La crise du coronavirus a-t-elle influencé la façon dont les Belges épargnent et investissent ?

Xavier Falla : " Les Belges ont eu tendance à épargner davantage, 23% des répondants de notre Observatoire de l'épargne ayant mis plus d'argent de côté. Leur premier objectif est plus que jamais la sécurité financière, citée par 57% des épargnants. "

Ont-ils été plus attentifs à l'impact sociétal de leurs placements ?

Xavier Falla : " C'est un critère de plus en plus important à leurs yeux et c'est une très bonne chose. Mais ne perdons pas de vue que le premier impact positif pour la société est simplement d'investir son argent, surtout en période de crise. L'argent qui dort sur un compte d'épargne est néfaste pour le client - en raison des taux très bas -, l'économie et le climat. La transition énergétique par exemple nécessite des investissements colossaux, ce qui offre autant d'opportunités aux épargnants de donner un sens à leurs placements. "

Qu'est-ce qui empêche encore les épargnants d'investir ?

Xavier Falla : " L'habitude et la peur sont de puissants moteurs, mais aussi de mauvais conseillers. Les taux proposés sur un compte d'épargne ne vont pas remonter de sitôt. Et le risque intrinsèque aux investissements peut être maitrisé par un long horizon de placement. C'est pourquoi nous proposons des plans d'investissements permettant d'investir efficacement dès 25 euros par mois. L'épargnant peut ainsi investir tôt et s'habituer aux investissements. "

© Stocksy United

Comment fonctionne un plan d'investissement ?

Xavier Falla : " Chaque mois, le montant que le client a décidé d'investir est placé dans un fonds. Avec un choix de plus de 100 fonds, chacun peut trouver le compartiment le plus adapté à son profil d'investisseur et à ses valeurs puisque nous proposons aussi des fonds responsables. "

Les fonds durables sont-ils suffisamment diversifiés ?

Xavier Falla : " Globalement, la réponse est oui. Notre objectif est de proposer une alternative durable pour tous nos produits, ce que nous faisons déjà notamment pour les fonds mixtes investissant très largement sur les marchés des obligations et des actions en fonction de différents profils. Évidemment, les fonds d'actions thématiques, axés par exemple sur les énergies renouvelables ou l'éducation, sont beaucoup moins diversifiés en raison de leur objectif plus ciblé. "

Des soupçons d'écoblanchiment pèsent encore régulièrement sur les fonds durables !

Xavier Falla : " Nous mettons tout en oeuvre pour ne sélectionner dans nos fonds durables que des titres d'émetteurs responsables en matière environnementale, sociale et de gouvernance. Si nous ne pouvons exclure la moindre faille, nous pouvons compter sur une longue expérience de près de 30 ans dans les fonds durables et la plus grande disponibilité de données extrafinancières pour peaufiner nos analyses. "

Les fonds durables sont-ils aussi rentables ?

Xavier Falla : " Ces dernières années, nous avons pu voir que les placements durables étaient au moins aussi rentables que les investissements classiques, si pas plus. Durant la crise, les actions durables ont notamment affiché une surperformance globale. Cette évolution pourrait se confirmer à l'avenir, les consommateurs et l'économie en général privilégiant de plus en plus les acteurs responsables. "

Envie d'en savoir plus sur nos investissements durables ?

www.cbc.be/investirdurable

Xavier Falla : " Les Belges ont eu tendance à épargner davantage, 23% des répondants de notre Observatoire de l'épargne ayant mis plus d'argent de côté. Leur premier objectif est plus que jamais la sécurité financière, citée par 57% des épargnants. "Xavier Falla : " C'est un critère de plus en plus important à leurs yeux et c'est une très bonne chose. Mais ne perdons pas de vue que le premier impact positif pour la société est simplement d'investir son argent, surtout en période de crise. L'argent qui dort sur un compte d'épargne est néfaste pour le client - en raison des taux très bas -, l'économie et le climat. La transition énergétique par exemple nécessite des investissements colossaux, ce qui offre autant d'opportunités aux épargnants de donner un sens à leurs placements. "Xavier Falla : " L'habitude et la peur sont de puissants moteurs, mais aussi de mauvais conseillers. Les taux proposés sur un compte d'épargne ne vont pas remonter de sitôt. Et le risque intrinsèque aux investissements peut être maitrisé par un long horizon de placement. C'est pourquoi nous proposons des plans d'investissements permettant d'investir efficacement dès 25 euros par mois. L'épargnant peut ainsi investir tôt et s'habituer aux investissements. "Xavier Falla : " Chaque mois, le montant que le client a décidé d'investir est placé dans un fonds. Avec un choix de plus de 100 fonds, chacun peut trouver le compartiment le plus adapté à son profil d'investisseur et à ses valeurs puisque nous proposons aussi des fonds responsables. "Xavier Falla : " Globalement, la réponse est oui. Notre objectif est de proposer une alternative durable pour tous nos produits, ce que nous faisons déjà notamment pour les fonds mixtes investissant très largement sur les marchés des obligations et des actions en fonction de différents profils. Évidemment, les fonds d'actions thématiques, axés par exemple sur les énergies renouvelables ou l'éducation, sont beaucoup moins diversifiés en raison de leur objectif plus ciblé. "Xavier Falla : " Nous mettons tout en oeuvre pour ne sélectionner dans nos fonds durables que des titres d'émetteurs responsables en matière environnementale, sociale et de gouvernance. Si nous ne pouvons exclure la moindre faille, nous pouvons compter sur une longue expérience de près de 30 ans dans les fonds durables et la plus grande disponibilité de données extrafinancières pour peaufiner nos analyses. "Xavier Falla : " Ces dernières années, nous avons pu voir que les placements durables étaient au moins aussi rentables que les investissements classiques, si pas plus. Durant la crise, les actions durables ont notamment affiché une surperformance globale. Cette évolution pourrait se confirmer à l'avenir, les consommateurs et l'économie en général privilégiant de plus en plus les acteurs responsables. "