En conférence de presse de fin de sommet, Mme Von der Leyen a insisté sur les avantages des énergies renouvelables produites localement.

"On a besoin de plus d'énergie renouvelable et propre. Si l'on regarde les prix à la production de renouvelable, ils ont considérablement baissé: le solaire, dix fois moins cher qu'il y a dix ans, l'énergie éolienne, très volatile, mais 50% moins chère qu'il y a dix ans. Ils sont exempts de carbone et produits sur notre territoire, d'où beaucoup d'indépendance", a vanté l'Allemande.

"À côté de cela, nous avons besoin d'une source stable: le nucléaire et, pendant la transition, bien sûr, le gaz naturel", a-t-elle ajouté.

Des investissements reconnus "verts"

Alors que la France et des pays d'Europe de l'Est font le forcing pour inclure nucléaire et gaz naturel dans la liste ("taxonomie") des énergies pour lesquelles les investissements seraient reconnus suffisamment "verts" pour que l'UE draine vers elles les capitaux privés et publics, des pays comme l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark ou le Luxembourg s'opposent toujours à un label vert pour le nucléaire. La proposition de la Commission sur la taxonomie est attendue dans les semaines à venir.

La Belgique, elle, prévoit de construire des centrales au gaz dans le cadre de sa sortie du nucléaire pour 2025, mais doit encore décider si elle ferme l'ensemble de ses réacteurs ou si elle en maintient deux.

Prix de l'énergie

Quant à la flambée des prix de l'énergie, et du gaz en particulier, ce sont les États membres qui disposent des leviers pour y répondre à court terme. L'Europe, elle, peut envisager des solutions à moyen et long termes. La Commission va donc évaluer le fonctionnement des marchés du gaz et de l'électricité, ainsi que du marché des échanges de droits de CO2. Pour mieux armer l'UE contre les fluctuations, l'exécutif européen envisagera aussi la constitution de réserves stratégiques de gaz et des achats groupés de gaz, ainsi que de meilleures interconnexions et une diversification plus forte des fournisseurs de gaz.

Le sujet reviendra mardi prochain sur la table des ministres européens de l'Énergie. Le sommet européen de décembre s'en saisira à nouveau.

En conférence de presse de fin de sommet, Mme Von der Leyen a insisté sur les avantages des énergies renouvelables produites localement. "On a besoin de plus d'énergie renouvelable et propre. Si l'on regarde les prix à la production de renouvelable, ils ont considérablement baissé: le solaire, dix fois moins cher qu'il y a dix ans, l'énergie éolienne, très volatile, mais 50% moins chère qu'il y a dix ans. Ils sont exempts de carbone et produits sur notre territoire, d'où beaucoup d'indépendance", a vanté l'Allemande. "À côté de cela, nous avons besoin d'une source stable: le nucléaire et, pendant la transition, bien sûr, le gaz naturel", a-t-elle ajouté. Alors que la France et des pays d'Europe de l'Est font le forcing pour inclure nucléaire et gaz naturel dans la liste ("taxonomie") des énergies pour lesquelles les investissements seraient reconnus suffisamment "verts" pour que l'UE draine vers elles les capitaux privés et publics, des pays comme l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark ou le Luxembourg s'opposent toujours à un label vert pour le nucléaire. La proposition de la Commission sur la taxonomie est attendue dans les semaines à venir. La Belgique, elle, prévoit de construire des centrales au gaz dans le cadre de sa sortie du nucléaire pour 2025, mais doit encore décider si elle ferme l'ensemble de ses réacteurs ou si elle en maintient deux. Quant à la flambée des prix de l'énergie, et du gaz en particulier, ce sont les États membres qui disposent des leviers pour y répondre à court terme. L'Europe, elle, peut envisager des solutions à moyen et long termes. La Commission va donc évaluer le fonctionnement des marchés du gaz et de l'électricité, ainsi que du marché des échanges de droits de CO2. Pour mieux armer l'UE contre les fluctuations, l'exécutif européen envisagera aussi la constitution de réserves stratégiques de gaz et des achats groupés de gaz, ainsi que de meilleures interconnexions et une diversification plus forte des fournisseurs de gaz. Le sujet reviendra mardi prochain sur la table des ministres européens de l'Énergie. Le sommet européen de décembre s'en saisira à nouveau.