Décrochages d’onduleurs: Ores publie une carte interactive des zones les plus touchées

Belga

Ores vient de publier une cartographie des quartiers les plus touchés en Wallonie par les surtensions qui font décrocher les installations photovoltaïques des particuliers. Aucune commune n’est épargnée.

En Wallonie, les décrochages d’onduleur sont de plus en plus fréquents avec le boom des installations solaires ces dernières années. Dans les quartiers où les installations solaires sont nombreuses, les installations se mettent en sécurité et stoppent à cause des surtensions causées par l’injection massive d’électricité dans le réseau de distribution local, surtout par temps ensoleillé. Ces interruptions perturbent la production électrique des “prosumers” concernés.  

La carte laisse apparaître de fréquentes zones rouges dans le Brabant wallon, dans le sud du Hainaut ainsi qu’en province de Luxembourg. © DR

Dans ce contexte, Ores, le principal gestionnaire du réseau électrique en Wallonie, vient de publier sur son site une carte interactive des quartiers où les décrochages d’onduleurs sont les plus fréquents. Sur les 360 000 prosumers wallons, 280 000 sont connectés au réseau d’Ores. Il n’y a donc pas de données disponibles pour une grande partie de la province de Liège desservie par Resa, la ville de Wavre (REW), la région d’Andenne et Viroinval (AIEG), ainsi que six communes du sud du Hainaut (AIESH).  

Ces données sont basées sur les relevés des compteurs communicants, ce qui couvre environ 15 % des ménages équipés. La carte utilise des codes couleurs pour indiquer les zones présentant respectivement un faible risque (en vert, moins de 10 %), un risque moyen (en orange entre 10 et 20 %) et un risque élevé (en rouge plus de 20 %) de décrochages pendant au moins deux heures sur une journée. En gris, on peut voir les zones qui sont dépourvues de compteurs communicants et où aucune donnée n’est fournie.  

Aucune commune n’est épargnée 

On peut observer sur la carte des zones rouges dans le Brabant wallon, dans le sud du Hainaut ainsi qu’en province de Luxembourg. Presque aucune commune n’est épargnée par des surtensions plus fréquentes localement. La carte est amenée à s’affiner au fur et à mesure de l’installation des compteurs communicants. Ores a installé jusqu’à ce jour 230 000 de compteurs communicants chez ses clients, ce qui représente 16 % de son parc de près de 1,4 million de boîtiers. La fin de ces installations est prévue pour 2030 même si de nombreux observateurs doutent de la réalisation effective sur tout le territoire à cette échéance.  

Outre la vue d’ensemble des décrochages signalés via la carte, le “prosumer” peut  signaler lui-même en quelques lignes et à l’aide de photos et de documents certains types de problèmes rencontrés: le décrochage de l’onduleur, un souci de rechargement d’un véhicule électrique ou une anomalie de tension.  

Ores prévoit d’ajouter des informations sur son calendrier d’investissements visant à moderniser le réseau et à éliminer progressivement ces décrochages. Sur les 70 000 départs basse tension du réseau, 10 000 points critiques ont été identifiés. Dès cette année, le gestionnaire de réseau s’engage à intervenir sur 1 250 de ces circuits pour les optimiser ou les remplacer.  En attendant ces aménagements, pour éviter les surtensions sur le réseau, il est conseillé aux ménages d’autoconsommer au maximum au moment de la journée où leurs panneaux produisent le plus d’énergie.  

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