Le secteur des assurances n'échappe pas à la tendance : le développement de services, de produits et de processus doit aller très vite. Mais c'est loin d'être évident. Jef Bussens : "Une compagnie d'assurance possède un lourd bagage de systèmes informatiques et doit tenir compte d'une foule de réglementations, de normes de conformité et de principes de gouvernance. Dans la mesure où la numérisation est une nécessité absolue, Vivium a décidé de mettre en place un Digital Lab, en parallèle des changements IT déjà prévus. Un peu comme un hors-bord qui navigue à côté d'un tanker."

La barre a été placée très haut dès le début : l'objectif consistait à pouvoir lancer rapidement de nouvelles solutions au profit des collaborateurs, des courtiers ou des clients. "Les solutions numériques ne doivent pas forcément être chères ou chronophages. Nous nous fixons pour objectif d'adopter une méthode de travail aussi concrète que possible pour chaque projet, et de fournir un produit entièrement exploitable dès la première phase", précise Jef Bussens.

Des collaborateurs désireux de concrétiser leur idée

Une équipe pluridisciplinaire est formée pour chaque projet. Elle regroupe différents profils. "L'équipe se compose de plusieurs rêveurs, d'inspirateurs qui suivent une idée en partant du terrain. Elle comprend aussi un "champion", un expert qui connaît la méthodologie et qui sait ce qui pourra être réalisé ou non en quelques semaines. Il identifie également les décisions importantes. Enfin, il y a le développeur, chargé de la mise en oeuvre concrète. Nous ne cherchons pas nécessairement des spécialistes techniques ou fonctionnels, mais plutôt des collaborateurs motivés et désireux de porter fièrement leur projet et de le mener à bien."

Les experts du Digital Lab partent d'une nouvelle technologie, d'une question concrète ou d'un cas d'utilisation. "Une première itération peut déjà déboucher sur un produit exploitable après trois à quatre semaines, par exemple une app. Nous collectons ensuite du feed-back et poursuivons le travail sur cette base. Cette période de test nous permet de savoir où nous en sommes : si elle s'accompagne d'un business case valable, nous pouvons peaufiner le développement. S'il reste des problèmes ou si la solution ne semble pas être la bonne, nous devons rectifier le tir. Dans ce cas, il faut oser abandonner certains aspects."

De nouveaux développements moins risqués

Cette méthode de travail réduit les risques inhérents aux nouveaux développements. "Nous avons lancé cette nouvelle méthodologie l'an dernier et elle a déjà donné de beaux résultats. Je pense notamment à une application mobile destinée aux collègues qui réalisent des analyses de risques dans le cadre des offres. Le processus papier a été numérisé et simplifié", explique le spécialiste du numérique. "Si ce genre de projet s'avère fructueux et doit être déployé à plus grande échelle, nous passons le flambeau pour l'intégration dans le système informatique existant, ce qui nous permet de nous concentrer sur d'autres applications innovantes."

Quelle est la clé du succès du Digital Lab? "Le Digital Lab doit son succès à plusieurs facteurs, à commencer par la nouvelle culture de notre entreprise, qui a permis la mise en place de cette méthode de travail. Les idées de nos équipes deviennent des rêves. Je soulignerai aussi l'interaction et la communication rapide entre les personnes impliquées. Sans oublier notre volonté d'éviter à tout prix la complexité technique", conclut Jef Bussens.

Le lauréat du Prix du public recevra 5000 euros et une place sur la scène du Vivium Digital Summit. Choisissez votre favori dans la liste des 12 nominés. Les votes seront ouverts jusqu'au mardi 8 octobre sur le site via www.viviumdigitalawards.be