autre acteur français en plein essor parmi les actions de défense, Dassault Aviation a été un pionnier dans la construction d’avions militaires depuis les années 1920, avec notamment la célèbre série MB d’avions de chasse et de bombardiers utilisés pendant la Seconde Guerre mondiale. Aujourd’hui, le Rafale est l’emblème du fabricant. La France possède déjà plus de 200 appareils Rafale, et la Grèce et la Croatie ont également passé des commandes au cours des quatre dernières années.
Le Rafale se mesure aux avions Lockheed Martin F-35, Boeing F/A-18, Eurofighter Typhoon et Saab Gripen. Les deux derniers sont également des concurrents européens. En termes de prix, le Rafale se situe entre le plus cher Eurofighter et le plus abordable Saab Gripen, et ses performances se trouvent également dans cette gamme.
À long terme, l’Europe envisage de procéder à des achats groupés de matériel militaire, ce qui pourrait entraîner une réduction de la diversité des armes et véhicules. Cependant, les experts en défense estiment que cela ne sera réalisable que sur une longue période. D’abord, les pays étendront leurs flottes avec les systèmes qu’ils utilisent déjà, comme en témoigne l’achat probable de nouveaux F-35 américains en France.
Cependant, Dassault Aviation détient un atout supplémentaire, car il a récemment été révélé qu’une part importante du budget colossal du plan ReArm Europe de la Commission européenne ne pourra être utilisée que pour des matériels militaires provenant de pays de l’UE. Cet argument, ainsi que les relations tendues avec les États-Unis, incite de plus en plus de pays, dont l’Allemagne, à reconsidérer leurs commandes auprès du fabricant américain Lockheed Martin.
Mais à long terme, Dassault Aviation est bien positionné pour sécuriser son avenir. Plusieurs pays européens collaborent sur le projet Future Combat Air System (FCAS), qui devrait livrer la prochaine génération d’avions de chasse d’ici 2040. Cette initiative peut être considérée comme le successeur du programme Eurofighter, auquel la France ne participait pas. Dassault Aviation joue un rôle majeur dans FCAS, aux côtés d’Airbus. L’avion qui émergera de ce projet devrait remplacer le Rafale autour de 2040.
Après un bénéfice supérieur aux attentes en 2024, les perspectives pour les années à venir restent favorables. Le carnet de commandes est déjà rempli pour les sept prochaines années, sans même tenir compte des dépenses supplémentaires en défense. De plus, Dassault Aviation détient une part importante de Thales, dont la valeur est estimée à environ 12 milliards d’euros, ce qui offre une sécurité supplémentaire pour Dassault et ses actionnaires.
Selon Bloomberg, le bénéfice par action de Dassault devrait augmenter chaque année, passant de 13,46 euros l’année dernière à 22,83 euros en 2027. Toutefois, les analystes demeurent prudents, sept sur dix-sept recommandant l’achat du titre.

