Le retour de la pauvreté en Europe se traduit par le fait qu'Unilever a commencé à vendre en Espagne de plus petits paquets de lessive permettant de ne faire que... cinq machines. Unilever se pose aussi la question des emballages pour les pays du sud de l'Europe où les yaourts, par exemple, commencent à s'acheter à l'unité.

Donc, pour tenir compte de la baisse du pouvoir d'achat dans le sud de l'Europe, Unilever compte aussi s'inspirer de ce qu'elle a déjà réalisé en Asie, en réduisant notamment la taille des conditionnements, ce qui devrait rendre les produits meilleur marché. En Indonésie par exemple, la firme vend des échantillons individuels de shampoing pour deux ou trois centimes pièce.

Pourtant Unilever gagne de l'argent. Comme le faisait remarquer le directeur Europe d'Unilever, "si un Espagnol ne dépense plus en moyenne que 17 euros quand il fait ses courses, je ne vais pas lui proposer un paquet de lessive qui coûte la moitié de son budget". Avec ce genre de déclaration, les firmes multinationales montrent qu'elles ont bien compris que la zone euro a beau avoir la même monnaie, elle est aujourd'hui clairement divisée en deux. Et les plus pauvres sont clairement au sud.

Le retour de la pauvreté en Europe se traduit par le fait qu'Unilever a commencé à vendre en Espagne de plus petits paquets de lessive permettant de ne faire que... cinq machines. Unilever se pose aussi la question des emballages pour les pays du sud de l'Europe où les yaourts, par exemple, commencent à s'acheter à l'unité. Donc, pour tenir compte de la baisse du pouvoir d'achat dans le sud de l'Europe, Unilever compte aussi s'inspirer de ce qu'elle a déjà réalisé en Asie, en réduisant notamment la taille des conditionnements, ce qui devrait rendre les produits meilleur marché. En Indonésie par exemple, la firme vend des échantillons individuels de shampoing pour deux ou trois centimes pièce. Pourtant Unilever gagne de l'argent. Comme le faisait remarquer le directeur Europe d'Unilever, "si un Espagnol ne dépense plus en moyenne que 17 euros quand il fait ses courses, je ne vais pas lui proposer un paquet de lessive qui coûte la moitié de son budget". Avec ce genre de déclaration, les firmes multinationales montrent qu'elles ont bien compris que la zone euro a beau avoir la même monnaie, elle est aujourd'hui clairement divisée en deux. Et les plus pauvres sont clairement au sud.