Qui n'a pas déjà rêvé de devenir un sorcier ou une sorcière ? Avouez-le, vous aussi vous attendez toujours secrètement la venue de cette fameuse lettre de l'école de sorcellerie de Poudlard, comme Harry Potter dans les célèbres romans de J.K Rowling. Mais aujourd'hui, la réalité a dépassé la fiction. La sorcellerie fait son grand retour sur les réseaux sociaux.

Et c'est principalement sur la plateforme TikTok que cela se passe. Le hashtag #witchtok (combinaison de witch, sorcier en anglais, et tok du nom du réseau social) a en effet dépassé les 20 milliards de vues, preuve que le sujet intéresse. Le hashtag #babywitch (jeune sorcier en anglais) a lui dépassé les 2 milliards de vues et montre que les jeunes adeptes se multiplient. Mais comment expliquer un tel phénomène ? De quel genre de magie parle-t-on ? Rencontre avec une de ces sorcières, Myoline, connue via le compte @girlandesoterism et suivie par plus de 53 000 personnes sur Tik Tok.

"Se donner le pouvoir de changer le cours de son destin"

C'est à la suite d'un traumatisme personnel puis d'une rencontre avec une pratiquante de la médecine alternative que Myoline commence à s'intéresser à la sorcellerie. L'objectif pour la jeune femme est de "me faire du bien, de reprendre le contrôle de ma vie. Lancer des sorts, c'est un moyen d'être libre, de se donner le pouvoir de changer le cours de son destin."

La jeune sorcière effectue donc ses propres recherches. Elle choisit la sorcellerie par les éléments (l'air, l'eau, la terre et le feu) ou encore la cartomancie (tirage des cartes). Elle ne lance jamais de sorts sur les autres, seulement des sorts pour ses propres besoins personnels. Des sorts d'argent, de réussite et de guérison qu'elle exerce au moyen de plantes, de pierres, de prières autour d'autels ornés de croix sacrées. Le tout réalisé lors de cérémonies consacrées, et au déroulement bien précis.

"Nous sommes en quête de repères"

Myoline explique le succès de la sorcellerie auprès des jeunes par "une perte de repères. La vie est de plus en plus difficile et tout va très vite." Dans un monde où l'avenir paraît de plus en plus incertain, la sorcellerie semble donc offrir à ces jeunes de nouveaux repères. Cette pratique donne à ses adeptes le sentiment de reprendre le contrôle sur des choses qui leur paraissaient jusqu'à maintenant incontrôlables.

L'étudiante ingénieure s'appuie aussi sur la science pour justifier sa pratique. "Aujourd'hui, la science évolue. On sait que les ondes, l'énergie sont des forces existantes, mais pas forcément visibles. Ce n'est donc pas incohérent de penser qu'on peut contrôler nous-même ces forces et qu'il y a quelque chose d'impalpable là-dedans".

Et ils sont visiblement tous les jours un peu plus nombreux à partager ce raisonnement. Les "baby witches" se multiplient, et certains d'entre eux contactent directement Myoline pour avoir ses conseils, ce qu'elle fait avec plaisir. "Il ne faut pas faire n'importe quoi avec la magie. Il faut apprendre à faire correctement les choses pour ne pas faire de bêtises."

Aurore Dessaigne

Qui n'a pas déjà rêvé de devenir un sorcier ou une sorcière ? Avouez-le, vous aussi vous attendez toujours secrètement la venue de cette fameuse lettre de l'école de sorcellerie de Poudlard, comme Harry Potter dans les célèbres romans de J.K Rowling. Mais aujourd'hui, la réalité a dépassé la fiction. La sorcellerie fait son grand retour sur les réseaux sociaux. Et c'est principalement sur la plateforme TikTok que cela se passe. Le hashtag #witchtok (combinaison de witch, sorcier en anglais, et tok du nom du réseau social) a en effet dépassé les 20 milliards de vues, preuve que le sujet intéresse. Le hashtag #babywitch (jeune sorcier en anglais) a lui dépassé les 2 milliards de vues et montre que les jeunes adeptes se multiplient. Mais comment expliquer un tel phénomène ? De quel genre de magie parle-t-on ? Rencontre avec une de ces sorcières, Myoline, connue via le compte @girlandesoterism et suivie par plus de 53 000 personnes sur Tik Tok. C'est à la suite d'un traumatisme personnel puis d'une rencontre avec une pratiquante de la médecine alternative que Myoline commence à s'intéresser à la sorcellerie. L'objectif pour la jeune femme est de "me faire du bien, de reprendre le contrôle de ma vie. Lancer des sorts, c'est un moyen d'être libre, de se donner le pouvoir de changer le cours de son destin." La jeune sorcière effectue donc ses propres recherches. Elle choisit la sorcellerie par les éléments (l'air, l'eau, la terre et le feu) ou encore la cartomancie (tirage des cartes). Elle ne lance jamais de sorts sur les autres, seulement des sorts pour ses propres besoins personnels. Des sorts d'argent, de réussite et de guérison qu'elle exerce au moyen de plantes, de pierres, de prières autour d'autels ornés de croix sacrées. Le tout réalisé lors de cérémonies consacrées, et au déroulement bien précis. Myoline explique le succès de la sorcellerie auprès des jeunes par "une perte de repères. La vie est de plus en plus difficile et tout va très vite." Dans un monde où l'avenir paraît de plus en plus incertain, la sorcellerie semble donc offrir à ces jeunes de nouveaux repères. Cette pratique donne à ses adeptes le sentiment de reprendre le contrôle sur des choses qui leur paraissaient jusqu'à maintenant incontrôlables. L'étudiante ingénieure s'appuie aussi sur la science pour justifier sa pratique. "Aujourd'hui, la science évolue. On sait que les ondes, l'énergie sont des forces existantes, mais pas forcément visibles. Ce n'est donc pas incohérent de penser qu'on peut contrôler nous-même ces forces et qu'il y a quelque chose d'impalpable là-dedans". Et ils sont visiblement tous les jours un peu plus nombreux à partager ce raisonnement. Les "baby witches" se multiplient, et certains d'entre eux contactent directement Myoline pour avoir ses conseils, ce qu'elle fait avec plaisir. "Il ne faut pas faire n'importe quoi avec la magie. Il faut apprendre à faire correctement les choses pour ne pas faire de bêtises." Aurore Dessaigne