Une hausse de 20% des plus bas salaires grâce au tax-shift

01/12/18 à 08:51 - Mise à jour à 08:51

Source: Belga

Grâce au tax-shift, les plus bas salaires ont enregistré une hausse de 20% en net, selon la 9e enquête salariale européenne de Deloitte, publiée samedi. Le tax-shift a permis à la Belgique de ne plus figurer dans le top 5 des pays les plus chers pour les employeurs en Europe. La Belgique passe ainsi de la 2e à la 6e place. Les cotisations patronales ont baissé cette année passant de 30,46 à 27,36% en moyenne.

Une hausse de 20% des plus bas salaires grâce au tax-shift

© Getty Images/iStockphoto

Depuis 2015, les travailleurs belges qui perçoivent un salaire net peu élevé ont vu leurs revenus nets augmenter grâce au tax shift. Cette réforme fiscale permet à la Belgique d'occuper désormais la sixième place, au lieu de la deuxième, dans le classement européen. Mais le revenu net reste peu élevé pour les travailleurs qui perçoivent un salaire moyen ou supérieur, à cause d'un taux d'imposition très élevé de 53,5% (dont 7% de taxe communale) applicable dès une tranche de revenus relativement bas (39.660 euros), tempère Deloitte.

Un travailleur belge avec un conjoint actif et deux enfants à charge, qui perçoit un salaire brut de 25.000 euros par an, voit son salaire net augmenter de 20,07% soit 3.293,02 euros par rapport à 2015 (de la 19e à la 7e place). Un travailleur isolé sans enfants passe de la 16e à la 10e place au classement européen, tandis que son salaire net augmente de 6,4% soit 1.142,27 euros par rapport à 2015 (de la 16e à la 10e place).

Les travailleurs belges qui perçoivent un bas salaire bénéficient d'un revenu net relativement confortable. En revanche, en ce qui concerne les revenus plus élevés, le travailleur belge se situe dans la moitié inférieure du classement. En effet, plus le salaire brut augmente, plus le travailleur belge perd du terrain par rapport aux autres Européens en raison d'un taux d'imposition élevé. Dans tous les cas, le travailleur belge bénéficie d'un revenu net disponible supérieur à celui de ses collègues néerlandais, suédois, irlandais, anglais ou danois, précise Deloitte.

Enfin, en ce qui concerne la taxation des revenus passifs (intérêts, dividendes), la Belgique occupe à nouveau la 13e place pour les intérêts et la 12e pour les dividendes. Le taux d'imposition européen est en moyenne de 26,09% pour les intérêts et de 26,04% pour les dividendes. Il est demeuré quasiment inchangé au cours des cinq dernières années.

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