Bref, à se dire que ce 4 juillet, il n'y avait pas de quoi pavoiser si on était Américain, mais c'est une erreur de penser de la sorte, au moins sur le plan géopolitique et économique. Prenez l'OTAN, tout le monde se souvient de ce qui disait le président Emmanuel Macron : à savoir que l'OTAN était en état de mort cérébrale. Le pauvre, il doit se mordre les doigts d'avoir dit cela car aujourd'hui l'OTAN s'ouvre non seulement à d'autres pays d'Europe, mais lors de sa dernière réunion à Madrid, l'OTAN avait invité 4 pays d'Asie (le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande). Et c'est une première historique, à croire, comme l'écrit Marc Fiorentino, dans sa lettre d'information boursière, que "la guerre en Ukraine n'est qu'une répétition d'un futur affrontement avec la Chine et que l'OTAN s'y prépare en recrutant des alliés en Asie". Bref, l'OTAN, qui est aux ordres des Américains, est tout sauf en état de mort cérébrale. Merci qui ? Merci à Poutine, qui a donné un coup d'accélérateur à la domination américaine.

Si vous êtes investis en Bourse, vous aurez aussi remarqué que parmi les valeurs qui ont le plus dégusté, il y a les grandes sociétés technologiques américaines. Mais là-aussi, ce serait un leurre d'y voir une faiblesse de l'économie américaine. Et la raison en est simple : le plongeon de la Bourse n'a pas, mais absolument pas, changé la hiérarchie des Bourses mondiales. Le pays de l'Oncle Sam affiche à lui tout seul 15 des 20 plus grandes entreprises mondiales cotées en Bourse. Et si le secteur des valeurs technologiques a bu la tasse ces derniers mois, ce secteur reste encore le premier secteur mondial puisqu'il concentre 32% de la valorisation boursière des 100 premières entreprises cotées en Bourse. J'écris bien 32%, alors que ce secteur technologique pesait moins de 15% du total de ces 100 premières entreprises, il y a dix ans encore. Comme disent bien les Chinois : lorsque le sage montre la lune du doigt, l'idiot regarde le doigt.

Donc, oui, que ce soit en matière énergétique, en matière de protection militaire et en matière technologique, les Etats-Unis restent encore le centre du monde. La meilleure preuve, le dollar est en plein forme, c'est la devise-reine sur le marché des changes et elle n'est pas encore prête d'être détrônée. Pendant ce temps-là, Marc Fiorentino a raison de remarquer qu'il y a une forme de gêne dans les médias, et chez certains commentateurs, pour parler de la véritable situation en Ukraine : "chaque jour qui passe, une ville passe sous le giron de la Russie, qui les annexe de fait. Les Ukrainiens résistent avec courage mais ils manquent de moyens".

Pour l'heure, l'Ukraine ne veut pas de négociations sur le statu quo mais en dépit des discours virils, tenus ici ou là, Marc Fiorentino pense que "de nombreux pays européens aimeraient que l'Ukraine accepte une trêve avec le sacrifice d'une partie de son territoire". C'est cynique mais selon lui, c'est le "prix à payer pour avoir du blé et du gaz cet hiver". D'où ce sentiment de gêne ambiante.

Bref, à se dire que ce 4 juillet, il n'y avait pas de quoi pavoiser si on était Américain, mais c'est une erreur de penser de la sorte, au moins sur le plan géopolitique et économique. Prenez l'OTAN, tout le monde se souvient de ce qui disait le président Emmanuel Macron : à savoir que l'OTAN était en état de mort cérébrale. Le pauvre, il doit se mordre les doigts d'avoir dit cela car aujourd'hui l'OTAN s'ouvre non seulement à d'autres pays d'Europe, mais lors de sa dernière réunion à Madrid, l'OTAN avait invité 4 pays d'Asie (le Japon, la Corée du Sud, l'Australie et la Nouvelle-Zélande). Et c'est une première historique, à croire, comme l'écrit Marc Fiorentino, dans sa lettre d'information boursière, que "la guerre en Ukraine n'est qu'une répétition d'un futur affrontement avec la Chine et que l'OTAN s'y prépare en recrutant des alliés en Asie". Bref, l'OTAN, qui est aux ordres des Américains, est tout sauf en état de mort cérébrale. Merci qui ? Merci à Poutine, qui a donné un coup d'accélérateur à la domination américaine.Si vous êtes investis en Bourse, vous aurez aussi remarqué que parmi les valeurs qui ont le plus dégusté, il y a les grandes sociétés technologiques américaines. Mais là-aussi, ce serait un leurre d'y voir une faiblesse de l'économie américaine. Et la raison en est simple : le plongeon de la Bourse n'a pas, mais absolument pas, changé la hiérarchie des Bourses mondiales. Le pays de l'Oncle Sam affiche à lui tout seul 15 des 20 plus grandes entreprises mondiales cotées en Bourse. Et si le secteur des valeurs technologiques a bu la tasse ces derniers mois, ce secteur reste encore le premier secteur mondial puisqu'il concentre 32% de la valorisation boursière des 100 premières entreprises cotées en Bourse. J'écris bien 32%, alors que ce secteur technologique pesait moins de 15% du total de ces 100 premières entreprises, il y a dix ans encore. Comme disent bien les Chinois : lorsque le sage montre la lune du doigt, l'idiot regarde le doigt. Donc, oui, que ce soit en matière énergétique, en matière de protection militaire et en matière technologique, les Etats-Unis restent encore le centre du monde. La meilleure preuve, le dollar est en plein forme, c'est la devise-reine sur le marché des changes et elle n'est pas encore prête d'être détrônée. Pendant ce temps-là, Marc Fiorentino a raison de remarquer qu'il y a une forme de gêne dans les médias, et chez certains commentateurs, pour parler de la véritable situation en Ukraine : "chaque jour qui passe, une ville passe sous le giron de la Russie, qui les annexe de fait. Les Ukrainiens résistent avec courage mais ils manquent de moyens". Pour l'heure, l'Ukraine ne veut pas de négociations sur le statu quo mais en dépit des discours virils, tenus ici ou là, Marc Fiorentino pense que "de nombreux pays européens aimeraient que l'Ukraine accepte une trêve avec le sacrifice d'une partie de son territoire". C'est cynique mais selon lui, c'est le "prix à payer pour avoir du blé et du gaz cet hiver". D'où ce sentiment de gêne ambiante.