Le pétrole grimpe après de nouvelles frappes sur des raffineries russes

Les prix du pétrole débutaient la semaine en hausse lundi à la suite de nouvelles frappes de drones sur les raffineries russes au cours du week-end, et des données économiques meilleures qu’attendu venant de Chine.

Vers 11H35, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, prenait 0,86% à 86,07 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison en avril, gagnait 1,02% à 81,87 dollars. “Des données positives sur la Chine et de nouvelles attaques sur les installations russes de traitement du pétrole ont fait grimper” les prix du brut, commente Bjarne Schieldrop, analyste chez Seb.

Une nouvelle attaque de drones, imputée à l’Ukraine, a provoqué l’incendie de la raffinerie de Slaviansk-sur-Kouban dans le sud de la Russie, dans la région de Krasnodar, ont indiqué dimanche les autorités régionales. L’armée russe a par ailleurs affirmé avoir abattu dans la nuit 35 drones ukrainiens au-dessus de différentes régions de la Russie, dont celle de Moscou, un chiffre particulièrement élevé.   Samedi, une raffinerie a été incendiée à Samara, à quelque 1.000 km de la frontière ukrainienne, après des attaques de drones.

   La semaine passée, le brut avait déjà grimpé en raison du risque géopolitique en Russie, après qu’une raffinerie de pétrole a été visée par un drone mercredi à Riazan. Mardi une autre raffinerie avait été visée dans la région de Nijni Novgorod, à 800 km de la frontière avec l’Ukraine. “Les attaques de drones ukrainiens contre les infrastructures pétrolières russes ont surpris le marché, car nombre d’entre elles se situent à l’intérieur même de la Russie”, explique Bjarne Schieldrop.

   Si l’approvisionnement en brut ne devrait pas être perturbé pour le moment, “des capacités de raffinage de pétrole pourraient être perdues à cause de ces attaques”, poursuit-il. “Les conséquences de ces attaques devrait donc surtout se faire sentir sur les marges de raffinage et moins sur les prix du brut”, même si elles ont “un effet de contagion” sur le pétrole, affirme M. Schieldrop.

   En parallèle, “les données sur la production industrielle chinoise ont été supérieures aux attentes“, rassurant les investisseurs sur la santé économique du pays et donc sur sa demande en brut, expliquent les analystes de DNB. La production industrielle a accéléré en janvier-février (+7% sur un an), contre +6,8% en décembre. La demande venant de Chine, premier importateur de brut au monde, reste en effet scrutée par le marché.

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