La livraison de la commande à la FN Herstal serait, en effet, bloquée suite à la décision, le 9 nombre dernier, du parti Ecolo d'opposer son véto à l'exportation d'une presse à haute pression à utilisation nucléaire, fabriquée par l'entreprise anversoise EPSI et à destination de la défense britannique.

Encore aucune décision, négociations en cours

L'utilisation du conditionnel reste cependant de rigueur, car jeudi après-midi, le Premier ministre, Alexander De Croo, annonçait à la Chambre que, s'il regrettait les fuites dans les médias, car il s'agit d'informations sensibles, le gouvernement n'avait encore pris aucune décision à propos de l'exportation de matériel d'entretien nucléaire vers la Grande-Bretagne. Selon Belga, l'avis d'un comité sur la non-prolifération nucléaire, où sont représentés plusieurs ministres fédéraux et dans laquelle les Régions disposent d'un observateur, est attendu. Il devra se prononcer sur la conformité de l'exportation avec une loi de 2010 qui limite celles-ci à des fins pacifiques.

Une loi de 1981 modifiée en 2010 limite la possibilité de transfert d'un équipement nucléaire à des fins d'utilisation pacifique conformément au Traité de non-prolifération. Une Commission d'avis pour la non-prolifération des armes nucléaires (CANPAN) a été instituée en 1989 pour rendre des avis sur les demandes d'exportation de ce type de matériel, notamment sur le point très sensible de l'équipement qui peut avoir un double usage comme une presse isostatique.

"Je ne veux pas anticiper l'avis de cette commission", a déclaré M. De Croo qui a toutefois rappelé les liens entre la Belgique et la Grande-Bretagne, notamment militaires. "Les Britanniques sont nos voisins, nos partenaires dans de nombreux domaines, y compris au sein de l'OTAN. Dans des moments comme ceux que nous vivons, il est important que cela soit apprécié à sa juste valeur, mais il faut aussi que la loi soit respectée", a-t-il expliqué.

De plus, Willy Borsus, le ministre wallon de l'Économie, affirmait jeudi en fin d'après-midi que le contrat entre la FN Herstal et le Royaume-Uni "est toujours en cours de négociation". Et de préciser que "les montants concernés, même s'ils sont importants, sont très très significativement inférieurs à ceux parus notamment dans la presse".

Par vengeance?

Reste à savoir pourquoi le parti Ecolo oppose ainsi son véto à l'exportation de cette presse à haute pression. Selon Business AM, le parti aurait agi par "vengeance", suite à la décision d'envoyer Hadja Lahbib, la ministre des Affaires étrangères, au Qatar afin d'envoyer un "signal" sur place. Une décision dure à avaler pour les écologistes, révélait Martin Buxant, sur LN24.

Hypothèse soutenue par Georges Dallemagne dans un tweet.

Des réactions virulentes

Malgré ces annonces se voulant rassurantes, les réactions n'ont pas tardé. Dans l'opposition, la N-VA et les Engagés ont dénoncé un "dogmatisme vert" et rappelé que les Britanniques étaient des alliés de la Belgique.

"Le dogmatisme d'Ecolo dans ce dossier va une nouvelle fois coûter cher à l'économie wallonne... Est-on à ce point en forme économique pour se tirer de telles balles dans le pied?", s'est ainsi interrogé sur Twitter le président du parti, Maxime Prévot, en reprenant un tweet de Martin Buxant annonçant la nouvelle

Les nationalistes ont proposé une modification législative sans attendre pour régler le problème. Les centristes ont également mis le gouvernement en garde contre les conséquences économiques dans le bassin liégeois.

https://twitter.com/G_Dallemagne/status/1595759569946517506
© https://twitter.com/G_Dallemagne/status/1595759569946517506

François Desquesnes, chef de groupe du parti Les Engagés au parlement wallon, renchérissait : "les bisbrouilles entre les dogmatiques d'Ecolo et le MR, qui a pétrolé sur le sujet en tweetant malgré le secret-défense, ont pour conséquence une perte colossale pour l'économie wallonne".

Les craintes, en cas de blocage pur et dur de ce contrat, sont des licenciements à la FN Herstal.

En effet, le site Business AM rapporte que "des investissements de plus de 50 millions d'euros ont déjà été réalisés à Liège, à la FN Herstal, juste pour gagner ce contrat. Prendre le risque de tout perdre, à cause des principes absurdes des écologistes, ça devient complètement fou." Selon le site d'information, "les mots sont durs dans les plus hautes sphères de la Vivaldi à l'égard de l'attitude du partenaire écologiste de la coalition".

Dans les rangs syndicaux, la FGTB Métal liégeoise entend garder la tête froide. "Nous allons prendre le temps de vérifier les informations que nous lisons dans la presse. Mais il est clair que cela crée l'émoi parmi les travailleurs et il est clair que si les travailleurs devaient être les dindons de la farce de jeux politiques, nous ferons entendre notre voix", a averti le secrétaire régional Michel Fanara.

Reste à attendre la fin des négociations pour y voir plus clair.

