Le communiqué de presse de cette fédération indique clairement, dès la première ligne, que ses membres "se sont plantés" ! Mais plantés sur quoi ? En noyant les internautes que nous sommes de publicité intempestive chaque fois que nous voulons lire un article ou regarder une vidéo sur un site internet.

En réalité, ce mea culpa est compréhensible, et en particulier de la part des grands éditeurs de la presse écrite. Souvenez-vous, début des années 2000, Internet balaie tout sur son passage, et des centaines de journaux sont obligés de réduire la voilure ou de fermer. C'était une sorte de Moyen-Âge pour la presse écrite. Et puis, avec le temps, ces mêmes éditeurs se sont repris et ont essayé de profiter de l'essor d'Internet, en jouant à fond sur la publicité en ligne. Après la période moyenâgeuse, on a donc assisté à une sorte de période de "Renaissance" pour ces éditeurs de journaux.

Le seul problème, c'est que l'industrie publicitaire en ligne a exagéré avec des pubs trop invasives et des ciblages trop fins. Résultat des courses: les internautes, vous et moi donc, nous en avons marre de ces pubs qui sont invasives et nous font perdre du temps avant d'accéder aux contenus qui nous intéressent réellement. C'est la raison pour laquelle les internautes se munissent de plus en plus de logiciels bloqueurs de pub ! 200 millions d'internautes ont déjà téléchargé des extensions de navigateurs pour bloquer les publicités sur leur ordinateur fixe et sur leurs écrans mobiles. Au total, les bloqueurs ont anéanti 22 milliards de revenus publicitaires rien que l'an dernier, selon une étude.

Pourquoi l'industrie de la pub s'excuse de nous avoir rendus dingues

Et si l'industrie de la publicité on line a fait son mea culpa, ce n'est pas de gaieté de coeur. Ce n'est qu'à cause des logiciels bloqueurs de publicité qu'elle s'est enfin rendu compte du problème. Évidemment, ce ne sera pas facile de remonter la pente. L'idée aujourd'hui, c'est de ne plus noyer l'internaute avec trop de pub, mais d'essayer de trouver des publicités qui ne soient pas trop invasives.

Le hic, c'est que les sociétés éditrices de ces logiciels anti-pubs ont compris le désarroi des propriétaires de sites internet. Elles pratiquent une forme de chantage qui ne dit pas son nom. En clair, ces éditeurs de logiciels peuvent mettre votre publicité sur une "liste blanche", c'est-à-dire une liste de publicités qui ne sont pas bloquées par défaut. Mais pour figurer sur cette liste blanche, la publicité en question ne doit ni perturber la lecture, ni être agressive. Exemple: pas de publicité animée ou clignotante. Et comme par hasard, pour figurer sur cette "liste blanche", il faut également payer des frais techniques... En clair, pour les propriétaires de sites internet, c'est une forme de racket. Ils ont d'ailleurs attaqué en justice ces logiciels anti-publicités, car l'enjeu, il est simple: les informations et l'actualité sont la plupart du temps livrés gratuitement aujourd'hui parce que la pub en ligne l'aide à vivre. Sans publicité, la gratuité sera menacée.

Le communiqué de presse de cette fédération indique clairement, dès la première ligne, que ses membres "se sont plantés" ! Mais plantés sur quoi ? En noyant les internautes que nous sommes de publicité intempestive chaque fois que nous voulons lire un article ou regarder une vidéo sur un site internet.En réalité, ce mea culpa est compréhensible, et en particulier de la part des grands éditeurs de la presse écrite. Souvenez-vous, début des années 2000, Internet balaie tout sur son passage, et des centaines de journaux sont obligés de réduire la voilure ou de fermer. C'était une sorte de Moyen-Âge pour la presse écrite. Et puis, avec le temps, ces mêmes éditeurs se sont repris et ont essayé de profiter de l'essor d'Internet, en jouant à fond sur la publicité en ligne. Après la période moyenâgeuse, on a donc assisté à une sorte de période de "Renaissance" pour ces éditeurs de journaux.Le seul problème, c'est que l'industrie publicitaire en ligne a exagéré avec des pubs trop invasives et des ciblages trop fins. Résultat des courses: les internautes, vous et moi donc, nous en avons marre de ces pubs qui sont invasives et nous font perdre du temps avant d'accéder aux contenus qui nous intéressent réellement. C'est la raison pour laquelle les internautes se munissent de plus en plus de logiciels bloqueurs de pub ! 200 millions d'internautes ont déjà téléchargé des extensions de navigateurs pour bloquer les publicités sur leur ordinateur fixe et sur leurs écrans mobiles. Au total, les bloqueurs ont anéanti 22 milliards de revenus publicitaires rien que l'an dernier, selon une étude.Et si l'industrie de la publicité on line a fait son mea culpa, ce n'est pas de gaieté de coeur. Ce n'est qu'à cause des logiciels bloqueurs de publicité qu'elle s'est enfin rendu compte du problème. Évidemment, ce ne sera pas facile de remonter la pente. L'idée aujourd'hui, c'est de ne plus noyer l'internaute avec trop de pub, mais d'essayer de trouver des publicités qui ne soient pas trop invasives.Le hic, c'est que les sociétés éditrices de ces logiciels anti-pubs ont compris le désarroi des propriétaires de sites internet. Elles pratiquent une forme de chantage qui ne dit pas son nom. En clair, ces éditeurs de logiciels peuvent mettre votre publicité sur une "liste blanche", c'est-à-dire une liste de publicités qui ne sont pas bloquées par défaut. Mais pour figurer sur cette liste blanche, la publicité en question ne doit ni perturber la lecture, ni être agressive. Exemple: pas de publicité animée ou clignotante. Et comme par hasard, pour figurer sur cette "liste blanche", il faut également payer des frais techniques... En clair, pour les propriétaires de sites internet, c'est une forme de racket. Ils ont d'ailleurs attaqué en justice ces logiciels anti-publicités, car l'enjeu, il est simple: les informations et l'actualité sont la plupart du temps livrés gratuitement aujourd'hui parce que la pub en ligne l'aide à vivre. Sans publicité, la gratuité sera menacée.