Avec 2,915 millions d'actifs, la Flandre a connu au premier trimestre de cette année un taux d'occupation de 75,9%. C'est nettement mieux que Bruxelles (64%) ou la Wallonie (65%) mais néanmoins insuffisant pour pallier les pénuries de main-d'oeuvre qui entravent le développement des entreprises locales. Pour atteindre l'objectif de 80% ...

Avec 2,915 millions d'actifs, la Flandre a connu au premier trimestre de cette année un taux d'occupation de 75,9%. C'est nettement mieux que Bruxelles (64%) ou la Wallonie (65%) mais néanmoins insuffisant pour pallier les pénuries de main-d'oeuvre qui entravent le développement des entreprises locales. Pour atteindre l'objectif de 80% qu'il s'est fixé, le gouvernement régional a conclu avec les partenaires sociaux un ambitieux accord reposant sur quatre piliers. Le principal? L'activation des talents existants via l'intégration d'ici fin 2024 de près de 30.000 malades longue durée. L'incitant financier proposé aux employeurs ne s'étant pas vraiment révélé efficace, le gouvernement propose cette fois une réduction des cotisations sociales. Pour éviter que le personnel ne décroche, les conditions de travail ont été repensées et l'accent sera mis sur la formation. Toutes les initiatives prises en matière de travail, tel le chèque employabilité (werkbaarheidscheque) qui offre une assistance pour répertorier les difficultés en matière de travail faisable, seront progressivement intégrées dans un ensemble cohérent dont la philosophie sera la suivante: non, les travailleurs de plus de 55 ans ne sont pas vieux ; ils sont expérimentés. Considérant que la formation doit être désormais permanente, le gouvernement a porté de 125 à 250 heures le congé de formation (opleidingsverlof) auquel a droit tout travailleur du secteur privé. Le dernier pilier vise à stimuler la mobilité interrégionale via des accords entre le VDAB, Actiris (Bruxelles) et le Forem (Wallonie). Son ambition: mettre annuellement au travail au moins 2.000 demandeurs d'emploi issus de chacune de ces Régions.