Du jamais vu. Le gouvernement bruxellois du ministre-président socialiste Rudi Vervoort est malmenée... par le parti de celui qui le dirige. Soucieux de défendre le secteur des taxis, dont il est traditionnellement proche, face à Uber, le PS bruxellois, dirigé par Ahmed Laaouej, s'oppose à un texte de compromis rédigé au sein des cabinets ministériels (de Bernard Clerfayt - DeFI - et de Sven Gatz - Open VLD).

"C'est le PS bruxellois qui met en cause la crédibilité de Rudi Vervoort, confirmait ce mardi matin le ministre bruxellois AlainMaron (Ecolo). C est du jamais vu. Et c"est du cafouillage." Une majorité alternative n'est pas exclue au parlement régional. Et les présidents de partis sont appelés à la rescousse pour empêcher la chute du gouvernement.

Le litige concernant la place d'Uber dans la capitale de l'Europe remonte à... 2009. Faute de cadre légal, et faute d'accord politique, Uber est contraint à l'arrêt forcé en raison d'un arrête de justice, tombé voici une petite semaine, tandis que les taxis ne cessent de hurler face à cette concurrence déloyale.

Un chaos économique, en raison d'un chaos politique, avec le PS qui avance comme une poule sans tête, radicalisé par la présence à gauche d'un PTB sans foi ni loi.

Fédéral: De Croo tergiverse

Au sein de la majorité fédérale, ce n'est guère plus brillant. Les sept partis doivent atterrir sur trois dossier cruciaux pour l'économie: énergie, fiscalité et pensions. Or, le vol accumule les turbulences.

La question de la sortie du nucléaire va exploser de façon imminente sur la table du Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD). La ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten (Groen), doit remettre ce mardi son rapport pour objectiver la possibilité de fermer les sept réacteurs nucléaires en 2025. Un Conseil des ministre restreint (kern) est annoncé vendredi.

Les libéraux s'y opposent et ne cessent de le répéter depuis un mois: il n'y a pas de garanties suffisantes pour la sécurité de l'approvisionnement énergétique , argumentent-ils (en outre, le nucléaire est une énergie décarbonée, contrairement au gaz qui devrait le remplacer temporairement).

Pêle-mêle, les libéraux critiquent le fait que la ministre compétente a refusé toute réunion, jusqu'ici, alors que la deadline approche, et affirment qu'elle travaille uniquement sur sa thèse de sortie complète du nucléaire - sans étudier sérieusement un scénario alternatif.

Surtout, le manque de prise en main du dossier par le Premier ministre est dénoncé, sur le mode: "La seule chose qu'il veut, c'est ne pas se fâcher avec Groen et évité une crise". Ce n'est pas la première fois que le Premier ministre est épinglé de la sorte. Ce week-end, Paul Magnette, président du PS, avait critiqué ouvertement sa méthode, après que même Paul Magnette ait... tout simplement déjugé son vice-Premier ministre, Pierre-Yves Dermagne, dans le débat sur la vaccination obligatoire des soignants.

"Quel souk", serait-on tenté d'écrire. D'autant que deux dossiers vont enflammer davantage encore la Vivaldi. Les premières pistes de réforme fiscale avancées par Vincent Van Peteghem (CD&V) ont été critiquées fortement les libéraux en raison de trop nombreuses hausses d'impôts envisagées.

Quant à la réforme des pensions initiée par Karine Lalieux (PS), elle avait été reportée en décembre après avoir braqué les partenaires à la rentrée de septembre. "Depuis, on n'en parle plus", murmure-t-on dans la majorité.

Tout se met-il en place pour un grand marchandage sur ces trois dossiers majeurs? En attendant, les entreprises expriment de plus en plus ouvertement leur impatience.

Et les majorités du pays ont tendance à prouver que leur seul ciment, c'est l'inertie.

Du jamais vu. Le gouvernement bruxellois du ministre-président socialiste Rudi Vervoort est malmenée... par le parti de celui qui le dirige. Soucieux de défendre le secteur des taxis, dont il est traditionnellement proche, face à Uber, le PS bruxellois, dirigé par Ahmed Laaouej, s'oppose à un texte de compromis rédigé au sein des cabinets ministériels (de Bernard Clerfayt - DeFI - et de Sven Gatz - Open VLD). "C'est le PS bruxellois qui met en cause la crédibilité de Rudi Vervoort, confirmait ce mardi matin le ministre bruxellois AlainMaron (Ecolo). C est du jamais vu. Et c"est du cafouillage." Une majorité alternative n'est pas exclue au parlement régional. Et les présidents de partis sont appelés à la rescousse pour empêcher la chute du gouvernement.Le litige concernant la place d'Uber dans la capitale de l'Europe remonte à... 2009. Faute de cadre légal, et faute d'accord politique, Uber est contraint à l'arrêt forcé en raison d'un arrête de justice, tombé voici une petite semaine, tandis que les taxis ne cessent de hurler face à cette concurrence déloyale. Un chaos économique, en raison d'un chaos politique, avec le PS qui avance comme une poule sans tête, radicalisé par la présence à gauche d'un PTB sans foi ni loi.Au sein de la majorité fédérale, ce n'est guère plus brillant. Les sept partis doivent atterrir sur trois dossier cruciaux pour l'économie: énergie, fiscalité et pensions. Or, le vol accumule les turbulences.La question de la sortie du nucléaire va exploser de façon imminente sur la table du Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD). La ministre de l'Energie, Tinne Van der Straeten (Groen), doit remettre ce mardi son rapport pour objectiver la possibilité de fermer les sept réacteurs nucléaires en 2025. Un Conseil des ministre restreint (kern) est annoncé vendredi.Les libéraux s'y opposent et ne cessent de le répéter depuis un mois: il n'y a pas de garanties suffisantes pour la sécurité de l'approvisionnement énergétique , argumentent-ils (en outre, le nucléaire est une énergie décarbonée, contrairement au gaz qui devrait le remplacer temporairement).Pêle-mêle, les libéraux critiquent le fait que la ministre compétente a refusé toute réunion, jusqu'ici, alors que la deadline approche, et affirment qu'elle travaille uniquement sur sa thèse de sortie complète du nucléaire - sans étudier sérieusement un scénario alternatif.Surtout, le manque de prise en main du dossier par le Premier ministre est dénoncé, sur le mode: "La seule chose qu'il veut, c'est ne pas se fâcher avec Groen et évité une crise". Ce n'est pas la première fois que le Premier ministre est épinglé de la sorte. Ce week-end, Paul Magnette, président du PS, avait critiqué ouvertement sa méthode, après que même Paul Magnette ait... tout simplement déjugé son vice-Premier ministre, Pierre-Yves Dermagne, dans le débat sur la vaccination obligatoire des soignants."Quel souk", serait-on tenté d'écrire. D'autant que deux dossiers vont enflammer davantage encore la Vivaldi. Les premières pistes de réforme fiscale avancées par Vincent Van Peteghem (CD&V) ont été critiquées fortement les libéraux en raison de trop nombreuses hausses d'impôts envisagées.Quant à la réforme des pensions initiée par Karine Lalieux (PS), elle avait été reportée en décembre après avoir braqué les partenaires à la rentrée de septembre. "Depuis, on n'en parle plus", murmure-t-on dans la majorité.Tout se met-il en place pour un grand marchandage sur ces trois dossiers majeurs? En attendant, les entreprises expriment de plus en plus ouvertement leur impatience.Et les majorités du pays ont tendance à prouver que leur seul ciment, c'est l'inertie.