Cela représente respectivement 11,3 et 38,5 points de pourcentage de moins que lors des précédentes prévisions qui datent de janvier. Pour l'économie russe, "c'est un choc très, très important", a estimé Pierre-Olivier Gourinchas, l'économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) lors d'un entretien avec l'AFP.

Ceci étant dit, "il y a deux raisons pour lesquelles, en un sens, ce choc n'est pas plus important", a-t-il ajouté. "La première est que les autorités russes ont mis en place des programmes de soutien (...) pour essayer de stabiliser l'économie (...) et deuxièmement, nous devons garder à l'esprit que les sanctions n'affectent pas encore le commerce de l'énergie et que la Russie continue donc de vendre du pétrole et du gaz pour le reste du monde", a-t-il expliqué.

La Russie engrange ainsi encore des revenus qu'elle peut utiliser pour soutenir son économie. "Les sanctions ont donc un effet très important mais l'impact pourrait être beaucoup plus important", a également réagi M. Gourinchas. Parmi les sanctions prises par les États-Unis et ses alliés, des sanctions commerciales et financières dont l'exclusion de certaines banques russes du système international de paiement Swift et l'interdiction d'accès des actifs de la banque centrale.

Mais après s'être effondré de 60%, le rouble est revenu à des niveaux proches de ceux d'avant l'invasion. Le FMI note néanmoins que le départ des entreprises étrangères de Russie affecte de nombreuses industries dont l'aéronautique et le transport aérien, la finance, le secteur informatique et l'agriculture. "Par conséquent, les perspectives restent sombres", estime le FMI.

De plus, une perte de confiance des investisseurs entraînera une baisse importante de l'investissement privé et de la consommation, qui ne peut être que "partiellement compensée par les dépenses budgétaires". La prévision de base prévoit donc une forte contraction en 2022, et une nouvelle baisse d'environ 2,3% en 2023. Enfin, si certaines économies, comme l'Allemagne, "se sevraient" de l'énergie russe, l'impact serait bien plus large.

S'agissant de l'Ukraine, le Fonds insiste sur l'incertitude entourant ses projections car "il est impossible d'obtenir des données précises sur les dommages causés à l'économie". Mais compte-tenu des destructions d'infrastructures massives et des millions de personnes déplacées, l'institution prévient que la contraction sera "très sévère".

"Même si la guerre se terminait bientôt, les pertes humaines, la destruction du capital physique et la fuite des citoyens entraveront gravement l'activité économique pour de nombreuses années à venir", ont prévenu les auteurs du rapport. L'institution ne fait pas de prévisions pour 2023 pour l'Ukraine compte-tenu du degré d'incertitude.

Cela représente respectivement 11,3 et 38,5 points de pourcentage de moins que lors des précédentes prévisions qui datent de janvier. Pour l'économie russe, "c'est un choc très, très important", a estimé Pierre-Olivier Gourinchas, l'économiste en chef du Fonds monétaire international (FMI) lors d'un entretien avec l'AFP. Ceci étant dit, "il y a deux raisons pour lesquelles, en un sens, ce choc n'est pas plus important", a-t-il ajouté. "La première est que les autorités russes ont mis en place des programmes de soutien (...) pour essayer de stabiliser l'économie (...) et deuxièmement, nous devons garder à l'esprit que les sanctions n'affectent pas encore le commerce de l'énergie et que la Russie continue donc de vendre du pétrole et du gaz pour le reste du monde", a-t-il expliqué. La Russie engrange ainsi encore des revenus qu'elle peut utiliser pour soutenir son économie. "Les sanctions ont donc un effet très important mais l'impact pourrait être beaucoup plus important", a également réagi M. Gourinchas. Parmi les sanctions prises par les États-Unis et ses alliés, des sanctions commerciales et financières dont l'exclusion de certaines banques russes du système international de paiement Swift et l'interdiction d'accès des actifs de la banque centrale.Mais après s'être effondré de 60%, le rouble est revenu à des niveaux proches de ceux d'avant l'invasion. Le FMI note néanmoins que le départ des entreprises étrangères de Russie affecte de nombreuses industries dont l'aéronautique et le transport aérien, la finance, le secteur informatique et l'agriculture. "Par conséquent, les perspectives restent sombres", estime le FMI.De plus, une perte de confiance des investisseurs entraînera une baisse importante de l'investissement privé et de la consommation, qui ne peut être que "partiellement compensée par les dépenses budgétaires". La prévision de base prévoit donc une forte contraction en 2022, et une nouvelle baisse d'environ 2,3% en 2023. Enfin, si certaines économies, comme l'Allemagne, "se sevraient" de l'énergie russe, l'impact serait bien plus large. S'agissant de l'Ukraine, le Fonds insiste sur l'incertitude entourant ses projections car "il est impossible d'obtenir des données précises sur les dommages causés à l'économie". Mais compte-tenu des destructions d'infrastructures massives et des millions de personnes déplacées, l'institution prévient que la contraction sera "très sévère"."Même si la guerre se terminait bientôt, les pertes humaines, la destruction du capital physique et la fuite des citoyens entraveront gravement l'activité économique pour de nombreuses années à venir", ont prévenu les auteurs du rapport. L'institution ne fait pas de prévisions pour 2023 pour l'Ukraine compte-tenu du degré d'incertitude.