Le Mécanisme européen de stabilité (MES) avait été initié en 2012 par les 19 Etats partageant la monnaie unique, afin de venir en aide aux Etats menacés par la crise de la dette. Sa réforme doit permettre de renforcer ses capacités financières et sa surveillance. Elle aidera non seulement à renforcer l'euro, mais aussi le secteur bancaire européen. Car à cette réforme était liée l'instauration d'un filet de sécurité (une ligne de crédit provenant du MES lui-même) au cas où tomberait à court d'argent le "fonds de résolution unique" alimenté par les banques.

Ce fonds doit permettre de soutenir une banque défaillante en affectant le moins possible le contribuable et l'économie réelle. Le filet de sécurité, dont le risque est lui supporté par les Etats, devrait être introduit début 2022, deux ans avant l'agenda prévu. Une nécessité pour des économies confrontées à la crise sanitaire, a souligné le directeur du MES, Klaus Regling, alors que certains pays sont à nouveau confrontés au risque de crédits moins performants.

Un pré-accord sur le MES avait déjà été dégagé en décembre 2019, mais il avait buté sur des réticences de l'Italie où d'aucuns y voyaient toujours un moyen d'imposer de dures conditions d'austérité budgétaire comme ce fut le cas pour la Grèce. Le dossier a ensuite été rattrapé par la crise sanitaire. L'Italie réclamait des précisions qui lui ont été apportées. La réforme du traité du MES doit encore passer plusieurs étapes, dont une ratification dans les Etats membres.

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) avait été initié en 2012 par les 19 Etats partageant la monnaie unique, afin de venir en aide aux Etats menacés par la crise de la dette. Sa réforme doit permettre de renforcer ses capacités financières et sa surveillance. Elle aidera non seulement à renforcer l'euro, mais aussi le secteur bancaire européen. Car à cette réforme était liée l'instauration d'un filet de sécurité (une ligne de crédit provenant du MES lui-même) au cas où tomberait à court d'argent le "fonds de résolution unique" alimenté par les banques. Ce fonds doit permettre de soutenir une banque défaillante en affectant le moins possible le contribuable et l'économie réelle. Le filet de sécurité, dont le risque est lui supporté par les Etats, devrait être introduit début 2022, deux ans avant l'agenda prévu. Une nécessité pour des économies confrontées à la crise sanitaire, a souligné le directeur du MES, Klaus Regling, alors que certains pays sont à nouveau confrontés au risque de crédits moins performants. Un pré-accord sur le MES avait déjà été dégagé en décembre 2019, mais il avait buté sur des réticences de l'Italie où d'aucuns y voyaient toujours un moyen d'imposer de dures conditions d'austérité budgétaire comme ce fut le cas pour la Grèce. Le dossier a ensuite été rattrapé par la crise sanitaire. L'Italie réclamait des précisions qui lui ont été apportées. La réforme du traité du MES doit encore passer plusieurs étapes, dont une ratification dans les Etats membres.