Une crise est une menace pour les uns, une opportunité pour les autres. Un consultant s'intéresse essentiellement aux opportunités, à l'instar de KPMG. "Nos propres recherches montrent que la crise que nous avons connue comporte quatre phases", explique Peter Lauwers, Managing Partner Advisory.

"Ces phases se résument par quatre R : réaction (assurer que tout est sous contrôle), résilience (veiller à être agile et à vous adapter à la nouvelle situation), reprise (redémarrer et identifier les opportunités afférentes) et nouvelle réalité (vous positionner dans la nouvelle normalité). Nous sommes actuellement en phase de reprise, mais de nombreuses entreprises réfléchissent heureusement déjà activement à la nouvelle réalité."

"Nous voulons surtout aider les entreprises à trouver leur place dans la quatrième phase", renchérit Wim Ilsbroux. Le Strategy Partner estime qu'il est particulièrement important de développer une nouvelle vision ou d'adapter la vision existante et d'en évaluer les conséquences. "À nos yeux, il convient de considérer huit thématiques stratégiquement pertinentes pour anticiper la période à venir", souligne Ilsbroux. "Elles vous aideront à orienter votre stratégie d'entreprise dans la bonne direction."

Le nouveau travail

"Ces huit thèmes témoignent du fait que le monde a changé depuis le 13 mars 2020", précise Wim Ilsbroux. "Prenez notre méthode de travail. Le télétravail est la nouvelle normalité. Nous avons organisé plus de réunions sur Zoom et Teams que jamais et les entreprises qui étaient sceptiques à l'idée de proposer du télétravail à leurs collaborateurs admettent avoir eu tort. Ce phénomène n'est pas sans conséquence. Un de nos clients souhaite rationaliser ses activités dans différents pays. En 2019, la solution aurait été de les centraliser. Il a aujourd'hui décidé de travailler avec des hubs virtuels, articulés autour d'activités précises. Cette approche lui évite une réorganisation profonde."

Le travail est, bien sûr, une vaste thématique. "La situation de ces derniers mois nous a appris que les gens sont vulnérables", pointe Ilsbroux. "Il est intelligent d'automatiser ce qui peut l'être. L'automatisation permet d'améliorer la sécurité et l'efficacité. Le défi consiste cependant à savoir comment les travailleurs appréhendent les machines et collaborent avec elles."

La Chine est-elle encore l'usine du monde?

Qui plus est, des thématiques telles que la chaîne d'approvisionnement et les changements de comportement des clients sont des sujets brûlants, tout comme l'importance du purpose et l'avenir de la mondialisation. Wim Ilsbroux : "Jusqu'il y a peu, nous considérions la Chine comme l'usine du monde, mais cette image a radicalement changé. De nombreuses entreprises rapatrient la production dans le pays d'origine ou cherchent des alternatives. Un de nos clients voulait récemment augmenter sa production. Il se serait autrefois presque automatiquement tourné vers la Chine, mais il n'est plus convaincu par cette idée aujourd'hui. Nous étudions actuellement les pays sur lesquels nous pourrions compter. Ce bouleversement est dû au Covid-19, mais aussi à la possibilité de guerres commerciales."

Pensons, enfin, aux conséquences des tendances macro-économiques. "Les dettes des gouvernements, des entreprises et des particuliers ont augmenté", admet Wim Ilsbroux. "La dette publique de notre pays nous rend sensibles à une récession prolongée. En outre, toutes les entreprises ne sortent pas indemnes de cette crise. Cela se traduira par des réductions de coûts, des réorganisations et, à un peu plus long terme, une réduction des activités non essentielles. Mais une crise de cette ampleur révèle également l'importance de la gestion des risques. J'estime que l'évaluation dynamique des risques gagnera en importance dans les exercices stratégiques."

Numériser, c'est cocréer

On constate avec surprise qu'une partie de la réponse se trouve dans la numérisation dans bon nombre de ces domaines. Les clients se tournent de plus en plus vers l'e-commerce, le télétravail nécessite une certaine technologie, la robotique gagne en importance... "Nous avons les deux pieds dans la quatrième révolution industrielle et elle s'accompagne de multiples opportunités", affirme Öztürk Taspinar, Digital Transformation Partner. "Les entreprises semblent cependant avoir du mal à en prendre conscience. La combinaison de deux dimensions permet déjà d'atteindre l'objectif : l'application d'une méthode éprouvée et l'audace d'expérimenter. Sans oublier qu'un parcours de numérisation est "ludique", car il laisse souvent libre cours à la cocréation."

Ce dernier point s'avère important. "Aujourd'hui, construire un écosystème autour de vous est une force énorme ", souligne Taspinar. "Il suffit de regarder l'exemple récent de Belfius et Proximus, deux entreprises qui n'ont (presque) rien en commun à première vue, mais qui vont pouvoir créer plus de valeur en combinant leurs plateformes. Elles pourront, en outre, développer de nouveaux produits et services numériques. Elles y parviendraient nettement moins facilement sans unir leurs forces. "

"Vous devez oser vous réinventer sans cesse ", conclut Taspinar. " Osez expérimenter dans votre organisation. Voyez-y la seule manière d'offrir une expérience client supérieure et de gagner les clients que vous visez. " Taspinar explique que l'entreprise de demain sera essentiellement connectée. Il s'agira d'arriver à une organisation "customer first"." KPMG a mis au point un outil d'analyse rapide, qui permet aux entreprises de tester la maturité numérique "customer first".

"Nous nous trouvons, par ailleurs, à un moment charnière ", ajoute Peter Lauwers. "Si vous ne réagissez pas maintenant, vous risquez de perdre votre pertinence. J'espère que les entreprises se rendent compte de cette urgence. "

Plus d'informations sur la vision de l'avenir de KPMG ?

