Bien sûr, il y a Omicron, le débat sur la vaccination obligatoire et les tensions générées par les restrictions sanitaires, comme en a témoigné la manifestation tendu du week-end dernier à Bruxelles. Cela crée des remous au sein de la société et la politique en est le receptacle, avec une crédibilité qui vacille. Un enjeu permanent, une crise sans fin, qui laissera des traçes.

Mais la rentrée politique de la Vivaldi est aussi - voire surtout - marquée par les enjeux socio-économiques. Car il ne faut pas s'y tromper: 2022 est une année charnière pour la coalition fédérale et ses sept partis, un moment crucial pour sa volonté de réformer le pays, dans un contexte économique rendu délicat en raison de l'inflation et de l'explosion des coûts de l'énergie.

Entre la réforme des pensions qui doit revenir sur la table, celle de la fiscalité qui arrive, les décisions à prendre en matière de réglementation du travail et la montagne énergétique à gravir (facture à soulager à court terme, mix du futur à envisager sur fond de sortie du nucléaire), la Vivaldi se cherche un chemin.

Lundi soir, un Conseil des ministres restreint a été organisé par le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD) en mode team spirit, comme ce serait le cas au sein d'une entreprise. Resserrer les rangs. Montre une ambition. Eviter les crises et les désaveux comme ce fut trop souvent le cas en fin d'année dernière.

Le MR charge sur les pensions

C'est mal parti.

Le projet de réforme des pensions présenté à la rentrée de septembre par la ministre PS Karine Lalieux avait été balayé par ses partenaires, en fustigant notamment son manque de réalisme budgétaire. Des discussions sont en cours et David Clarinval, ministre MR, nous disait ce week-end lors de l'émission Trends Talk qu'il espérait voir le PS revenir à des meilleurs sentiments.

Dans Le Soir, ce mercredi matin, les président libéraux Georges-Louis Bouchez et Egbert Lachaert en remettent une coucher. "Ceux qui ont beaucoup bossé doivent avoir une pension minimale supérieure aux autres", clament-ils. Ou encore: "Il faut une double pension minimale: pour les personnes allocataires et pour certain nombre d'années de travail (ils évoquent 20 ans). Ce n'est pas juste de dire à quelqu'un qui a travaillé toute sa vie qu'il aura la même chose que quelqu'un qui n'a pas travaillé."

Toile de fond: libéraux francophones et flamands doivent se réconcilier et montrer leur unité après les récentes tensions - le vice-Premier Vincent Van Quickenborne (Open VLD) avait déclaré que Georges-Louis Bouchez était "plus conservateur que libéral".

Le PS se positionne sur le travail

En "une" de La Libre, ce même mercredi matin, le vice-Premier ministre PS, Pierre-Yves Dermagne, en charge de l'Economie et du Travail, réffirme pour sa part sa volonté de mettre en place un statut de salarié pour les travailleurs des plateformes (Deliveroo, Uber et autres). L'interview fait suite à des déclarations de Paul Magnette, président du PS, sur le sujet, que le MR a qualifié de "dénigrantes pour le statut de travailleurs indépendant".

Toiles de fond: le débat délicat en Région bruxelloise sur la place d'Uber face aux taxis, les demandes de flexibilisation accrue du travail énoncée par le patronat et, bien sûr, la nécessité de maintenir le PS "à gauche" face aux coups de boutoir du PTB et d'Ecolo. Le dernier conclave budgétaire avait provoqué des secousses en interne, tant il n'était pas assez marqu"é du sceau rouge.

Ecolo, garant du cap de la transition

Quant aux écologistes, ils jouent évidemment très gros sur la question énergétique et la sortie du nucléaire, qui doit être actée d'ci le 18 mars. On les qualifié, à cet égard, de "dogmatiques" dans les rangs libéraux. Surtout, les verts du Nord et du Sud se veulent les garants de la déclaration gouvernementale qui a fait de la transition économique et écologique le pilier fort de la Vivaldi.

Au fur et à mesure des échanges et bras de fer, on perd parfois cet objectif de vue. Il est d'autant plus vital qu'il doit mettre en place un "projet positif"pour contrer les nationalistes flamands de la N-VA et du Vlaams Belang, en montrant que la Belgique fonctionne encore, que son moteur est huilé.

