Le taux d'inflation est quasi nul en Belgique grâce à l'effet modérateur, issu notamment du coût de l'énergie, qui a dégringolé (-16,3 %). Par contre, poursuivant sur sa lancée du 1er trimestre, les prix des produits alimentaires ont continué leur tendance haussière. Au 2e trimestre, ils ont augmenté de 3,2% selon les chiffres de l'Observatoire des prix qui dépend du SPF ...

Le taux d'inflation est quasi nul en Belgique grâce à l'effet modérateur, issu notamment du coût de l'énergie, qui a dégringolé (-16,3 %). Par contre, poursuivant sur sa lancée du 1er trimestre, les prix des produits alimentaires ont continué leur tendance haussière. Au 2e trimestre, ils ont augmenté de 3,2% selon les chiffres de l'Observatoire des prix qui dépend du SPF Economie. En cause, le coût des produits frais non transformés qui s'est envolé de 6,1%. Ainsi, le prix de la viande a augmenté de 3,5%. Une hausse peu marquée sur le boeuf mais fortement sur le porc dont la demande dépasse largement l'offre réduite en raison de la peste porcine africaine. Les fruits se sont, eux, envolés de 11,6%. Les uns en raison d'une mauvaise récolte 2019 (les pommes et poires vendues actuellement ont été cueillies l'an dernier), les autres en raison d'un problème de main-d'oeuvre (bloqués par la pandémie, les saisonniers furent nettement moins nombreux) et de sécheresse au printemps. Les légumes frais ne sont pas en reste avec une hausse de 8,5% pour le même genre de raisons. Les moules (conditions climatiques) et les crevettes (dont le décorticage au Maroc a été fortement réduit en raison du Covid) ont aussi connu une tendance à la hausse. Outre des problèmes de main-d'oeuvre, la pandémie a aussi engendré une hausse des coûts de la logistique vu les complications administratives aux frontières et la réduction du nombre de transporteurs disponibles. Elle a aussi provoqué une augmentation significative des prix dans les supermarchés. En cause, l'interdiction des promotions décrétée par le gouvernement fédéral. Ce n'est qu'en juin qu'elles ont retrouvé un semblant de normalité. Néanmoins, le prix des produits frais n'est toujours pas revenu à son niveau antérieur malgré une plus grande disponibilité de l'offre et la forte baisse des coûts de transport.