Dylan, Milla, Jazz, Laurent, Maeva, Illan ... ces noms ne vous disent peut-être rien et pourtant, ils sont des stars de la télé-réalité (La villa des coeurs brisés, La bataille des couples, JLC family, Les marseillais etc.). Devenues influenceurs, ces jeunes vedettes partagent un autre point commun: celui de s'être fait récemment supprimer leur compte sur le réseau social "Snapchat".

Une mise en garde contre les conseils de trading des influenceurs

Avec la recrudescence de publicités douteuses, notamment concernant des sites d'investissement en ligne (trading), les gérants des plateformes numériques semblent passer à l'offensive. Du côté de Snapchat, le règlement stipule que ne sont pas autorisées "les publicités concernant les programmes de vente pyramidale, les stratagèmes pour faire fortune rapidement ou autres offres financières mensongères ou trop belles pour être vraies; les publicités qui font la promotion de valeurs boursières ou offrent ou prétendent offrir des conseils d'initiés."

Jeudi dernier, c'est l'Autorité française des marchés financiers (AMF) qui publiait un communiqué alertant sur la fiabilité des recommandations d'investissement prodigués sur les réseaux sociaux: "il convient de s'interroger sur les compétences en finance de ces [influenceurs] se présentant comme des experts, la sincérité et la nature désintéressée de ces prescriptions, dont le caractère rémunéré n'est pas toujours indiqué clairement." Dans ce communiqué, l'AMF constate également en France "l'arrivée sur les marchés d'actions de 800.000 nouveaux investisseurs particuliers, au profil plus jeune."

Sur les réseaux, des voix s'élèvent et alertent

Certains influenceurs n'hésitent pas à faire de la publicité pour des produits contrefaits ou des produits qui peuvent même s'avérer dangereux pour la santé. Face aux dérives, des personnes ont décidé d'agir. C'est le cas d'Audrey, connue pour son compte "Vos stars en réalité" et suivie par 116 000 abonnés sur Instagram. Sur ce compte, elle publie chaque jour des vidéos dénonçant ces pratiques pour alerter les utilisateurs.

"Les problèmes aujourd'hui sont nombreux, explique Audrey. Produits issus du dropshipping renvoyant sur des sites frauduleux, pratiques commerciales trompeuses (dans la publicité et sur le site), vente de contrefaçons, publicité pour pratique illégale de la médecine ou encore le trading. Pour identifier ces arnaques, il est important de vérifier les mentions légales des sites marchands, mais aussi d'éviter les achats compulsifs (une offre qui ne dure que 24h, mais qui en réalité continue)." "J'aimerais beaucoup comprendre comment cela peut être possible. On assiste en tant que spectateur a un truc énorme. Mes activités sont connues et nous sommes nombreux à dénoncer ces pratiques. Il est ahurissant de voir qu'il n'y a pas de sanctions et que les personnes qui font de la publicité ne sont pas cadrées. Il est vrai que Nabilla a été récemment sanctionnée à hauteur de 20 000€, mais cela me semble trop léger."

En juillet dernier, la célèbre influenceuse Nabilla Benattia-Vergara avait, en effet, été sanctionnée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour avoir fait la promotion de services boursiers sur Snapchat sans indiquer clairement qu'il s'agissait d'un partenariat commercial rémunéré.

Aurore Dessaigne

Dylan, Milla, Jazz, Laurent, Maeva, Illan ... ces noms ne vous disent peut-être rien et pourtant, ils sont des stars de la télé-réalité (La villa des coeurs brisés, La bataille des couples, JLC family, Les marseillais etc.). Devenues influenceurs, ces jeunes vedettes partagent un autre point commun: celui de s'être fait récemment supprimer leur compte sur le réseau social "Snapchat". Une mise en garde contre les conseils de trading des influenceursAvec la recrudescence de publicités douteuses, notamment concernant des sites d'investissement en ligne (trading), les gérants des plateformes numériques semblent passer à l'offensive. Du côté de Snapchat, le règlement stipule que ne sont pas autorisées "les publicités concernant les programmes de vente pyramidale, les stratagèmes pour faire fortune rapidement ou autres offres financières mensongères ou trop belles pour être vraies; les publicités qui font la promotion de valeurs boursières ou offrent ou prétendent offrir des conseils d'initiés."Jeudi dernier, c'est l'Autorité française des marchés financiers (AMF) qui publiait un communiqué alertant sur la fiabilité des recommandations d'investissement prodigués sur les réseaux sociaux: "il convient de s'interroger sur les compétences en finance de ces [influenceurs] se présentant comme des experts, la sincérité et la nature désintéressée de ces prescriptions, dont le caractère rémunéré n'est pas toujours indiqué clairement." Dans ce communiqué, l'AMF constate également en France "l'arrivée sur les marchés d'actions de 800.000 nouveaux investisseurs particuliers, au profil plus jeune."Sur les réseaux, des voix s'élèvent et alertentCertains influenceurs n'hésitent pas à faire de la publicité pour des produits contrefaits ou des produits qui peuvent même s'avérer dangereux pour la santé. Face aux dérives, des personnes ont décidé d'agir. C'est le cas d'Audrey, connue pour son compte "Vos stars en réalité" et suivie par 116 000 abonnés sur Instagram. Sur ce compte, elle publie chaque jour des vidéos dénonçant ces pratiques pour alerter les utilisateurs."Les problèmes aujourd'hui sont nombreux, explique Audrey. Produits issus du dropshipping renvoyant sur des sites frauduleux, pratiques commerciales trompeuses (dans la publicité et sur le site), vente de contrefaçons, publicité pour pratique illégale de la médecine ou encore le trading. Pour identifier ces arnaques, il est important de vérifier les mentions légales des sites marchands, mais aussi d'éviter les achats compulsifs (une offre qui ne dure que 24h, mais qui en réalité continue)." "J'aimerais beaucoup comprendre comment cela peut être possible. On assiste en tant que spectateur a un truc énorme. Mes activités sont connues et nous sommes nombreux à dénoncer ces pratiques. Il est ahurissant de voir qu'il n'y a pas de sanctions et que les personnes qui font de la publicité ne sont pas cadrées. Il est vrai que Nabilla a été récemment sanctionnée à hauteur de 20 000€, mais cela me semble trop léger."En juillet dernier, la célèbre influenceuse Nabilla Benattia-Vergara avait, en effet, été sanctionnée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour avoir fait la promotion de services boursiers sur Snapchat sans indiquer clairement qu'il s'agissait d'un partenariat commercial rémunéré.Aurore Dessaigne