Dans un de ses tweets habituels, Donald Trump indique clairement que l'annonce de ce vaccin a été faite ce lundi 9 novembre (5 jours après les élections du 3 novembre) parce que forcément ni Pfizer ni l'autorité de contrôle des médicaments aux Etats-Unis ne voulaient qu'il gagne ces élections. Ce n'est pas mal comme accusation. Il faut rappeler que le président sortant n'avait aucun programme économique. Sa seule réponse à la crise sanitaire, qui a couté la vie à 240.000 Américains, était l'arrivée d'un vaccin avant les élections !

Mais passons sur cette énième foucade et focalisons-nous sur cette bonne nouvelle, sur cette lumière dans notre grisaille quotidienne, qu'est ce vaccin. C'est clair, d'autres vaccins vont suivre et sont déjà sur la rampe de lancement. Cela confirme que ce satané virus n'est pas immortel et que le génie de l'être humain nous permettra de trouver la lumière au bout de ce tunnel.

Mais il faudra encore patienter quelques mois et rester prudent. D'abord, parce qu'il y a des contraintes techniques : on ne vaccine pas tout un pays d'un claquement de doigts. Il faudra sans doute démarrer par les populations les plus à risque et le personnel soignant. Mais surtout, il faudra que nos dirigeants soient à la hauteur de l'enjeu logistique de cette vaccination. Ils ont raté l'épisode du masque, ils ont raté l'épisode des tests, ils ont raté l'épisode de leur communication auprès de la population, il ne faudrait pas qu'ils ratent demain l'épisode de sortie de crise ! Nos autorités sanitaires sont attendues sur plusieurs points : fabrication, stockage, distribution, injections et remontée des informations... Juste pour vous donner un exemple, le vaccin mis au point par Pfizer et son associé allemand BioNTech nécessite de le conserver à - 70°. C'est donc toute la chaine de stockage qu'il faut équiper en ce sens pour s'assurer de garder ce froid polaire. Il faudra donc tout faire pour que ce casse-tête logistique ne devienne pas un handicap pour la campagne de vaccination.

De plus, un sondage récent montre que 50% des Français ne veulent pas se faire vacciner, ce qui veut dire que l'autre moitié est prête à le faire, exactement comme en Belgique. Faut-il s'en réjouir ou le déplorer ? Cela sera le prochain débat du printemps lorsqu'il faudra ou pas piquer nos frêles épaules pour injecter ce vaccin dont la production a démarré avant même son autorisation officielle. C'est du jamais vu et cela montre bien que nous sommes dans une médecine de guerre.

Dans un de ses tweets habituels, Donald Trump indique clairement que l'annonce de ce vaccin a été faite ce lundi 9 novembre (5 jours après les élections du 3 novembre) parce que forcément ni Pfizer ni l'autorité de contrôle des médicaments aux Etats-Unis ne voulaient qu'il gagne ces élections. Ce n'est pas mal comme accusation. Il faut rappeler que le président sortant n'avait aucun programme économique. Sa seule réponse à la crise sanitaire, qui a couté la vie à 240.000 Américains, était l'arrivée d'un vaccin avant les élections ! Mais passons sur cette énième foucade et focalisons-nous sur cette bonne nouvelle, sur cette lumière dans notre grisaille quotidienne, qu'est ce vaccin. C'est clair, d'autres vaccins vont suivre et sont déjà sur la rampe de lancement. Cela confirme que ce satané virus n'est pas immortel et que le génie de l'être humain nous permettra de trouver la lumière au bout de ce tunnel. Mais il faudra encore patienter quelques mois et rester prudent. D'abord, parce qu'il y a des contraintes techniques : on ne vaccine pas tout un pays d'un claquement de doigts. Il faudra sans doute démarrer par les populations les plus à risque et le personnel soignant. Mais surtout, il faudra que nos dirigeants soient à la hauteur de l'enjeu logistique de cette vaccination. Ils ont raté l'épisode du masque, ils ont raté l'épisode des tests, ils ont raté l'épisode de leur communication auprès de la population, il ne faudrait pas qu'ils ratent demain l'épisode de sortie de crise ! Nos autorités sanitaires sont attendues sur plusieurs points : fabrication, stockage, distribution, injections et remontée des informations... Juste pour vous donner un exemple, le vaccin mis au point par Pfizer et son associé allemand BioNTech nécessite de le conserver à - 70°. C'est donc toute la chaine de stockage qu'il faut équiper en ce sens pour s'assurer de garder ce froid polaire. Il faudra donc tout faire pour que ce casse-tête logistique ne devienne pas un handicap pour la campagne de vaccination.De plus, un sondage récent montre que 50% des Français ne veulent pas se faire vacciner, ce qui veut dire que l'autre moitié est prête à le faire, exactement comme en Belgique. Faut-il s'en réjouir ou le déplorer ? Cela sera le prochain débat du printemps lorsqu'il faudra ou pas piquer nos frêles épaules pour injecter ce vaccin dont la production a démarré avant même son autorisation officielle. C'est du jamais vu et cela montre bien que nous sommes dans une médecine de guerre.