Le covid peut être long et le fétichisme du calendrier, opiniâtre. Contaminé en même temps que huit autres personnes au sortir d'une réunion d'affaires, Bruno De Smet est un miraculé de la médecine. A deux reprises, l'hôpital universitaire de Louvain avait en effet prévenu la famille que la fin approchait. Mais l'homme s'est accroché et, après 49 jours de coma, est revenu à la vie. Entretemps, il a perdu 25 kilos, vu ses muscles fondre et sa capacité pulmonaire se réduire.

Victime d'un covid long, terme qui n'existait pas encore à l'époque, il doit réapprendre les premiers gestes de la vie: boire, manger, marcher. "La première année, la mutuelle assurait 60% de mon salaire", commente Bruno De Smet, inscrit sur le payroll d'Avanti ES, une PME de Flandre-Occidentale spécialisée dans l'installation de dashcams à bord de voitures.

"Ensuite, mon dossier est passé à l'Inami, qui m'a signifié voici six mois que j'avais droit à 38 euros par jour. Totalement insuffisant! Même si de janvier à maintenant, ma capacité pulmonaire est montée de 47 à 57%, je vis toujours comme quelqu'un qui n'a qu'un poumon. Mes jambes me font horriblement souffrir. L'acupuncture les soulage mais chaque séance coûte 75 euros et selon les médecins, ce mal peut durer sept ans. Je dois puiser dans mon épargne et me demande comment font les autres", s'indigne Bruno qui, au cours de l'émission Zevende Dag, a eu l'occasion de demander au ministre Vandenbroucke pourquoi davantage de moyens n'étaient pas libérés pour venir en aide aux victimes de covid long. "Envoyez-moi le détail de votre situation par courriel, m'a-t-il été répondu. Je l'ai fait mais n'ai jusqu'à présent reçu aucune réponse".

Le covid peut être long et le fétichisme du calendrier, opiniâtre. Contaminé en même temps que huit autres personnes au sortir d'une réunion d'affaires, Bruno De Smet est un miraculé de la médecine. A deux reprises, l'hôpital universitaire de Louvain avait en effet prévenu la famille que la fin approchait. Mais l'homme s'est accroché et, après 49 jours de coma, est revenu à la vie. Entretemps, il a perdu 25 kilos, vu ses muscles fondre et sa capacité pulmonaire se réduire.Victime d'un covid long, terme qui n'existait pas encore à l'époque, il doit réapprendre les premiers gestes de la vie: boire, manger, marcher. "La première année, la mutuelle assurait 60% de mon salaire", commente Bruno De Smet, inscrit sur le payroll d'Avanti ES, une PME de Flandre-Occidentale spécialisée dans l'installation de dashcams à bord de voitures. "Ensuite, mon dossier est passé à l'Inami, qui m'a signifié voici six mois que j'avais droit à 38 euros par jour. Totalement insuffisant! Même si de janvier à maintenant, ma capacité pulmonaire est montée de 47 à 57%, je vis toujours comme quelqu'un qui n'a qu'un poumon. Mes jambes me font horriblement souffrir. L'acupuncture les soulage mais chaque séance coûte 75 euros et selon les médecins, ce mal peut durer sept ans. Je dois puiser dans mon épargne et me demande comment font les autres", s'indigne Bruno qui, au cours de l'émission Zevende Dag, a eu l'occasion de demander au ministre Vandenbroucke pourquoi davantage de moyens n'étaient pas libérés pour venir en aide aux victimes de covid long. "Envoyez-moi le détail de votre situation par courriel, m'a-t-il été répondu. Je l'ai fait mais n'ai jusqu'à présent reçu aucune réponse".