"Le nombre excessif de journées à thème ronge les marges bénéficiaires des commerçants de détail, qui ne peuvent pas octroyer des réductions en permanence", explique Christine Mattheeuws, la présidente du SNI qui a réalisé une enquête auprès de 496 commerçants. Toutes les occasions sont bonnes, déplore le syndicat qui prend pour exemple la "Journée du web shop", le "Singles Day" (la "Journée des célibataires") ou encore "Halloween".

Sur le total de la population belge, 31% ont déjà fait des achats lors du "Black Friday" qui lance officiellement la saison des achats de Noël.

Vingt-et-un pour cent ne l'ont pas encore fait mais ont l'intention de le faire cette année, précise Comeos. L'an dernier, les magasins ont noté une augmentation des paiements électroniques de 19% par rapport à l'édition de 2016, le quatrième vendredi du mois de novembre, au lendemain de la fête traditionnelle américaine de la Thanksgiving.

"Les webshops ont constaté que les clients sont de toute évidence restés debout plus tard le jeudi pour pouvoir passer leur commande juste après minuit", précise la fédération. En 2017, les Belges ont dépensé 46% de plus par rapport à un vendredi normal, contre 72% pour les Européens.

On attribue généralement l'origine du terme "Black Friday" au langage comptable, lorsque les bilans étaient encore écrits à la main. Les comptes en perte étaient notés en rouge. Or, à l'approche des vacances, les revenus repartaient à la hausse, ce qui permettait de renouer avec la rentabilité, et les résultats positifs étaient inscrits en noir. Le "vendredi noir" symbolisait donc pour les traders le jour où les comptes n'étaient plus "dans le rouge".