Les normes de crédit, c'est-à-dire les directives internes des banques ou les critères d'approbation des prêts aux entreprises, devraient connaître un "durcissement net" plus prononcé qu'au premier trimestre de 2022, indique le rapport trimestriel de l'institut sur les conditions de crédits. Les raisons incombent à "l'impact économique incertain de la guerre en Ukraine" et à "l'anticipation d'une politique monétaire moins accommodante", explique la BCE.

Ces critères devraient aussi se resserrer, mais de manière "modérée", concernant les prêts aux ménages pour l'achat d'une maison et le crédit à la consommation, selon l'enquête réalisée courant mars auprès de 151 établissements.

Les banques ont de fait une "tolérance au risque" qui diminue "dans un contexte de forte incertitude, de perturbations de la chaîne d'approvisionnement et de prix élevés de l'énergie et des intrants", détaille le communiqué. Par contraste, ces établissements ont fait état d'une demande "continuellement élevée" de prêts ou de tirages de lignes de crédit par les entreprises, pour financer tant leurs besoins liés à l'activité courante que leurs investissements, dans un environnement de taux toujours très bas.

La demande a aussi été élevée côté ménages, étant davantage liée au besoin d'acheter des biens durables que par la confiance, en nette baisse ces derniers temps. Les banques s'attendent à une hausse continue de la demande nette de crédit au deuxième trimestre de 2022 côté entreprises, mais à une baisse pour l'achat de logements. L'étude paraît alors que l'institut de Francfort réunit jeudi son conseil des gouverneurs, attendu pour clarifier sa réponse au casse-tête qui associe inflation galopante en zone euro et risques accrus d'une récession liée à l'Ukraine.

En mars, l'institut présidé par Christine Lagarde a annoncé vouloir mettre fin aux achats nets d'actifs au troisième trimestre, en se donnant la possibilité d'augmenter les taux "quelque temps après". La BCE devrait jeudi "s'en tenir à son engagement de normalisation conditionnelle, progressive et flexible de sa politique" et "réévaluer la situation lors de la réunion du 9 juin", selon Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet Wealth Management.

Les normes de crédit, c'est-à-dire les directives internes des banques ou les critères d'approbation des prêts aux entreprises, devraient connaître un "durcissement net" plus prononcé qu'au premier trimestre de 2022, indique le rapport trimestriel de l'institut sur les conditions de crédits. Les raisons incombent à "l'impact économique incertain de la guerre en Ukraine" et à "l'anticipation d'une politique monétaire moins accommodante", explique la BCE. Ces critères devraient aussi se resserrer, mais de manière "modérée", concernant les prêts aux ménages pour l'achat d'une maison et le crédit à la consommation, selon l'enquête réalisée courant mars auprès de 151 établissements. Les banques ont de fait une "tolérance au risque" qui diminue "dans un contexte de forte incertitude, de perturbations de la chaîne d'approvisionnement et de prix élevés de l'énergie et des intrants", détaille le communiqué. Par contraste, ces établissements ont fait état d'une demande "continuellement élevée" de prêts ou de tirages de lignes de crédit par les entreprises, pour financer tant leurs besoins liés à l'activité courante que leurs investissements, dans un environnement de taux toujours très bas. La demande a aussi été élevée côté ménages, étant davantage liée au besoin d'acheter des biens durables que par la confiance, en nette baisse ces derniers temps. Les banques s'attendent à une hausse continue de la demande nette de crédit au deuxième trimestre de 2022 côté entreprises, mais à une baisse pour l'achat de logements. L'étude paraît alors que l'institut de Francfort réunit jeudi son conseil des gouverneurs, attendu pour clarifier sa réponse au casse-tête qui associe inflation galopante en zone euro et risques accrus d'une récession liée à l'Ukraine. En mars, l'institut présidé par Christine Lagarde a annoncé vouloir mettre fin aux achats nets d'actifs au troisième trimestre, en se donnant la possibilité d'augmenter les taux "quelque temps après". La BCE devrait jeudi "s'en tenir à son engagement de normalisation conditionnelle, progressive et flexible de sa politique" et "réévaluer la situation lors de la réunion du 9 juin", selon Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet Wealth Management.