Elle se pose car en Belgique et en Europe, on en est toujours à s'interroger sur la non nocivité du vaccin d'AstraZeneca, les Américains eux ne se posent plus de question. Leur économie fait un rebond spectaculaire ; l'emploi redémarre au quart de tour, y compris dans le secteur hôtelier et de la restauration, le taux de chômage n'est plus que de 6% et à ce rythme, il sera bientôt au niveau de l'avant épidémie. La Bourse n'arrête pas de saluer cette renaissance. Et tout cela en partie grâce à la vaccination ultra rapide de sa population...

Les Américains sont vaccinés et nous en Europe nous ne le sommes pas ! Alors c'est vrai l'Europe a un taux de morts par 100.000 habitant plus bas que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, mais sur le plan de la vaccination, c'est exactement l'inverse : 58% des adultes britanniques ont reçu une dose de vaccination et déjà 38% des adultes aux Etats-Unis sont également vaccinés, contre seulement 14% au sein de l'Union européenne. D'ailleurs, le magazine The Economist s'est carrément posé la question en UNE : mais qu'est-ce qui ne va pas avec notre vieille Europe ? Pourquoi ce continent, avec un modèle social avancé, avec un système hospitalier plus avancé qu'ailleurs a, à ce point, foiré sa campagne de vaccination ? Bonne question...

Le magazine The Economist répond à cette question : la différence, c'est qu'en Europe, la commission a discuté les prix des vaccins comme un boutiquier en pensant que son rôle était d'avoir le meilleur prix. Pendant ce temps, des pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou Israël ont accepté les conditions des firmes pharmaceutiques et ont compris que l'important, c'était la rapidité et la garantie de la date de livraison. Les uns ont voulu limiter les dépenses, les autres ont compris que chaque jour ou chaque semaine de gagné compensait très largement le coût des vaccins. Le résultat, les amateurs de Bourse le savent bien, selon les derniers calculs de prévision, l'Europe aura sans doute un an de retard sur les Etats-Unis pour revenir au niveau d'avant crise.

Mais ce que montre aussi l'actualité, et c'est aussi ce qui est relevé par pas mal de commentateurs, c'est que l'Europe a montré son vrai visage, elle s'est montré trop frileuse, trop radine, trop rationnelle... Bref, en Europe nous aurions perdu le sens du risque, d'où nos débats sans fin sur le vaccin AstraZeneca parce que nous voulons la sécurité à 100%, c'est le fameux principe de précaution dont l'Europe raffole. Alors qu'aux Etats-Unis, le risque est valorisé non seulement en économie mais également dans la vie quotidienne. L'économiste Alain Minc me disait déjà il y a 15 ans, que si rien ne change en Europe, nous serons bientôt une sorte de musée vivant, visité par les classes moyennes chinoises. A vous de me dire s'il exagère ou pas ?

Elle se pose car en Belgique et en Europe, on en est toujours à s'interroger sur la non nocivité du vaccin d'AstraZeneca, les Américains eux ne se posent plus de question. Leur économie fait un rebond spectaculaire ; l'emploi redémarre au quart de tour, y compris dans le secteur hôtelier et de la restauration, le taux de chômage n'est plus que de 6% et à ce rythme, il sera bientôt au niveau de l'avant épidémie. La Bourse n'arrête pas de saluer cette renaissance. Et tout cela en partie grâce à la vaccination ultra rapide de sa population... Les Américains sont vaccinés et nous en Europe nous ne le sommes pas ! Alors c'est vrai l'Europe a un taux de morts par 100.000 habitant plus bas que les Etats-Unis ou la Grande-Bretagne, mais sur le plan de la vaccination, c'est exactement l'inverse : 58% des adultes britanniques ont reçu une dose de vaccination et déjà 38% des adultes aux Etats-Unis sont également vaccinés, contre seulement 14% au sein de l'Union européenne. D'ailleurs, le magazine The Economist s'est carrément posé la question en UNE : mais qu'est-ce qui ne va pas avec notre vieille Europe ? Pourquoi ce continent, avec un modèle social avancé, avec un système hospitalier plus avancé qu'ailleurs a, à ce point, foiré sa campagne de vaccination ? Bonne question...Le magazine The Economist répond à cette question : la différence, c'est qu'en Europe, la commission a discuté les prix des vaccins comme un boutiquier en pensant que son rôle était d'avoir le meilleur prix. Pendant ce temps, des pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou Israël ont accepté les conditions des firmes pharmaceutiques et ont compris que l'important, c'était la rapidité et la garantie de la date de livraison. Les uns ont voulu limiter les dépenses, les autres ont compris que chaque jour ou chaque semaine de gagné compensait très largement le coût des vaccins. Le résultat, les amateurs de Bourse le savent bien, selon les derniers calculs de prévision, l'Europe aura sans doute un an de retard sur les Etats-Unis pour revenir au niveau d'avant crise.Mais ce que montre aussi l'actualité, et c'est aussi ce qui est relevé par pas mal de commentateurs, c'est que l'Europe a montré son vrai visage, elle s'est montré trop frileuse, trop radine, trop rationnelle... Bref, en Europe nous aurions perdu le sens du risque, d'où nos débats sans fin sur le vaccin AstraZeneca parce que nous voulons la sécurité à 100%, c'est le fameux principe de précaution dont l'Europe raffole. Alors qu'aux Etats-Unis, le risque est valorisé non seulement en économie mais également dans la vie quotidienne. L'économiste Alain Minc me disait déjà il y a 15 ans, que si rien ne change en Europe, nous serons bientôt une sorte de musée vivant, visité par les classes moyennes chinoises. A vous de me dire s'il exagère ou pas ?