Une crise est une menace pour les uns, une opportunité pour les autres. Un consultant s'intéresse essentiellement aux opportunités, à l'instar de KPMG. "Nos propres recherches montrent que la crise que nous avons connue comporte quatre phases", explique Peter Lauwers, Managing Partner Advisory."Ces phases se résument par quatre R : réaction (assurer que tout est sous contrôle), résilience (veiller à être agile et à vous adapter à la nouvelle situation), reprise (redémarrer et identifier les opportunités afférentes) et nouvelle réalité (vous positionner dans la nouvelle normalité). Nous sommes actuellement en phase de reprise, mais de nombreuses entreprises réfléchissent heureusement déjà activement à la nouvelle réalité.""Nous voulons surtout aider les entreprises à trouver leur place dans la quatrième phase", renchérit Wim Ilsbroux. Le Strategy Partner estime qu'il est particulièrement important de développer une nouvelle vision ou d'adapter la vision existante et d'en évaluer les conséquences. "À nos yeux, il convient de considérer huit thématiques stratégiquement pertinentes pour anticiper la période à venir", souligne Ilsbroux. "Elles vous aideront à orienter votre stratégie d'entreprise dans la bonne direction.""Ces huit thèmes témoignent du fait que le monde a changé depuis le 13 mars 2020", précise Wim Ilsbroux. "Prenez notre méthode de travail. Le télétravail est la nouvelle normalité. Nous avons organisé plus de réunions sur Zoom et Teams que jamais et les entreprises qui étaient sceptiques à l'idée de proposer du télétravail à leurs collaborateurs admettent avoir eu tort. Ce phénomène n'est pas sans conséquence. Un de nos clients souhaite rationaliser ses activités dans différents pays. En 2019, la solution aurait été de les centraliser. Il a aujourd'hui décidé de travailler avec des hubs virtuels, articulés autour d'activités précises. Cette approche lui évite une réorganisation profonde."Le travail est, bien sûr, une vaste thématique. "La situation de ces derniers mois nous a appris que les gens sont vulnérables", pointe Ilsbroux. "Il est intelligent d'automatiser ce qui peut l'être. L'automatisation permet d'améliorer la sécurité et l'efficacité. Le défi consiste cependant à savoir comment les travailleurs appréhendent les machines et collaborent avec elles."Qui plus est, des thématiques telles que la chaîne d'approvisionnement et les changements de comportement des clients sont des sujets brûlants, tout comme l'importance du purpose et l'avenir de la mondialisation. Wim Ilsbroux : "Jusqu'il y a peu, nous considérions la Chine comme l'usine du monde, mais cette image a radicalement changé. De nombreuses entreprises rapatrient la production dans le pays d'origine ou cherchent des alternatives. Un de nos clients voulait récemment augmenter sa production. Il se serait autrefois presque automatiquement tourné vers la Chine, mais il n'est plus convaincu par cette idée aujourd'hui. Nous étudions actuellement les pays sur lesquels nous pourrions compter. Ce bouleversement est dû au Covid-19, mais aussi à la possibilité de guerres commerciales."Pensons, enfin, aux conséquences des tendances macro-économiques. "Les dettes des gouvernements, des entreprises et des particuliers ont augmenté", admet Wim Ilsbroux. "La dette publique de notre pays nous rend sensibles à une récession prolongée. En outre, toutes les entreprises ne sortent pas indemnes de cette crise. Cela se traduira par des réductions de coûts, des réorganisations et, à un peu plus long terme, une réduction des activités non essentielles. Mais une crise de cette ampleur révèle également l'importance de la gestion des risques. J'estime que l'évaluation dynamique des risques gagnera en importance dans les exercices stratégiques."On constate avec surprise qu'une partie de la réponse se trouve dans la numérisation dans bon nombre de ces domaines. Les clients se tournent de plus en plus vers l'e-commerce, le télétravail nécessite une certaine technologie, la robotique gagne en importance... "Nous avons les deux pieds dans la quatrième révolution industrielle et elle s'accompagne de multiples opportunités", affirme Öztürk Taspinar, Digital Transformation Partner. "Les entreprises semblent cependant avoir du mal à en prendre conscience. La combinaison de deux dimensions permet déjà d'atteindre l'objectif : l'application d'une méthode éprouvée et l'audace d'expérimenter. Sans oublier qu'un parcours de numérisation est "ludique", car il laisse souvent libre cours à la cocréation."Ce dernier point s'avère important. "Aujourd'hui, construire un écosystème autour de vous est une force énorme ", souligne Taspinar. "Il suffit de regarder l'exemple récent de Belfius et Proximus, deux entreprises qui n'ont (presque) rien en commun à première vue, mais qui vont pouvoir créer plus de valeur en combinant leurs plateformes. Elles pourront, en outre, développer de nouveaux produits et services numériques. Elles y parviendraient nettement moins facilement sans unir leurs forces. " "Vous devez oser vous réinventer sans cesse ", conclut Taspinar. " Osez expérimenter dans votre organisation. Voyez-y la seule manière d'offrir une expérience client supérieure et de gagner les clients que vous visez. " Taspinar explique que l'entreprise de demain sera essentiellement connectée. Il s'agira d'arriver à une organisation "customer first"." KPMG a mis au point un outil d'analyse rapide, qui permet aux entreprises de tester la maturité numérique "customer first"."Nous nous trouvons, par ailleurs, à un moment charnière ", ajoute Peter Lauwers. "Si vous ne réagissez pas maintenant, vous risquez de perdre votre pertinence. J'espère que les entreprises se rendent compte de cette urgence. "Plus d'informations sur la vision de l'avenir de KPMG ?