"Nous n'en faisons pas assez pour l'Ukraine: pas de zone d'exclusion aérienne en vue, des sanctions qui ne visent que sept banques russes - soit 30% du secteur bancaire russe -, et toujours pas d'interdiction du gaz et du pétrole russes", a affirmé l'eurodéputé belge, lors d'un débat au Parlement européen.

Le libéral flamand a dénoncé le fait que les Européens "continuent de financer la machine de guerre de Poutine" pendant que l'Ukraine se bat pour les valeurs européennes et la démocratie.

Mardi, le président des États-Unis Joe Biden a annoncé avoir ordonné un embargo sur les importations américaines de pétrole et de gaz russes, tandis que le Royaume-Uni a annoncé qu'il arrêterait d'ici fin 2022 les importations de brut et produits pétroliers russes. L'Union européenne, dont plusieurs pays sont très exposés aux carburants russes, a quant à elle annoncé un plan à moyen et long terme pour réduire drastiquement sa dépendance énergétique à la Russie.

Mais pour Guy Verhofstadt (Open Vld, RE), c'est pour l'immédiat qu'il faut aussi prendre une décision. "Oui nous en souffrirons, mais nous y survivrons pour les mois à venir, ce qui n'est pas évident pour les Ukrainiens si nous ne prenons pas cette décision".

Intervenant également dans le débat, Kathleen Van Brempt (Vooruit, S&D) a elle aussi plaidé pour "une coupure radicale des achats russes de gaz et pétrole", sans préciser si elle devait intervenir immédiatement ou à moyen terme.

La Première ministre estonienne Kaja Kallas, invitée de ce débat, a toutefois mis en garde sur les conséquences de telles décisions. "Nous devons comprendre que certains pays de l'Union dépendent à 100% du gaz russe, comme la Bulgarie. Ils vont beaucoup en souffrir, avec le risque de voir s'étioler l'unité des États membres de l'Union. Il faudrait alors voir comment aider les pays concernés". Lundi, le chancelier allemand Olaf Scholz a encore fait savoir que les importations d'énergie fossile en provenance de Russie étaient "essentielles" pour la "vie quotidienne des citoyens" en Europe, et a affirmé que l'approvisionnement du continent ne pouvait être assuré autrement à ce stade.

La revendication d'une coupure immédiate n'a pas non plus été reprise par les porte-voix des principaux groupes politiques (PPE, S&D, RE), même si tous reconnaissent la nécessité de mettre un terme à cette dépendance.

"Nous n'en faisons pas assez pour l'Ukraine: pas de zone d'exclusion aérienne en vue, des sanctions qui ne visent que sept banques russes - soit 30% du secteur bancaire russe -, et toujours pas d'interdiction du gaz et du pétrole russes", a affirmé l'eurodéputé belge, lors d'un débat au Parlement européen. Le libéral flamand a dénoncé le fait que les Européens "continuent de financer la machine de guerre de Poutine" pendant que l'Ukraine se bat pour les valeurs européennes et la démocratie. Mardi, le président des États-Unis Joe Biden a annoncé avoir ordonné un embargo sur les importations américaines de pétrole et de gaz russes, tandis que le Royaume-Uni a annoncé qu'il arrêterait d'ici fin 2022 les importations de brut et produits pétroliers russes. L'Union européenne, dont plusieurs pays sont très exposés aux carburants russes, a quant à elle annoncé un plan à moyen et long terme pour réduire drastiquement sa dépendance énergétique à la Russie. Mais pour Guy Verhofstadt (Open Vld, RE), c'est pour l'immédiat qu'il faut aussi prendre une décision. "Oui nous en souffrirons, mais nous y survivrons pour les mois à venir, ce qui n'est pas évident pour les Ukrainiens si nous ne prenons pas cette décision". Intervenant également dans le débat, Kathleen Van Brempt (Vooruit, S&D) a elle aussi plaidé pour "une coupure radicale des achats russes de gaz et pétrole", sans préciser si elle devait intervenir immédiatement ou à moyen terme. La Première ministre estonienne Kaja Kallas, invitée de ce débat, a toutefois mis en garde sur les conséquences de telles décisions. "Nous devons comprendre que certains pays de l'Union dépendent à 100% du gaz russe, comme la Bulgarie. Ils vont beaucoup en souffrir, avec le risque de voir s'étioler l'unité des États membres de l'Union. Il faudrait alors voir comment aider les pays concernés". Lundi, le chancelier allemand Olaf Scholz a encore fait savoir que les importations d'énergie fossile en provenance de Russie étaient "essentielles" pour la "vie quotidienne des citoyens" en Europe, et a affirmé que l'approvisionnement du continent ne pouvait être assuré autrement à ce stade. La revendication d'une coupure immédiate n'a pas non plus été reprise par les porte-voix des principaux groupes politiques (PPE, S&D, RE), même si tous reconnaissent la nécessité de mettre un terme à cette dépendance.