Il y a autant d'entreprises qui déclarent avoir demandé plus de crédit que d'autres affirmant le contraire, un équilibre que la BCE explique par le "faible niveau général des taux d'intérêt" et "les activités de fusions et acquisitions". Les banques ont aussi indiqué que le taux négatif facturé par la BCE sur leurs excès de liquidités, porté en septembre de -0,40 à -0,50%, a contribué comme par le passé à "une augmentation des volumes de prêts et à une baisse des taux sur toutes les catégories de prêts", ajoute l'institution. Les demandes nettes de crédit au logement et à la consommation ont de leur côté augmenté, toujours tirées par les taux bas. Les conditions d'octroi de crédits aux entreprises se sont elles légèrement détendues durant l'été, pendant que la BCE annonçait un nouvel assouplissement monétaire, notamment avec la relance des rachats nets de dette qui améliorent les conditions de financement à long terme et soutiennent ainsi le crédit et l'économie. Pour le quatrième trimestre de 2019, les banques s'attendent à ce que les conditions "restent globalement inchangées pour toutes les catégories de prêts".