"Il s'agit d'une année record qui succède à une précédente année record. La Belgique a bien performé l'an dernier par rapport à l'Europe où les investissements étrangers ont baissé de 4%", souligne Marie-Laure Moreau, managing partner chez EY pour la Wallonie.

La Belgique est devenue le 5e pays le plus attractif en Europe pour ces investissements et a remonté de trois places par rapport à 2017.

La Flandre a attiré la majeure partie des investissements étrangers (169) suivie par Bruxelles (61) et la Wallonie (48). "Si le nombre d'investissements étrangers reste moindre en Wallonie, il faut noter une hausse spectaculaire de la création d'emplois. 1.890 emplois (+135%) ont été créés soit 39 emplois par projet", explique Mme Moreau.

L'an dernier, 164 investissements étrangers concernaient des nouveaux projets (102 en Flandre, 22 en Wallonie et 60 à Bruxelles).

Les services aux entreprises, le transport et la logistique, et l'agroalimentaire ont été les secteurs où les entreprises étrangères ont le plus investi.

Avec 51 projets, les Etats-Unis sont les premiers investisseurs étrangers suivis par la France (44) et les Pays-Bas (32). "Le Brexit a notamment eu un impact sur les investissements étrangers en Belgique. Il faut le souligner: le Brexit n'a pas que des impacts négatifs. Les Etats-Unis restent le premier investisseur mais la Chine a réalisé 16 investissements et surtout créé 1.323 emplois. Derrière l'Allemagne (1.662 emplois) et les USA (1.390), la Chine a fortement contribué à la création d'emplois", détaille Marie-Laure Moreau.

Si la Wallonie a encore du retard à rattraper, la donne change notamment en matière de créations d'emploi grâce aux investissements étrangers. "Le paysage de la Wallonie change, il devient plus 'high tech'. Le secteur de la biotech se porte très bien et la Wallonie est un leader européen voire mondial. Mais, il y a encore du chemin à parcourir. La Wallonie est plus dans une optique d'ensemencement alors que la Flandre récolte les fruits. Il y a toutefois une belle évolution au sud du pays et je suis relativement optimiste", ajoute Mme Moreau.

Plusieurs éléments favorisent les décisions d'investissement de firmes étrangères. La qualité de la force de travail, les infrastructures et le transport et la qualité de vie sont les éléments prioritaires. Le coût du travail arrive en quatrième position. "La taxation n'est plus l'élément prioritaire mais il faut poursuivre des efforts pour amener la Belgique au même niveau que les autres pays en terme d'imposition des entreprises", souligne EY.

Les trois régions du pays présentent à la fois des avantages et des inconvénients pour les investisseurs. En Wallonie, la disponibilité des terrains est un atout pour les investisseurs. Mais, la méconnaissance des langues étrangères est un grand frein aux investissements en provenance de l'étranger. La Flandre, moteur industriel du pays dispose de nombreux atouts: un climat social stable, la disponibilité de la main-d'oeuvre qualifiée, des infrastructures de qualité. Enfin, à Bruxelles, les investisseurs relèvent surtout l'infrastructure de qualité (routes, air, ferroviaire).

"Il s'agit d'une année record qui succède à une précédente année record. La Belgique a bien performé l'an dernier par rapport à l'Europe où les investissements étrangers ont baissé de 4%", souligne Marie-Laure Moreau, managing partner chez EY pour la Wallonie. La Belgique est devenue le 5e pays le plus attractif en Europe pour ces investissements et a remonté de trois places par rapport à 2017. La Flandre a attiré la majeure partie des investissements étrangers (169) suivie par Bruxelles (61) et la Wallonie (48). "Si le nombre d'investissements étrangers reste moindre en Wallonie, il faut noter une hausse spectaculaire de la création d'emplois. 1.890 emplois (+135%) ont été créés soit 39 emplois par projet", explique Mme Moreau. L'an dernier, 164 investissements étrangers concernaient des nouveaux projets (102 en Flandre, 22 en Wallonie et 60 à Bruxelles). Les services aux entreprises, le transport et la logistique, et l'agroalimentaire ont été les secteurs où les entreprises étrangères ont le plus investi. Avec 51 projets, les Etats-Unis sont les premiers investisseurs étrangers suivis par la France (44) et les Pays-Bas (32). "Le Brexit a notamment eu un impact sur les investissements étrangers en Belgique. Il faut le souligner: le Brexit n'a pas que des impacts négatifs. Les Etats-Unis restent le premier investisseur mais la Chine a réalisé 16 investissements et surtout créé 1.323 emplois. Derrière l'Allemagne (1.662 emplois) et les USA (1.390), la Chine a fortement contribué à la création d'emplois", détaille Marie-Laure Moreau. Si la Wallonie a encore du retard à rattraper, la donne change notamment en matière de créations d'emploi grâce aux investissements étrangers. "Le paysage de la Wallonie change, il devient plus 'high tech'. Le secteur de la biotech se porte très bien et la Wallonie est un leader européen voire mondial. Mais, il y a encore du chemin à parcourir. La Wallonie est plus dans une optique d'ensemencement alors que la Flandre récolte les fruits. Il y a toutefois une belle évolution au sud du pays et je suis relativement optimiste", ajoute Mme Moreau. Plusieurs éléments favorisent les décisions d'investissement de firmes étrangères. La qualité de la force de travail, les infrastructures et le transport et la qualité de vie sont les éléments prioritaires. Le coût du travail arrive en quatrième position. "La taxation n'est plus l'élément prioritaire mais il faut poursuivre des efforts pour amener la Belgique au même niveau que les autres pays en terme d'imposition des entreprises", souligne EY. Les trois régions du pays présentent à la fois des avantages et des inconvénients pour les investisseurs. En Wallonie, la disponibilité des terrains est un atout pour les investisseurs. Mais, la méconnaissance des langues étrangères est un grand frein aux investissements en provenance de l'étranger. La Flandre, moteur industriel du pays dispose de nombreux atouts: un climat social stable, la disponibilité de la main-d'oeuvre qualifiée, des infrastructures de qualité. Enfin, à Bruxelles, les investisseurs relèvent surtout l'infrastructure de qualité (routes, air, ferroviaire).