De son côté, lors de la même audition parlementaire, l'association du transport routier britannique, la RHA, a estimé que la pénurie de chauffeurs ne s'améliorait pas malgré une série de mesures prises par le gouvernement.

"La commission doit vraiment réfléchir sérieusement à l'inflation", a souligné Ian Wright, patron de la FDF, devant la commission sur le ministère des entreprises, de l'énergie et de la stratégie industrielle (BEIS).

"Dans l'hôtellerie-restauration, l'inflation grimpe entre 14% et 18%, ce qui est terrifiant", fait-il valoir.

Le Royaume-Uni fait face depuis plusieurs mois à un manque de chauffeurs de poids lourds estimé à 100.000 pour le pays, qui de traduit par d'importantes pénuries de biens d'équipement et de consommation, ou encore d'essence.

Si la crise de la chaîne d'approvisionnement est mondiale, notamment avec une forte reprise de la demande, au Royaume-Uni elle est aggravée par le Brexit, qui complique la venue dans le pays de chauffeurs européens, qui formaient, avant la sortie britannique de l'UE et avant la pandémie, de gros contingents de conducteurs.

"Si le Premier ministre" britannique, le conservateur Boris Johnson, "est sérieux sur le rééquilibrage (entre le nord et le sud du pays, l'une des promesses du gouvernement, ndlr), l'inflation est un pire fléau que presque tout le reste parce qu'elle frappe surtout les plus pauvres", affirme M. Wright.

Les mesures gouvernementales "n'ont pas beaucoup d'effet sur le terrain

Parallèlement, l'un des responsables de la RHA, Duncan Buchanan, a souligné devant la commission que la pénurie de conducteurs "ne s'améliore pas visiblement à ce stade" et que les mesures gouvernementales "n'ont pas beaucoup d'effet sur le terrain".

La RHA avait notamment fustigé la semaine dernière la décision du gouvernement britannique d'assouplir des règles sur le nombre de livraisons que peuvent effectuer les chauffeurs routiers étrangers au Royaume-Uni, tandis que des visas temporaires proposés par Londres pour faire venir des chauffeurs étrangers n'ont trouvé que quelques dizaines de preneurs.

La pénurie de routiers a aussi aggravé la congestion des ports au niveau mondial et en particulier en Angleterre, d'où plusieurs porte-conteneurs remplis de marchandises pour Noël ont récemment dû être déroutés vers des ports européens. Une situation qui va durer encore 6 à 9 mois, selon l'Association des ports britanniques (BPA).

De son côté, lors de la même audition parlementaire, l'association du transport routier britannique, la RHA, a estimé que la pénurie de chauffeurs ne s'améliorait pas malgré une série de mesures prises par le gouvernement. "La commission doit vraiment réfléchir sérieusement à l'inflation", a souligné Ian Wright, patron de la FDF, devant la commission sur le ministère des entreprises, de l'énergie et de la stratégie industrielle (BEIS). "Dans l'hôtellerie-restauration, l'inflation grimpe entre 14% et 18%, ce qui est terrifiant", fait-il valoir. Le Royaume-Uni fait face depuis plusieurs mois à un manque de chauffeurs de poids lourds estimé à 100.000 pour le pays, qui de traduit par d'importantes pénuries de biens d'équipement et de consommation, ou encore d'essence. Si la crise de la chaîne d'approvisionnement est mondiale, notamment avec une forte reprise de la demande, au Royaume-Uni elle est aggravée par le Brexit, qui complique la venue dans le pays de chauffeurs européens, qui formaient, avant la sortie britannique de l'UE et avant la pandémie, de gros contingents de conducteurs. "Si le Premier ministre" britannique, le conservateur Boris Johnson, "est sérieux sur le rééquilibrage (entre le nord et le sud du pays, l'une des promesses du gouvernement, ndlr), l'inflation est un pire fléau que presque tout le reste parce qu'elle frappe surtout les plus pauvres", affirme M. Wright. Parallèlement, l'un des responsables de la RHA, Duncan Buchanan, a souligné devant la commission que la pénurie de conducteurs "ne s'améliore pas visiblement à ce stade" et que les mesures gouvernementales "n'ont pas beaucoup d'effet sur le terrain". La RHA avait notamment fustigé la semaine dernière la décision du gouvernement britannique d'assouplir des règles sur le nombre de livraisons que peuvent effectuer les chauffeurs routiers étrangers au Royaume-Uni, tandis que des visas temporaires proposés par Londres pour faire venir des chauffeurs étrangers n'ont trouvé que quelques dizaines de preneurs. La pénurie de routiers a aussi aggravé la congestion des ports au niveau mondial et en particulier en Angleterre, d'où plusieurs porte-conteneurs remplis de marchandises pour Noël ont récemment dû être déroutés vers des ports européens. Une situation qui va durer encore 6 à 9 mois, selon l'Association des ports britanniques (BPA).