L'association flamande des journalistes se dit surprise par l'ampleur de l'opération annoncée jeudi par Sanoma, qui a décidé de laisser "toutes les options ouvertes" pour ses opérations en Belgique. Selon son secrétaire national Pol Deltour, la crise des médias s'explique par la baisse des revenus publicitaires mais également par le changement du comportement du lecteur, qui privilégie désormais le contenu digital. Le cas de Sanoma est d'ailleurs particulier car il fait partie d'un groupe international côté en Bourse, ajoute Pol Deltour. "Le groupe constate qu'il n'y a que deux marchés solides (Finlande et Pays-Bas). Il veut se délester des plus faibles." Les associations de journalistes espèrent néanmoins que les titres de Sanoma seront repris par une autre entreprise de médias, "qui investit dans les rédactions", mais mettent en garde contre la concentration de plusieurs titres dans un même groupe. "Cela équivaudrait à une perte du pluralisme", ajoute Martine Simonis de l'AJP. "Mais mieux vaut un Moustique (un des titres de Sanoma, NDLR) dans un groupe de presse qui détient déjà d'autres titres que pas de Moustique du tout." Selon l'association flamande des journalistes, Sanoma compte 65 journalistes fixes qui travaillent exclusivement pour l'entreprise. (Belga)

L'association flamande des journalistes se dit surprise par l'ampleur de l'opération annoncée jeudi par Sanoma, qui a décidé de laisser "toutes les options ouvertes" pour ses opérations en Belgique. Selon son secrétaire national Pol Deltour, la crise des médias s'explique par la baisse des revenus publicitaires mais également par le changement du comportement du lecteur, qui privilégie désormais le contenu digital. Le cas de Sanoma est d'ailleurs particulier car il fait partie d'un groupe international côté en Bourse, ajoute Pol Deltour. "Le groupe constate qu'il n'y a que deux marchés solides (Finlande et Pays-Bas). Il veut se délester des plus faibles." Les associations de journalistes espèrent néanmoins que les titres de Sanoma seront repris par une autre entreprise de médias, "qui investit dans les rédactions", mais mettent en garde contre la concentration de plusieurs titres dans un même groupe. "Cela équivaudrait à une perte du pluralisme", ajoute Martine Simonis de l'AJP. "Mais mieux vaut un Moustique (un des titres de Sanoma, NDLR) dans un groupe de presse qui détient déjà d'autres titres que pas de Moustique du tout." Selon l'association flamande des journalistes, Sanoma compte 65 journalistes fixes qui travaillent exclusivement pour l'entreprise. (Belga)