Bien sûr, nos voisins du Nord viennent quelque peu fausser les statistiques : si les communes frontalières de Baarle-Hertog (Baerle-Duc) et de Maasmechelen comptent respectivement 68,7% et 57,1% d'habitants d'origine étrangère, c'est surtout à cause du grand nombre de Néerlandais qui y résident.
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Bien sûr, nos voisins du Nord viennent quelque peu fausser les statistiques : si les communes frontalières de Baarle-Hertog (Baerle-Duc) et de Maasmechelen comptent respectivement 68,7% et 57,1% d'habitants d'origine étrangère, c'est surtout à cause du grand nombre de Néerlandais qui y résident. Mais si l'on fait abstraction de ceux-ci, la palme de la commune flamande comptant le plus d'étrangers revient à Genk (52,7%), devant Machelen (51,7%) et Drogenbos (50,8%). Et si l'on s'en tient aux seuls habitants d'origine non européenne, elle revient à Machelen (39,7%) devant Vilvorde (36,6%) et Anvers (34,6%). Cette présence étrangère varie fortement selon les tranches d'âge. Parmi les plus de 80 ans, seuls 3,7% sont d'origine étrangère. Ce pourcentage grimpe toutefois à 37,5% pour les 0 à 5 ans. Dans 11 villes ou communes, deux enfants sur trois sont, dans cette tranche d'âge, d'origine étrangère. Ces chiffres sont extraits de la septième édition du Moniteur d'intégration locale (LIIM) qui considère comme étant d'origine étrangère toute personne qui répond " non belge " à l'un des quatre critères suivants : nationalité actuelle, nationalité de naissance, nationalité du père, nationalité de la mère. Ratissant ainsi fort large, le LIIM arrive à la conclusion que les personnes d'origine étrangère sont en Flandre 2,5 fois plus nombreuses que les personnes de nationalité étrangère (8,4%). Socioéconomiquement, l'écart avec les nationaux reste énorme. En matière de rémunération, on trouve, par exemple, deux fois plus de non-Européens (49%) que de nationaux (21%) dans la catégorie des plus bas salaires. Le phénomène est particulièrement marqué dans les centres urbains où il oscille généralement entre 50% et 60%. Si, en Flandre, le taux d'activité des nationaux culmine à 76% pour les 20-64 ans, il tombe à 52% pour les personnes d'origine non européenne. Conséquence logique, le taux de chômage s'y révèle extrêmement élevé avec des pointes à 16% du côté d'Anvers, Ostende et Turnhout.