Chiche?

Bien sûr, il y a Omicron, le débat sur la vaccination obligatoire et les tensions générées par les restrictions sanitaires, comme en a témoigné la manifestation tendu du week-end dernier à Bruxelles. Cela crée des remous au sein de la société et la politique en est le receptacle, avec une crédibilité qui vacille. Un enjeu permanent, une crise sans fin, qui laissera des traçes. Mais la rentrée politique de la Vivaldi est aussi - voire surtout - marquée par les enjeux socio-économiques. Car il ne faut pas s'y tromper: 2022 est une année charnière pour la coalition fédérale et ses sept partis, un moment crucial pour sa volonté de réformer le pays, dans un contexte économique rendu délicat en raison de l'inflation et de l'explosion des coûts de l'énergie.Entre la réforme des pensions qui doit revenir sur la table, celle de la fiscalité qui arrive, les décisions à prendre en matière de réglementation du travail et la montagne énergétique à gravir (facture à soulager à court terme, mix du futur à envisager sur fond de sortie du nucléaire), la Vivaldi se cherche un chemin.Lundi soir, un Conseil des ministres restreint a été organisé par le Premier ministre, Alexander De Croo (Open VLD) en mode team spirit, comme ce serait le cas au sein d'une entreprise. Resserrer les rangs. Montre une ambition. Eviter les crises et les désaveux comme ce fut trop souvent le cas en fin d'année dernière.C'est mal parti.Le projet de réforme des pensions présenté à la rentrée de septembre par la ministre PS Karine Lalieux avait été balayé par ses partenaires, en fustigant notamment son manque de réalisme budgétaire. Des discussions sont en cours et David Clarinval, ministre MR, nous disait ce week-end lors de l'émission Trends Talk qu'il espérait voir le PS revenir à des meilleurs sentiments.Dans Le Soir, ce mercredi matin, les président libéraux Georges-Louis Bouchez et Egbert Lachaert en remettent une coucher. "Ceux qui ont beaucoup bossé doivent avoir une pension minimale supérieure aux autres", clament-ils. Ou encore: "Il faut une double pension minimale: pour les personnes allocataires et pour certain nombre d'années de travail (ils évoquent 20 ans). Ce n'est pas juste de dire à quelqu'un qui a travaillé toute sa vie qu'il aura la même chose que quelqu'un qui n'a pas travaillé." Toile de fond: libéraux francophones et flamands doivent se réconcilier et montrer leur unité après les récentes tensions - le vice-Premier Vincent Van Quickenborne (Open VLD) avait déclaré que Georges-Louis Bouchez était "plus conservateur que libéral".En "une" de La Libre, ce même mercredi matin, le vice-Premier ministre PS, Pierre-Yves Dermagne, en charge de l'Economie et du Travail, réffirme pour sa part sa volonté de mettre en place un statut de salarié pour les travailleurs des plateformes (Deliveroo, Uber et autres). L'interview fait suite à des déclarations de Paul Magnette, président du PS, sur le sujet, que le MR a qualifié de "dénigrantes pour le statut de travailleurs indépendant".Toiles de fond: le débat délicat en Région bruxelloise sur la place d'Uber face aux taxis, les demandes de flexibilisation accrue du travail énoncée par le patronat et, bien sûr, la nécessité de maintenir le PS "à gauche" face aux coups de boutoir du PTB et d'Ecolo. Le dernier conclave budgétaire avait provoqué des secousses en interne, tant il n'était pas assez marqu"é du sceau rouge.Quant aux écologistes, ils jouent évidemment très gros sur la question énergétique et la sortie du nucléaire, qui doit être actée d'ci le 18 mars. On les qualifié, à cet égard, de "dogmatiques" dans les rangs libéraux. Surtout, les verts du Nord et du Sud se veulent les garants de la déclaration gouvernementale qui a fait de la transition économique et écologique le pilier fort de la Vivaldi.Au fur et à mesure des échanges et bras de fer, on perd parfois cet objectif de vue. Il est d'autant plus vital qu'il doit mettre en place un "projet positif"pour contrer les nationalistes flamands de la N-VA et du Vlaams Belang, en montrant que la Belgique fonctionne encore, que son moteur est huilé.Chiche?