Le pays demande également 11,5 milliards de prêts, sous le même instrument (la "Facilité pour la reprise et la résilience", qui fait partie de l'enveloppe Next Generation EU).

La Commission ne fait formellement qu'"évaluer" les plans nationaux, le feu vert définitif étant ensuite donné dans les quatre semaines par le Conseil (Etats membres). Cela n'avait été qu'une formalité pour les autres Etats membres dont le plan national de relance a été approuvé, comme la Belgique.

Varsovie avait remis son plan début mai 2021, mais, tout comme celui de la Hongrie, celui-ci s'est retrouvé coincé dans des tractations avec la Commission, inquiète du manque d'indépendance de la justice en Pologne. En effet, un des critères imposés pour débloquer des fonds est que les plans suivent les "recommandations par pays" édictées par la Commission, et dans le cas de la Pologne cela comprend l'amélioration du climat des investissements via un renforcement de l'indépendance de la justice.

Au-delà des discussions sur le plan de relance, la Commission est engagée depuis tout un temps dans un bras de fer avec le pouvoir polonais à cause du nouveau régime disciplinaire imposé aux juges et de craintes de mainmise de l'exécutif national sur le pouvoir judiciaire. La Commission a déjà lancé plusieurs procédures d'infraction pour forcer Varsovie à respecter une stricte indépendance du système judiciaire ainsi que la primauté du droit européen (et des arrêts de la Cour de Justice de l'UE).

Via communiqué, la Commission indique mercredi que "le plan de la Pologne comprend des jalons relatifs à d'importants aspects de l'indépendance du judiciaire, qui sont d'une importance particulière pour améliorer le climat d'investissement et mettre en place les conditions pour une implémentation effective du plan de relance et de résilience". "La Pologne doit démontrer que ces jalons sont atteints" avant de pouvoir bénéficier de quelque déboursement que ce soit, au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience, ajoute la Commission. Son texte ne fait référence à aucun "préfinancement", auquel de nombreux Etats membres ont eu droit (à hauteur de 13% de la somme totale qui leur a été promise), avant-même de commencer à implémenter leur programme de réformes et investissements. Le règlement établissant la Facilité pour la reprise et la résilience ne prévoyait le versement de tels "préfinancements" que jusque fin 2021.

La Commission parle encore mercredi de la promesse d'une "réforme globale" du régime disciplinaire des juges, qui devrait répondre à plusieurs critères. Parmi ceux-ci, l'exigence de faire passer les procédures disciplinaires envers les juges par une cour différente de l'actuelle "chambre disciplinaire" et respectant la jurisprudence de la CJUE en la matière. Tous les juges qui auraient été affectés par le passé par des décisions de cette fameuse chambre disciplinaire devraient aussi voir leur sanction ré-examinée sans délai par une cour réellement indépendante.

Les commissaires européens n'étaient pas tous d'avis qu'il fallait donner le feu vert au plan polonais. Il y a eu un vote en collège, comme l'a confirmé en conférence de presse le commissaire à l'Economie Paolo Gentiloni. La Danoise Margrethe Vestager et le Néerlandais Frans Timmermans auraient voté contre, tandis que d'autres ont exprimé des réserves.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se rendra jeudi à Varsovie pour marquer le coup, comme elle l'avait fait dans les autres capitales à chaque approbation d'un plan national post-Covid. L'Allemande y rencontrera le Premier ministre Mateusz Morawiecki et le président Andrzej Duda, pour leur présenter en détails l'évaluation de la Commission et effectuer une visite de terrain d'une entreprise qui bénéficiera de fonds dans le cadre du volet "énergie renouvelable" du plan polonais.

Le pays demande également 11,5 milliards de prêts, sous le même instrument (la "Facilité pour la reprise et la résilience", qui fait partie de l'enveloppe Next Generation EU). La Commission ne fait formellement qu'"évaluer" les plans nationaux, le feu vert définitif étant ensuite donné dans les quatre semaines par le Conseil (Etats membres). Cela n'avait été qu'une formalité pour les autres Etats membres dont le plan national de relance a été approuvé, comme la Belgique. Varsovie avait remis son plan début mai 2021, mais, tout comme celui de la Hongrie, celui-ci s'est retrouvé coincé dans des tractations avec la Commission, inquiète du manque d'indépendance de la justice en Pologne. En effet, un des critères imposés pour débloquer des fonds est que les plans suivent les "recommandations par pays" édictées par la Commission, et dans le cas de la Pologne cela comprend l'amélioration du climat des investissements via un renforcement de l'indépendance de la justice. Au-delà des discussions sur le plan de relance, la Commission est engagée depuis tout un temps dans un bras de fer avec le pouvoir polonais à cause du nouveau régime disciplinaire imposé aux juges et de craintes de mainmise de l'exécutif national sur le pouvoir judiciaire. La Commission a déjà lancé plusieurs procédures d'infraction pour forcer Varsovie à respecter une stricte indépendance du système judiciaire ainsi que la primauté du droit européen (et des arrêts de la Cour de Justice de l'UE). Via communiqué, la Commission indique mercredi que "le plan de la Pologne comprend des jalons relatifs à d'importants aspects de l'indépendance du judiciaire, qui sont d'une importance particulière pour améliorer le climat d'investissement et mettre en place les conditions pour une implémentation effective du plan de relance et de résilience". "La Pologne doit démontrer que ces jalons sont atteints" avant de pouvoir bénéficier de quelque déboursement que ce soit, au titre de la Facilité pour la reprise et la résilience, ajoute la Commission. Son texte ne fait référence à aucun "préfinancement", auquel de nombreux Etats membres ont eu droit (à hauteur de 13% de la somme totale qui leur a été promise), avant-même de commencer à implémenter leur programme de réformes et investissements. Le règlement établissant la Facilité pour la reprise et la résilience ne prévoyait le versement de tels "préfinancements" que jusque fin 2021. La Commission parle encore mercredi de la promesse d'une "réforme globale" du régime disciplinaire des juges, qui devrait répondre à plusieurs critères. Parmi ceux-ci, l'exigence de faire passer les procédures disciplinaires envers les juges par une cour différente de l'actuelle "chambre disciplinaire" et respectant la jurisprudence de la CJUE en la matière. Tous les juges qui auraient été affectés par le passé par des décisions de cette fameuse chambre disciplinaire devraient aussi voir leur sanction ré-examinée sans délai par une cour réellement indépendante. Les commissaires européens n'étaient pas tous d'avis qu'il fallait donner le feu vert au plan polonais. Il y a eu un vote en collège, comme l'a confirmé en conférence de presse le commissaire à l'Economie Paolo Gentiloni. La Danoise Margrethe Vestager et le Néerlandais Frans Timmermans auraient voté contre, tandis que d'autres ont exprimé des réserves. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen se rendra jeudi à Varsovie pour marquer le coup, comme elle l'avait fait dans les autres capitales à chaque approbation d'un plan national post-Covid. L'Allemande y rencontrera le Premier ministre Mateusz Morawiecki et le président Andrzej Duda, pour leur présenter en détails l'évaluation de la Commission et effectuer une visite de terrain d'une entreprise qui bénéficiera de fonds dans le cadre du volet "énergie renouvelable" du plan polonais.