Les croisières sont à la mode. Elles séduisent annuellement plus de 30 millions de vacanciers, soit 70% de plus qu'il y a 10 ans. Ceux-ci sillonnent les mers à bord de mégapaquebots de plus en plus grands et de moins en moins les bienvenus dans les ports où ils font escale. Ils apportent en effet davantage de nuisances que de recettes et, traumatisées par deux incide...

Les croisières sont à la mode. Elles séduisent annuellement plus de 30 millions de vacanciers, soit 70% de plus qu'il y a 10 ans. Ceux-ci sillonnent les mers à bord de mégapaquebots de plus en plus grands et de moins en moins les bienvenus dans les ports où ils font escale. Ils apportent en effet davantage de nuisances que de recettes et, traumatisées par deux incidents récents, les autorités de Venise invitent les villes portuaires les plus populaires d'Europe à s'unir contre cette nouvelle forme de tourisme de masse. Amsterdam, Barcelone, Marseille, Dubrovnik, Hambourg, Palma, Malaga, mais aussi Bruges ont ainsi été contactées. " J'ai écrit à toutes les villes européennes qui partagent notre expérience dans le tourisme des croisières et doivent trouver un équilibre entre le développement économique et la préservation environnementale ", explique Pino Musolino, qui préside à Venise l'autorité portuaire du nord de la mer Adriatique. Barcelone, Marseille et Palma ont déjà répondu positivement. Bruges tient sa réponse en suspens. " Nous examinerons cette demande la semaine prochaine, précise Joachim Coens, patron du port de Zeebrugge. Dans la Venise du Nord, le tourisme de masse pose également problème. L'an dernier, Bruges a accueilli 8,3 millions de touristes. C'est 900.000 de plus que l'année précédente. Nous devons viser la qualité plutôt que la quantité et endiguer le flot de croisiéristes amenés en bus pour quelques heures, expliquait l'an dernier déjà le bourgmestre Dirk De fauw. Face à cet afflux, Bruges et Zeebrugge avaient à l'époque convenu de ne laisser accoster que deux paquebots en même temps alors qu'il y a place pour quatre. A Anvers aussi, la contestation gagne du terrain : des manifestants s'apprêtent à y accueillir de manière ludique les passagers du paquebot qui y accostera ce dimanche 11 août.