Le secteur pharmaceutique et biotech peine à recruter des centaines de profils par an

Le secteur pharmaceutique et biotech est confronté à un déficit grandissant de main-d’œuvre, avec une pénurie d’environ 400 profils par an, principalement en recherche et développement, en production et dans les métiers liés à la digitalisation, alerte vendredi la fédération sectorielle Essenscia.

Selon une étude de Deloitte commanditée par les partenaires industriels au sein de l’Observatoire national du secteur pharmaceutique, le secteur pharmaceutique et biotech aura besoin de 7.500 nouveaux collaborateurs en Belgique au cours des trois à cinq années à venir, soit une moyenne d’au moins 1.500 emplois (et 3.000 emplois indirects) supplémentaires sur base annuelle. Les trois quarts de ces nouveaux postes concernent la production et la recherche et développement mais aussi la digitalisation, le contrôle qualité et les services de support.

Un afflux de nouveau talent trop faible

« L’enquête montre cependant que l’afflux de nouveaux talents est trop faible pour répondre à cette croissance de l’emploi. Les étudiants qui optent pour une formation STEM technique ou scientifique sont ainsi encore trop peu nombreux – et ce constat vaut particulièrement pour les femmes et les jeunes issus de l’immigration. La mobilité entre les marchés du travail en Flandre, à Bruxelles et en Wallonie est également trop basse », explique Essenscia, la Fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie.

La croissance de l’emploi dans le secteur pharmaceutique et biotech belge connaît une forte tendance à la hausse depuis des années. Quelque 8.000 emplois ont été créés depuis 2015, ce qui correspond à une augmentation de 23% de l’occupation sectorielle, soit plus de 40.000 postes.

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