L'enquête porte sur la période entre 2011 et 2019, selon le procureur général Leif Gorts. "Nous avons de bonnes raisons de croire que des faits de corruption auraient pu être commis en Irak durant cette période, et avons donc jugé nécessaire d'ouvrir une enquête péliminaire", a précisé le magistrat à l'AFP, soulignant que les investigations ne font que commencer.

L'affaire avait éclaté en février en amont de la publication d'une vaste enquête de presse coordonnée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).

Le directeur général de l'équipementier suédois, Borje Ekholm, avait alors admis dans un entretien à la presse que certains de ses employés pouvaient effectivement avoir versé des pots de vin à des membres de l'État islamique en échange d'un accès libre à des routes traversant des zones contrôlées par l'organisation, en Irak.

Les révélations du consortium avaient contraint Ericsson à rendre publiques les conclusions d'une enquête interne, identifiant des faits de possible corruption pendant de nombreuses années dans les activités irakiennes du groupe entre 2011 et 2019. Cette affaire inquiète les investisseurs car Ericsson a un passif en la matière.

En décembre 2019, le groupe avait déjà payé un milliard de dollars à la justice américaine pour clore des poursuites de corruption dans cinq autres pays (Djibouti, Chine, Vietnam, Indonésie et Koweït), dans le cadre d'un accord transactionnel ("Deferred prosecution agreement").

Le groupe est actuellement engagé dans une rude bataille mondiale avec le chinois Huawei et le finlandais Nokia pour construire les réseaux 5G à travers le monde, sur fond de tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Chine concernant ces équipements sensibles.

Depuis mi-février, l'action du fleuron suédois, qui emploie près de 100.000 personnes dans le monde, a perdu près d'un quart de sa valeur. Fin mars, son patron Börje Ekholm et le reste de la direction avaient perdu un vote clé lors de l'assemblée générale des actionnaires, tout en conservant leurs postes

L'enquête porte sur la période entre 2011 et 2019, selon le procureur général Leif Gorts. "Nous avons de bonnes raisons de croire que des faits de corruption auraient pu être commis en Irak durant cette période, et avons donc jugé nécessaire d'ouvrir une enquête péliminaire", a précisé le magistrat à l'AFP, soulignant que les investigations ne font que commencer.L'affaire avait éclaté en février en amont de la publication d'une vaste enquête de presse coordonnée par le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ).Le directeur général de l'équipementier suédois, Borje Ekholm, avait alors admis dans un entretien à la presse que certains de ses employés pouvaient effectivement avoir versé des pots de vin à des membres de l'État islamique en échange d'un accès libre à des routes traversant des zones contrôlées par l'organisation, en Irak.Les révélations du consortium avaient contraint Ericsson à rendre publiques les conclusions d'une enquête interne, identifiant des faits de possible corruption pendant de nombreuses années dans les activités irakiennes du groupe entre 2011 et 2019. Cette affaire inquiète les investisseurs car Ericsson a un passif en la matière.En décembre 2019, le groupe avait déjà payé un milliard de dollars à la justice américaine pour clore des poursuites de corruption dans cinq autres pays (Djibouti, Chine, Vietnam, Indonésie et Koweït), dans le cadre d'un accord transactionnel ("Deferred prosecution agreement").Le groupe est actuellement engagé dans une rude bataille mondiale avec le chinois Huawei et le finlandais Nokia pour construire les réseaux 5G à travers le monde, sur fond de tensions géopolitiques entre les États-Unis et la Chine concernant ces équipements sensibles.Depuis mi-février, l'action du fleuron suédois, qui emploie près de 100.000 personnes dans le monde, a perdu près d'un quart de sa valeur. Fin mars, son patron Börje Ekholm et le reste de la direction avaient perdu un vote clé lors de l'assemblée générale des actionnaires, tout en conservant leurs postes