Epsi dit ne rien savoir du dossier

La société Epsi dit ne rien savoir du dossier qui entoure la licence d'exportation d'une presse isostatique vers la Grande-Bretagne. Elle espère obtenir plus d'informations la semaine prochaine, a-t-elle indiqué vendredi dans une courte réaction après la polémique des derniers jours.

Le gouvernement fédéral doit prendre attitude sur l'exportation de ce matériel nucléaire dit à double usage, c'est-à-dire civil et militaire, que la société installée à Tamise (Flandre orientale) veut envoyer en Grande-Bretagne. Selon les informations révélées la semaine passée, cette presse doit servir à l'armée britannique à des fins d'entretien.

(Sources: Belge, LN24, Business AM)

La livraison de la commande à la FN Herstal serait, en effet, bloquée suite à la décision, le 9 nombre dernier, du parti Ecolo d'opposer son véto à l'exportation d'une presse à haute pression à utilisation nucléaire, fabriquée par l'entreprise anversoise EPSI et à destination de la défense britannique. Encore aucune décision, négociations en coursL'utilisation du conditionnel reste cependant de rigueur, car jeudi après-midi, le Premier ministre, Alexander De Croo, annonçait à la Chambre que, s'il regrettait les fuites dans les médias, car il s'agit d'informations sensibles, le gouvernement n'avait encore pris aucune décision à propos de l'exportation de matériel d'entretien nucléaire vers la Grande-Bretagne. Selon Belga, l'avis d'un comité sur la non-prolifération nucléaire, où sont représentés plusieurs ministres fédéraux et dans laquelle les Régions disposent d'un observateur, est attendu. Il devra se prononcer sur la conformité de l'exportation avec une loi de 2010 qui limite celles-ci à des fins pacifiques. "Je ne veux pas anticiper l'avis de cette commission", a déclaré M. De Croo qui a toutefois rappelé les liens entre la Belgique et la Grande-Bretagne, notamment militaires. "Les Britanniques sont nos voisins, nos partenaires dans de nombreux domaines, y compris au sein de l'OTAN. Dans des moments comme ceux que nous vivons, il est important que cela soit apprécié à sa juste valeur, mais il faut aussi que la loi soit respectée", a-t-il expliqué.De plus, Willy Borsus, le ministre wallon de l'Économie, affirmait jeudi en fin d'après-midi que le contrat entre la FN Herstal et le Royaume-Uni "est toujours en cours de négociation". Et de préciser que "les montants concernés, même s'ils sont importants, sont très très significativement inférieurs à ceux parus notamment dans la presse".Par vengeance?Reste à savoir pourquoi le parti Ecolo oppose ainsi son véto à l'exportation de cette presse à haute pression. Selon Business AM, le parti aurait agi par "vengeance", suite à la décision d'envoyer Hadja Lahbib, la ministre des Affaires étrangères, au Qatar afin d'envoyer un "signal" sur place. Une décision dure à avaler pour les écologistes, révélait Martin Buxant, sur LN24.Hypothèse soutenue par Georges Dallemagne dans un tweet.Des réactions virulentesMalgré ces annonces se voulant rassurantes, les réactions n'ont pas tardé. Dans l'opposition, la N-VA et les Engagés ont dénoncé un "dogmatisme vert" et rappelé que les Britanniques étaient des alliés de la Belgique. "Le dogmatisme d'Ecolo dans ce dossier va une nouvelle fois coûter cher à l'économie wallonne... Est-on à ce point en forme économique pour se tirer de telles balles dans le pied?", s'est ainsi interrogé sur Twitter le président du parti, Maxime Prévot, en reprenant un tweet de Martin Buxant annonçant la nouvelleLes nationalistes ont proposé une modification législative sans attendre pour régler le problème. Les centristes ont également mis le gouvernement en garde contre les conséquences économiques dans le bassin liégeois.François Desquesnes, chef de groupe du parti Les Engagés au parlement wallon, renchérissait : "les bisbrouilles entre les dogmatiques d'Ecolo et le MR, qui a pétrolé sur le sujet en tweetant malgré le secret-défense, ont pour conséquence une perte colossale pour l'économie wallonne".Les craintes, en cas de blocage pur et dur de ce contrat, sont des licenciements à la FN Herstal.En effet, le site Business AM rapporte que "des investissements de plus de 50 millions d'euros ont déjà été réalisés à Liège, à la FN Herstal, juste pour gagner ce contrat. Prendre le risque de tout perdre, à cause des principes absurdes des écologistes, ça devient complètement fou." Selon le site d'information, "les mots sont durs dans les plus hautes sphères de la Vivaldi à l'égard de l'attitude du partenaire écologiste de la coalition". Dans les rangs syndicaux, la FGTB Métal liégeoise entend garder la tête froide. "Nous allons prendre le temps de vérifier les informations que nous lisons dans la presse. Mais il est clair que cela crée l'émoi parmi les travailleurs et il est clair que si les travailleurs devaient être les dindons de la farce de jeux politiques, nous ferons entendre notre voix", a averti le secrétaire régional Michel Fanara.Reste à attendre la fin des négociations pour y voir plus clair.(Sources: Belge, LN24, Business AM)