"Si le commerce international était remis en cause par des mesures de ce type-là, ce serait un canal de transmission d'une baisse de la croissance, d'une baisse des échanges et ce serait redoutable", a déclaré Mme Lagarde sur les ondes de RTL.

"Dans une guerre commerciale qui serait alimentée par une augmentation réciproque des tarifs douaniers, personne ne gagne", a estimé la patronne du FMI.

"Nous sommes très soucieux que ce déclenchement n'intervienne pas, nous préconisons un accord entre les parties, des négociations, des concertations", a-t-elle ajouté.

"D'une certaine manière", estime la patronne du FMI, le président américain Donald Trump "a quelques bonnes raisons de protester contre la situation actuelle. Il y a des pays dans le monde qui ne respectent pas forcément les accords de l'OMC, qui ont des exigences notamment en matière de transfert de technologies, on pense naturellement à la Chine, mais la Chine n'est pas le seul pays à avoir de genre de pratiques".

Donald Trump a annoncé la semaine dernière qu'il comptait imposer des droits de douane de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium. La Commission européenne doit détailler mercredi sa stratégie de riposte.