Tout sur Arco

La saga Arco a vécu une nouvelle péripétie vendredi dernier. Le tribunal de l'Union européenne a annulé l'interdiction de paiement à titre de garantie prise par la Commission.

Commençons par le bon point : le gouvernement Michel tient ses promesses. Il s'était engagé, dans son accord de coalition, à dédommager les coopérateurs d'Arco (le bras financier du mouvement ouvrier chrétien), victimes de la débâcle de Dexia.

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) voit "plus de points positifs que de points négatifs" dans l'accord pour le budget fédéral présenté mardi par le gouvernement Michel. L'accélération de la dégressivité des allocations de chômage est un plus considérable pour les employeurs, mais ceux-ci restent inquiets quant à l'exécution concrète de ces mesures.

La liquidation de la coopérative Arcopar a donné lieu à la vente d'actifs pour un montant total de 640 millions d'euros, a annoncé jeudi le collègue de liquidateurs à l'occasion de l'assemblée générale d'Arcopar, la plus importante coopérative d'Arco. Pour autant, il ne reste pour ainsi dire plus rien pour les coopérateurs.

Le président de la N-VA Bart De Wever et son homologue à l'Open Vld Gwendolyn Rutten craignent qu'il n'y aura pas de solution juridiquement acceptable aux yeux de l'Europe pour les coopérateurs d'Arco qui ont tout perdu dans la débâcle de Dexia. "Je suis moi-même un épargnant d'Arco", a dévoilé dimanche Bart De Wever sur la VRT, "mais je ne compte plus dessus".

Sans une solution pour le dossier Arco, Belfius n'ira pas en Bourse. Mais comment contenter à la fois la Commission européenne, toutes les composantes du gouvernement, les coopérateurs d'Arco et Belfius ?

Le Conseil d'Etat a annulé cette semaine deux arrêtés royaux concernant la garantie élaborée en 2011 par le gouvernement Leterme II pour les 800.000 clients dupés d'Arco. L'arrêt est logique, vu que la Cour constitutionnelle a déjà estimé que la loi qui permettait cette garantie est inconstitutionnelle.