Le coût de certains services devenant de plus en plus difficile à assumer, la Ville d'Ostende a décidé d'externaliser celui des soins à domicile de sorte que, depuis ce 1er janvier, près d'une centaine de personnes qui relevaient du CPAS jusqu'à cette date se retrouvent désormais sur le payroll d'une institution privée.
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Le coût de certains services devenant de plus en plus difficile à assumer, la Ville d'Ostende a décidé d'externaliser celui des soins à domicile de sorte que, depuis ce 1er janvier, près d'une centaine de personnes qui relevaient du CPAS jusqu'à cette date se retrouvent désormais sur le payroll d'une institution privée. Estimant ce transfert illégal, John Crombez, ancien patron de Vooruit mais également conseiller communal, a introduit une plainte auprès de l'Agence des affaires intérieures (ABB) et a reçu une réponse émise directement par le cabinet de Bart Somers, ministre Open Vld en charge des Affaires intérieures. A sa grande surprise, elle est négative. Son étonnement est d'autant plus grand qu'ayant eu accès à l'intégralité du dossier, John Crombez découvre que l'ABB y demandait l'annulation de cette décision. La solidarité entre membres d'un même parti (Bart Tommelein, Open Vld, est en effet bourgmestre d'Ostende) aurait-elle amené le ministre à prendre quelque liberté avec la législation? "Bart kent Bart" (Bart connaît Bart), a commenté sobrement Jeroen Soete, conseiller communal Vooruit sur les ondes de la VRT. "Tout a été fait dans les règles. La décision a été prise à une large majorité. La N-VA, le CD&V ainsi que Groen l'ont également votée", rétorque le ministre qui estime qu'on lui fait un procès politique. Il existe certes un arrêt du Conseil d'Etat selon lequel une activité déjà exercée par un CPAS ne peut être privatisée mais, objecte le ministre, "la décision portait sur un cas individuel et l'interprétation donnée par le Conseil d'Etat était fort restrictive. Depuis, la société a évolué et de nouvelles réglementations européennes sont apparues. Les choses doivent-elles réellement rester figées pour l'éternité? Si le Conseil d'Etat doit à nouveau se prononcer, je ne doute pas qu'il tiendra compte des changements intervenus".