Tout sur Matteo Renzi

Mario Draghi, ex-chef de la Banque centrale européenne, devrait être chargé mercredi de former un gouvernement pour permettre à l'Italie, paralysée depuis la démission du Premier ministre Giuseppe Conte, d'affronter la crise sanitaire et de procéder aux arbitrages du colossal plan de relance financé par l'UE.

La campagne électorale pour les législatives en Italie donne lieu à des promesses à tout va de la part des candidats, que les économistes jugent irréalistes d'un point de vue financier alors que la péninsule est déjà plombée par une dette publique gigantesque.

Indicateurs et prévisions à la hausse: l'économie italienne, qui a connu une sévère récession en 2012 et 2013, a repris de la vigueur mais les défis restent nombreux, avec un risque que les élections législatives du 4 mars la fragilisent.

La Monte dei Paschi di Siena (BMPS), plus vieil établissement financier de la planète, est depuis des mois dans l'oeil du cyclone, avec d'autres banques italiennes. Pourquoi? Quelles sont les solutions possibles?

Le résultat du référendum italien démontre, une fois de plus, qu'il faut se méfier des premiers ministres trop jeunes. Surtout lorsqu'ils proposent un référendum dont l'issue n'aboutit qu'à chambouler l'économie locale et l'économie européenne.

A travers sa filiale Dexia Crediop, le groupe Dexia était exposé au 30 septembre 2016 à hauteur de 27,4 milliards d'euros à l'Italie, ce qui représente 16% de la totalité de ses expositions, a précisé le groupe franco-belge au lendemain du référendum constitutionnel en Italie.

Les banques italiennes, pour lesquelles le gouvernement réfléchit à un plan de soutien, étaient de nouveau dans la tourmente lundi à la Bourse de Milan, en particulier la BMPS, sommée par la Banque centrale européenne d'agir sur ses créances douteuses.