Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a frôlé les 140 dollars dimanche vers 23H00 GMT, proche de son record absolu de 147,50 dollars atteint en juillet 2008. Les cours de l'or noir sont ensuite redescendus, tout en continuant de progresser à un rythme échevelé: après 02H45 GMT le baril de WTI américain bondissait de 7,75% à 124,64 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord s'envolait de 8,79% à 128,49 dollars.

Face à l'aggravation de la guerre en Ukraine, des sanctions directes contre les exportations d'hydrocarbures de Moscou ne sont plus un concept tabou. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a ainsi déclaré dimanche que les Etats-Unis et l'Union européenne discutaient "très activement" de la possibilité d'interdire les importations de pétrole russe. Les Européens sont toutefois plus prudents, certains Etats de la région comme l'Allemagne dépendant étroitement du pétrole et du gaz russes.

Mais même si l'or noir de Moscou n'est pas directement sanctionné pour l'instant en théorie, il ne trouve déjà quasiment plus preneur, ce qui perturbe déjà grandement l'offre mondiale. "A moins d'une fin des hostilités, il n'y a pas grand-chose à l'horizon pour ralentir" la montée des cours du pétrole, selon une note de la National Australia Bank publiée lundi.

Les prix du pétrole atteignent leur plus haut niveau depuis 2008

Les prix du pétrole ont encore augmenté lundi matin en raison des inquiétudes concernant d'éventuelles sanctions occidentales supplémentaires contre la Russie, qui pourraient mettre les exportations de pétrole de Moscou dans le collimateur.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a augmenté de quelque 18% pour atteindre 139,13 dollars. Cela signifie que le prix record de 150 dollars par baril de l'été 2008 n'est plus très loin. Le prix a ensuite légèrement baissé pour atteindre environ 130 dollars le baril (+11%). Le prix du baril de pétrole américain West Texas Intermediate (WTI) a dépassé les 130 dollars pour la première fois depuis 2008. Ensuite, le prix a de nouveau légèrement baissé pour atteindre 126 dollars par baril (+9%). C'est le secrétaire d'État américain Antony Blinken qui a suggéré des sanctions supplémentaires sur CNN.

L'euro chute

Un troisième round de négociations entre l'Ukraine et la Russie est prévu ce lundi, mais les marchés ne s'attendaient guère à une issue favorable après l'échec des précédents pourparlers et la violence de l'offensive russe allant crescendo.

Une escalade du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques "dévastatrices" au niveau mondial, a prévenu samedi le Fonds monétaire international (FMI). Outre le conflit lui-même, les sanctions imposées à la Russie "auront aussi un impact substantiel sur l'économie mondiale et les marchés financiers, avec des effets collatéraux pour d'autres pays", selon le FMI.

Les investisseurs se ruaient sur l'or, valeur refuge par excellence, qui a dépassé les 2.000 dollars l'once dans les échanges asiatiques lundi matin, une première depuis septembre 2020.

A l'inverse, les marchés d'actions buvaient la tasse: à la Bourse de Tokyo l'indice vedette Nikkei chutait de 3,15% à la pause de mi-séance. A 25.166,23 points, il n'était plus tombé aussi bas depuis fin 2020. Tous les secteurs d'activité sur le Nikkei étaient laminés, à l'exception sans surprise de l'énergie. Les pertes à la Bourse de Hong Kong étaient encore pires, son indice Hang Seng lâchant environ 3,5% vers 02H20 GMT. En Chine continentale, Shanghai et Shenzhen perdaient plus de 1%.

Sur le marché des devises, l'euro se repliait fortement face au dollar, tombant à 1,0840 dollar vers 02H50 GMT contre 1,0928 dollar vendredi. La monnaie européenne chutait aussi face au yen, à raison d'un euro pour 124,54 yens contre 125,48 yens vendredi à 21H00 GMT. Le dollar était quasi stable par rapport au yen, à raison d'un dollar pour 114,86 yens contre 114,82 yens en fin de semaine dernière.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a frôlé les 140 dollars dimanche vers 23H00 GMT, proche de son record absolu de 147,50 dollars atteint en juillet 2008. Les cours de l'or noir sont ensuite redescendus, tout en continuant de progresser à un rythme échevelé: après 02H45 GMT le baril de WTI américain bondissait de 7,75% à 124,64 dollars et celui du baril de Brent de la mer du Nord s'envolait de 8,79% à 128,49 dollars.Face à l'aggravation de la guerre en Ukraine, des sanctions directes contre les exportations d'hydrocarbures de Moscou ne sont plus un concept tabou. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a ainsi déclaré dimanche que les Etats-Unis et l'Union européenne discutaient "très activement" de la possibilité d'interdire les importations de pétrole russe. Les Européens sont toutefois plus prudents, certains Etats de la région comme l'Allemagne dépendant étroitement du pétrole et du gaz russes.Mais même si l'or noir de Moscou n'est pas directement sanctionné pour l'instant en théorie, il ne trouve déjà quasiment plus preneur, ce qui perturbe déjà grandement l'offre mondiale. "A moins d'une fin des hostilités, il n'y a pas grand-chose à l'horizon pour ralentir" la montée des cours du pétrole, selon une note de la National Australia Bank publiée lundi.Un troisième round de négociations entre l'Ukraine et la Russie est prévu ce lundi, mais les marchés ne s'attendaient guère à une issue favorable après l'échec des précédents pourparlers et la violence de l'offensive russe allant crescendo.Une escalade du conflit en Ukraine aurait des conséquences économiques "dévastatrices" au niveau mondial, a prévenu samedi le Fonds monétaire international (FMI). Outre le conflit lui-même, les sanctions imposées à la Russie "auront aussi un impact substantiel sur l'économie mondiale et les marchés financiers, avec des effets collatéraux pour d'autres pays", selon le FMI.Les investisseurs se ruaient sur l'or, valeur refuge par excellence, qui a dépassé les 2.000 dollars l'once dans les échanges asiatiques lundi matin, une première depuis septembre 2020. A l'inverse, les marchés d'actions buvaient la tasse: à la Bourse de Tokyo l'indice vedette Nikkei chutait de 3,15% à la pause de mi-séance. A 25.166,23 points, il n'était plus tombé aussi bas depuis fin 2020. Tous les secteurs d'activité sur le Nikkei étaient laminés, à l'exception sans surprise de l'énergie. Les pertes à la Bourse de Hong Kong étaient encore pires, son indice Hang Seng lâchant environ 3,5% vers 02H20 GMT. En Chine continentale, Shanghai et Shenzhen perdaient plus de 1%.Sur le marché des devises, l'euro se repliait fortement face au dollar, tombant à 1,0840 dollar vers 02H50 GMT contre 1,0928 dollar vendredi. La monnaie européenne chutait aussi face au yen, à raison d'un euro pour 124,54 yens contre 125,48 yens vendredi à 21H00 GMT. Le dollar était quasi stable par rapport au yen, à raison d'un dollar pour 114,86 yens contre 114,82 yens en fin de semaine dernière.