6. Saab
- Capitalisation boursière : 213,83 milliards de couronnes suédoises (19,8 milliards d’euros)
- Bénéfice par action (BPA) ajusté : 7,74 couronnes suédoises (0,72 euro)
- Ratio cours/bénéfice prévu en 2025 : 39,35
Fondée en 1937, quelques années avant le début de la Seconde Guerre mondiale, Saab, officiellement connue sous le nom de Svenska Aeroplan Aktiebolaget, a vu le jour à une époque où la Suède, confrontée à des tensions géopolitiques croissantes, peinait à se fournir en avions militaires de qualité. En réponse, le gouvernement suédois a encouragé la production locale. Saab résulte de la fusion entre la Nohab Flygmotorfabrik et la Svenska Järnvägsverkstädernas Aeroplanavdelning, cette dernière étant principalement spécialisée dans la fabrication sous licence de modèles existants.
Le premier avion à réaction Saab 17, un bombardier en piqué, a effectué son vol inaugural en 1940, suivi deux ans plus tard par le Saab 18, un avion de combat novateur, le premier à intégrer un siège éjectable fonctionnant à la poudre au lieu de l’air comprimé. À la fin des années 1950, la Suède lance également la production de voitures particulières Saab, une division qui sera rachetée par General Motors en 1951.
Le Saab Gripen représente l’aviation de combat moderne de Saab. Bien que moins performant et moins avancé que des appareils comme le F-35 américain ou l’Eurofighter Typhoon, le Gripen offre l’avantage d’un coût significativement plus faible, ce qui a conduit à la commande de près de 200 appareils dans le monde, avec plusieurs autres commandes en cours. En Europe, la Suède exploite de 80 à 90 Gripen, tandis que la République tchèque et la Hongrie comptent une dizaine d’unités.
Saab a collaboré avec BAE Systems, le fabricant britannique, pour produire et exporter le Gripen à l’échelle mondiale. Toutefois, depuis 2011, BAE Systems a cédé sa participation de 35 % dans Saab à l’entreprise suédoise Investor AB.
Outre ses avions de combat, Saab produit également des avions d’entraînement pour les pilotes, des armes d’infanterie, des systèmes de missiles, des drones sous-marins, des radars et des technologies de furtivité. En 2023, l’entreprise a acquis le Britannique BlueBear, spécialisé dans la technologie de drones, ainsi que l’AI spécialiste CrowdAI.
Avec une augmentation des dépenses militaires en Europe, Saab bénéficie de la hausse de ses commandes. En 2024, les ventes ont progressé de 23,5 %, atteignant plus de 16,5 milliards d’euros. Saab anticipe une croissance accélérée dans les prochaines années, avec des prévisions de hausse des ventes de 16 % en 2025 et de 18 % en 2027. Le bénéfice par action de 7,74 couronnes suédoises devrait augmenter pour atteindre 12,51 couronnes. Cinq des onze analystes recommandent un achat du titre, bien que le sentiment général ait récemment montré une amélioration.

7. Babcock International Group
- Capitalisation boursière : 3,72 milliards d’euros
- Bénéfice par action (BPA) ajusté : 0,39 livre sterling (0,47 euro)
- Ratio cours/bénéfice prévu en 2025 : 16,21
Babcock International est une entreprise britannique spécialisée dans la défense, avec une présence mondiale dans les systèmes maritimes, aérospatiaux, la technologie nucléaire et les infrastructures. Fondée en 1891 sous le nom de Babcock & Wilcox, l’entreprise a initialement conçu des chaudières à vapeur avant de se diversifier dans la construction navale au début du XXe siècle. Elle a rapidement décroché des contrats pour la marine britannique pendant les deux guerres mondiales et a développé son activité dans la construction de centrales nucléaires dans les années 1960. Cependant, au fil du temps, le secteur énergétique de Babcock a été déficitaire, ce qui a conduit l’entreprise à se recentrer sur les services militaires et nucléaires.
Aujourd’hui, Babcock International propose une large gamme de produits et services, axés sur la conception, la construction et l’entretien de navires de guerre et de sous-marins. L’entreprise intervient également dans l’aviation militaire, notamment dans la location et la maintenance d’avions, ainsi que la formation de pilotes pour les armées française et britannique.
Bien que Babcock ait rencontré des difficultés dans les années 2019-2020, avec des alertes sur la baisse des commandes publiques, notamment à cause de l’annulation de contrats de location d’hélicoptères et de la suppression de 1 000 postes, l’entreprise a tout de même remporté un contrat clé en 2019 pour la construction de cinq frégates de type 31 pour la marine britannique. Ce contrat, d’une valeur de 1,49 milliard d’euros, permettra à Babcock de renforcer sa position sur le marché naval, avec une livraison prévue d’ici 2028.
En 2024, le BPA de Babcock était de 0,39 livre sterling et devrait atteindre 0,62 livre sterling d’ici 2027. À l’instar de son homologue BAE Systems, Babcock a moins profité de l’envolée des actions de la défense. Et ce si on compare avec d’autres entreprises européennes. Néanmoins, neuf des onze analystes suivent la recommandation d’acheter l’action. Ils soulignent ainsi la solidité de ses perspectives malgré les défis passés.

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