Longtemps, le projet est resté sous les radars. Peu avant Noël, le gouvernement flamand mettait discrètement son accord sur une note de départ (startnota) examinant trois projets de tracé d'une "autoroute souterraine" de pipelines via laquelle seraient acheminées, au départ d'Anvers, des matières premières telles que le propane, l'éthylène, l'ammoniac, l'hydrogène, voire le CO2. Selon les tracés, cette autoroute ferait 130 à 175 km pour atteindre Geleen, aux Pays-Bas, d'où serait assurée la connexion avec le bassin de la Ruhr.

Pour le gouvernement flamand, pareil investissement est indispensable si Anvers veut rester le premier centre pétrochimique d'Europe. Afin de limiter au maximum les expropriations d'habitations, voire d'entreprises, tous les tracés évitent soigneusement les lieux habités (dans le pire des scénarios, seules 165 habitations devraient être expropriées), ce qui donne à chaque itinéraire un côté erratique.

Les agriculteurs, ainsi que les défenseurs de l'environnement, enragent. Les premiers pourront certes reprendre leurs travaux une fois les conduites posées, sauf que celles-ci seront au nombre de huit et que personne n'imagine qu'elles seront posées en une seule fois, d'où une crainte de chantiers à répétition. Les seconds font remarquer que, même souterraine et sécurisée, cette autoroute restera comme une cicatrice dans le paysage. Si officiellement, elle ne sera large que de 45 mètres, son impact ira nettement au-delà dans la mesure où, pour des raisons de sécurité, elle comprendra de part et d'autre une bande non constructible dans laquelle toute plantation d'arbres à racines profondes sera également interdite.

Malgré plus de 4.300 réactions négatives enregistrées, la Flandre espère pouvoir entamer les travaux en 2024 au plus tard.

Longtemps, le projet est resté sous les radars. Peu avant Noël, le gouvernement flamand mettait discrètement son accord sur une note de départ (startnota) examinant trois projets de tracé d'une "autoroute souterraine" de pipelines via laquelle seraient acheminées, au départ d'Anvers, des matières premières telles que le propane, l'éthylène, l'ammoniac, l'hydrogène, voire le CO2. Selon les tracés, cette autoroute ferait 130 à 175 km pour atteindre Geleen, aux Pays-Bas, d'où serait assurée la connexion avec le bassin de la Ruhr. Pour le gouvernement flamand, pareil investissement est indispensable si Anvers veut rester le premier centre pétrochimique d'Europe. Afin de limiter au maximum les expropriations d'habitations, voire d'entreprises, tous les tracés évitent soigneusement les lieux habités (dans le pire des scénarios, seules 165 habitations devraient être expropriées), ce qui donne à chaque itinéraire un côté erratique. Les agriculteurs, ainsi que les défenseurs de l'environnement, enragent. Les premiers pourront certes reprendre leurs travaux une fois les conduites posées, sauf que celles-ci seront au nombre de huit et que personne n'imagine qu'elles seront posées en une seule fois, d'où une crainte de chantiers à répétition. Les seconds font remarquer que, même souterraine et sécurisée, cette autoroute restera comme une cicatrice dans le paysage. Si officiellement, elle ne sera large que de 45 mètres, son impact ira nettement au-delà dans la mesure où, pour des raisons de sécurité, elle comprendra de part et d'autre une bande non constructible dans laquelle toute plantation d'arbres à racines profondes sera également interdite. Malgré plus de 4.300 réactions négatives enregistrées, la Flandre espère pouvoir entamer les travaux en 2024 au plus tard.